Gœthe a Schiller
Ci-joint les brouillons des Lettres auxquelles je faisais allusion l'autre jour (1). Il faudra y faire encore bien des retouches, si du moins les données générales vous plaisent. Des articles de ce genre sont comme des dés au jeu de trictrac : ce qu'ils amènent, le plus souvent, on ne s'y attendait en aucune manière, mais encore faut-il bien qu'ils amènent quelque chose. Je ne pars pas avant la fin du mois, et, avant de partir, je vous laisserai aussi pour le numéro 7 une solide portion ^Entretiens. D'ici là, on aura en outre fini de copier la seconde moitié du cinquième livre, en sorte que, somme toute, nous aurons tiré de cette contrariété aussi bon parti que possible pour nos travaux.
Adieu ; faites comme moi, et que votre Épître marche à votre gré. — Weimar, le 13 juin 1795.