‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 2)Chapitre 235 sur 280 · RÉPÉTITIONS D’ORAISON DES 2 ET 3 NOVEMBRE i · texte numérisé non relu

RÉPÉTITIONS D’ORAISON DES 2 ET 3 NOVEMBRE i

Reproches sur la négligence apportée à l’étude du chant. — Filles de la Charité malades. — Les sœurs sont demandées en divers endroits. — Il faut s’adonner aux œuvres de miséricorde. — Eloge des missionnaires de Varsovie et de Rome.

M. Vincent recommanda fort à tous les séminaristes et aux écoliers d’apprendre à chanter, et il dit que c’est une des choses que doit savoir un prêtre. Quoi ! cela n’est-il pas honteux, dit-il, de voir que des paysans savent chanter, et fort bien ! Quelle honte à nous, qui ne le savons pas faire! Et ayant appris que les écoliers n’apprenaient plus à chanter et que cette pratique avait discontinué, il s’exclama et dit :

O mon Dieu, quel compte j’aurai à vous rendre de tant de choses qui demeurent par ma faute! Hélas! et d’où vient qu’on a cessé de faire observer cela? M. Aimeras et M. Berthe, je vous prie de vous assembler pour cela et d'y appeler M. Portail, afin d’aviser aux moyens

2. En marge : Nota que M. Vincent dit beaucoup d’autres choses -que je n’ai pas recueillies; peut-être quelqu’autre l’aura-t-il fait.

Entretien 157. — Manuscrit des répétitions d’oraison, f° 44.

que nul ne parachève son séminaire et ses études qu’il ne sache chanter.

Vraiment, voilà qui est beau, que des gens, des écoliers qui sont destinés pour enseigner des séminaires, ne sachent pas chanter ! Et comment l’apprendre aux autres si eux-mêmes ne le savent pas ! Un grand prélat m’a fait l’honneur de m’écrire le désir qu’il a d’établir non seulement un séminaire dans son diocèse, mais deux ou trois, et il me parle de la Compagnie pour cet effet. Et qui sont ceux qu’il demande? Ce sont des gens qui ne savent pas chanter ! Dieu soit loué de la pensée qu’il vient de me donner de parler de cela à la Compagnie au sujet de la recommandation que vient de me faire M. Dehorgny pour recommander son collège 1 aux prières de la même Compagnie !

Je recommande aussi aux prières de la Compagnie une bonne Fille de la Charité qui est grièvement et dangereusement malade, bonne servante de Dieu, comme aussi une autre que la reine a demandée pour l’hôpital de La Fère, laquelle est pareillement malade; c’est encore une bonne servante de Dieu et en qui cette petite Compagnie perdrait beaucoup si elle mourait. Vous ne sauriez croire combien Dieu les bénit partout et en combien de lieux elles sont désirées. Mgr de Tréguier2 m’en demande huit pour mettre en trois hôpitaux; Mgr de Cahors 3, d’autre part, en demande pour deux hôpitaux qu’il a faits à Cahors; Mgr d’Agde 4 m’en demande, d’un autre côté; et Madame sa mère m’en parla encore il n’y a que trois ou quatre jours, et me presse de cela. Mais quoi! il n’y a pas moyen; nous m’en avons pas assez. Je demandais, ces jours passés, à

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