Goethe a Schiller
Voici les Synonymes oubliés. J'en ai lu hier un fragment à mes invités, sans dire ni d'où il sortait, ni à quoi il tendait, et il a été très bien accueilli.
D'une manière générale, il ne sera pas mauvais que de temps à autre je donne lecture de tel ou tel de nos manuscrits. Cela fait toujours une douzaine de personnes qui s'en trouvent plus acquises à la chose, et plus attentives au numéro suivant.
Je vais retenir l'affaire de Weisshuhn en attendant que je reçoive de vous la nouvelle d'un arrangement amiable.
Je vous félicite du pas heureux qui vous a rapproché de votre but. Tout ce que nous pouvons faire, c'est préparer le tas de bois, et bien le faire sécher ; et puis, il prend feu à son heure, et nous en sommes nous-mêmes surpris.
Voici encore une lettre de Jacobi. Elle vous montrera qu'il va très bien. Je suis très heureux de l'intérêt qu'il prend à vos Lettres. A vous de réviser le jugement qu'il porte sur mon premier volume.
Adieu, je vous verrai le plu6 tôt que je pourrai. — Weimar, le 28 février 1795. — G.
l" MARS 1795 II