XI
4° Il y a dans l’Eglise communication de bonnes o0UYj-g5> Un marchand qui serait entre en société avec un autre se fâcherait-il de ce que cet autre aurait fait grand gain, puisqu’il en doit profiter? Une partie du corps se fâche-t-elle de ce qu’une parfaite santé est donnée à l’autre?
Les causes et les occasions de cette envie chagrine sont : si je voyais par exemple, quelqu’un être habile à ce à quoi je suis inhabile; s’il marchait bon pas et que j’eusse peine à le suivre; s’il chantait bien et le faisait devant moi, qui ne saurais le faire; s’il était court à table et que, par bienséance, je de voulusse suivre, tandis que, par sensualité, je ne le voudrais pas faire; si je voyais quelque singularité ou privilège octroyé à quelqu’un et que j’en fusse attristé, etc.
Remèdes. — L’humilité et la mortification.
Pour le marcher, songer au port de la croix de Jésus et aussi à ce que Notre-Seigneur dit : Si quis te angariaverit mille passas, fac et ad hue decem cum eo 2.
Pour les bas offices : Jésus-Christ a exercé un métier d’artisan; et puis, profiter nos egenus factus est3; voir sa vie dans le froid et le chaud; il nous le faut représenter, avec saimt Paul, dans les peiines d’esprit : Nondum. usque ad sanguinem restitistis 4 P
Un remède éloigné, mais qui sera bien propre, c’est de fuir la consolation humaine et de mortifier le désir d’etre plaint; car, si je voyais quelqu’un plus choyé que moi et qu’on le plaignît, à mon avis, davantage, je croirais que 1 on en fait plus d’estime, et l’envie s’y attacherait.
Evangile de saint Matthieu V, Deuxième épître de saint Paul Epître aux Hébreux XII, 4.
aux Corinthiens VIII,