‹ Correspondance entre Schiller et Goethe, 1794-1805Chapitre 92 sur 199 · Gœthe a Schiller · texte numérisé non relu

Gœthe a Schiller

A l'instant même où je reçois votre lettre, une occasion s'offre pour Weimar. Donc, mes bonnes amitiés du fond de ces tranquilles montagnes, où j'ai eu la chance d'avoir un temps splendide.

Je vous renvoie l'épigramme 28, avec ter corrigé : en be, ce qui peut faire l'affaire (2).

Au dernier pentamètre de l'épigramme 101, il faut lire :

...Que le fruit délicieux se gonfle et mûrit à l'automne.

J'aimerais mieux que le Conte parût en deux moitiés successives : c'est surtout quand il s'agit d'ouvrages de ce genre qu'il y a intérêt capital à tenir la curiosité en suspens. Mais à vrai dire je sais bien que, même quand on aura lu jusqu'au bout, il restera encore bien assez d'énigmes pour la solliciter.

Bonne chance et bon succès aux Heures/ Puissent le gcrtit et la faveur du public redoubler !

Mes compliments à Mme de Kalb et à votre chère femme.

Dimanche soir je serai rentré à Weimar, et j'espère vous voir bientôt. Adieu. — llmenau, le 3 septembre 1795. — G.

(1) Unterstândig, qui est dépourvu de sens, était en effet un lapsus. Le texte devait porter unbestàndig (voir la lettre 96), qui signifie « inconsistant ». Unverstândig eût signifié « absurde », et l'eût été.

(2) Voir la lettre précédente, et la note.

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