EXTRAIT D’ENTRETIEN i
Maladie de Nicolas Duperroy. — Il faut être prêt à tout supporter pour
le salut des âmes.
L’un de ces deux-là * 1 2 a un fâcheux mal à l’estomac; c’est le reste d’une peste mal pansée. Je viens d’apprendre qu’on lui a mis le feu sur le bout d’une côte qui était cariée, et sa patience est telle qu’il ne se plaint jamais; il souffre tout avec grande paix et tranquillité d’esprit. Un autre s’affligerait de se voir malade à trois ou quatre cents lieues de son pays; il dirait : « Pourquoi m’a-t-on envoyé si loin? Que ne me retire-ton d’ici? Quoi! me veut-on abandonner? Les autres sont en France bien à leur aise, et on me laisse mourir
Entretien 170. — Abelly, of. cit 1. II, chap. i, sect. x, p. iq3 et suiv.
1. On peut se demander si cette instruction n’est pas le développement de la première partie de la répétition d’oraison du 24 août 1657 ^ quoi qu’il en soit, sa date n’en est pas éloignée.