‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 2)Chapitre 144 sur 280 · Il était alors en exil · texte numérisé non relu

Il était alors en exil

De plus, ne jamais fréquenter les Filles de la Charité et n’entrer jamais dans leurs chambres, sous quelque prétexte que ce soit. Dans la conférence que je leur faisais l’autre jour, je leur dis que, quand même ce serait moi qui allât pour entrer en leur chambre, elles me fermassent la porte au nez.

Quand on parlera au parloir, laisser toujours la porte ouverte et se tenir en lieu que tout le monde nous puisse voir.

Nous aviserons s’il ne sera pas aussi expédient d’ôter le parloir de céans et d’aller plutôt leur parler à l’église; les Jésuites le font à l’église; l’Oratoire, les Capucins et plusieurs autres. Il faut un peu penser à cela; M. Alméras, faites-m’en ressouvenir.

Dans les confessions, ne. laisser point approcher le visage des femmes si proche du nôtre, et je pense qu’il faudra faire peut-être des confessionnaux portatifs en forme d’écharpe.

Ne jamais faire la mission aux religieuses, si ce n’est que l’évêque le commande, et ensuite ne point recevoir de lettres des religieuses, sous prétexte d’avis qu’elles ont à demander, etc. ; et leur dire, comme fit feu M. de la Salle aux religieuses de Crécy, où il avait un jour fait la mission : « Ne m’écrivez point. »

L’humilité est un très excellent moyen pour acquérir et conserver la chasteté. Ceux qui auront connaissance de quelques-uns de la Compagnie qui sont enclins à ce v lce> en doivent avertir le supérieur, notamment quand ce sont des personnes qu’on veut envoyer au loin, comme, verbi gratia, aux Indes, aux Hébrides, etc.; et (elui qui ne le fera pas sera coupable des fautes qu’ils commettront en ces missions-là et du mal qui en arrivera.

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