Gœthe a Schiller
Le Conte est terminé, et la nouvelle copie ira se mettre à votre service samedi. Vous avez très bien fait d'en ajourner la publication, d'abord parce qu'ainsi il a été possible de mieux arranger divers endroits, puis aussi parce que c'est devenu moins excessivement long que je ne le craignais. Je demande instamment à votre chère femme de vouloir bien le lire encore une fois d'un bout à l'autre.
(1) Herder donna en effet douze poésies aux trois derniers numéros de 1795.
J'espère vous arriver au milieu de la semaine prochaine avec Meyer. Son absence me sera bien sensible. Si seulement, au cours de l'hiver, je pouvais passer un peu de temps auprès de vous !
J'ai bien des choses à vous dire et bien des questions à vous poser, et j'espère vous trouver en bon état de santé, avec beaucoup de travail fait. Chargez-vous de mille amitiés pour les Humboldt. — Weimar, le 23 septembre 1795.