Gœthe a Schiller
J'ai oublié de répondre à votre question relative au pont, et je viens réparer mon oubli. Il n'y a pas, à proximité de Vicence, de pont remarquable qui soit à arche unique. Les deux qu'on y voit ont été construits par Palladio, et sont à trois arches. Et, sauf le Rialto de Venise, je n'en retrouve aucun, en fouillant mes souvenirs, qui soit de l'espèce que vous dites, dans cette région de l'Italie.
Outre le Pater peccavi (1) du sans-culotte litté-
(1) C'est-à-dire de la venue à résipiscence de Jenisch, qui, dans sa réplique, s'humiliait en effet avec une extrême platitude.
raire, il est apparu dans le ciel, en faveur des Heures, un astre de bon augure : voici que Gentz, dans sa revue, fait devant les Lettres sur V éducation esthétique les plus profondes révérences (1). Tout cela vient à point nommé, et il y aurait lieu d'examiner si nous ne devrions pas, d'ici la fin de l'année, faire un certain nombre de déclarations précises, et semer l'espérance et la terreur parmi les gens de lettres et les critiques.
Nous irons vous voir très prochainement. Si vous voulez bien me renvoyer le Conte, il vous reviendra achevé. Adieu. — Weimar, le 16 septembre 1795. — G.