‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 44 sur 199 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

Merci pour les exemplaires des Heures que vous m'avez envoyés ; ils font excellente figure. J'ai remis une des brochures au duc de votre part ; j'aimerais que vous pussiez lui écrire un mot à cette occasion.

Je crois volontiers que la revue marchera bien.

Mon troisième livre est en route ; je l'ai revu une fois encore, en ayant vos observations sous les yeux.

Cette semaine va être mangée tout entière par

(1) La Junon Ludovisi et la Minerve Albani ; Meyer lui en avait envoyé, le 23 janvier, des dessins.

(2) Meyer avait été hébergé, à Iéna, à l'hôtel de l'Ours, où il avait beaucoup souffert du froid.

(3) Trait à l'adresse de Fritz Stolberg qui, dans son Voyage d'Italie, disait voir planer, sur les traits de la déesse éternellement jeune^ « comme un nuage épais,, la pensée de la mort. »

des soucis de théâtre (1), après quoi on pourra se remettre avec une nouvelle vigueur aux travaux projetés. Je vous souhaite santé et entrain au travail.

Amitiés de Meyer. Merci encore pour toutes les bontés dont vous nous avez comblés à Iéna. — Weimar, le 27 janvier 1795. — G.

Encore un mot : comme il me paraît désirable que l'article de M. de Humboldt (2), pas plus que les autres, ne trahisse son auteur, il y aurait peut-être avantage à supprimer la note où son frère est cité, étant donné surtout que cette note est presque la seule de l'article, et qu'elle risquerait de suggérer et de confirmer les conjectures. Je sais fort bien que notre jeu de cache-cache se passe au grand jour, mais j'attache néanmoins beaucoup de prix à ce que le lecteur commence par se faire une opinion sur les articles avant de savoir qui en est l'auteur.

Envoyez-moi le paquet destiné à Jacobi ; je l'expédierai sans retard. — G.

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