Première épître de saint Jean III
si vous y manquez, vous péchez contre vos règles et ce commandement.
Vous avez d’ailleurs d’autres règles qui n’obligent pas à péché, n'étant pas tirées des commandements de Dieu; par exemple, on vous commande de vous lever à quatre heures; il ne se trouve point que Dieu ait jamais commandé cela. Vous ne péchez donc point en ne vous levant pas à cette heure-là. La Sainte Ecriture ne vous a jamais commandé de vous lever à quatre heures, ni de faire oraison. Après cela, vous écrivez jusqu’à une certaine heure. Si vous le faites, vous observez la règle; si vous ne le faites pas, ce n’est pas pèche. Donc ne se pas lever à quatre heures n’est point péché, si ce n’est que, par votre mauvais exemple, une autre ne se lève pas; car, quand le mauvais exemple y est, c est péché, et pour lors il faut s’en confesser et s accuser du mauvais exemple, parce que malheur à celui par qui le' scandale arrive, étant cause qu’on
commet quelque faute, ou qu’on omet de faire quelque bien.
Soyez donc maintenant en paix, mes sœurs, et ne
demandez plus : « \ a-t-il péché? » Ne regardez pas
ce moment de plaisir qu’on reçoit à se licencier, à
quitter quelque règle, mais regardez au plaisir que Dieu
a quand nous les observons pour son amour. Quand je
Cus • (f ^ > regardez pas », il y faut bien regarder pour
n€ Pas nser Lieu, et jamais pour se donner plus de liberté.
Il nous r< ste à cette heure à voir vos règles et vous en faire lecture. \ ous en avez qui sont propres pour 1 état et La conduite de la Compagnie, comme celles qui egardent les supérieures et les officières. Pour celles-là,
avez cLj<l entendues. Il y a d’ailleurs des règles communes, que toutes doivent garder, et d’autres, particulières, qui sont propres à chaque office, comme de
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cuisinière, de portière, etc. Je pense qu’il sera bon de commencer par la fin de la Compagnie.
Monsieur Vincent, ayant lu le' premier article, s'arrêta et nous parla à peu près en ces termes.
J’ai bien vu des règles, mais je ne sache point en avoir jamais vu qui honorent plus Dieu que' les vôtres; non, je n’ai jamais vu une Compagnie qui rende plus d’honneur à Dieu que la vôtre. Elle est instituée pour honorer la grande charité de Notre- Seigneur. Quel bonheur, mes chères sœurs ! Voilà une noble fin. Quoi ! être établies pour honorer la grande charité de Jésus-Christ, l’avoir pour modèle et exemple, avec la sainte Vierge, en tout ce que vous faites, ô mon Dieu, quel bonheur ! Que bienheureuses sont les mères qui ont porté des enfants pour faire un tel exercice, qui doit être la continuation de ce que Notre-Seigmeur et sa très sainte Mère' ont fait sur la terre !
Avez-vous jamais vu maison religieuse qui eût une si noble fin? Pour moi, je' n’ai connu ni religion ni communauté qui pût faire ce que vous faites. Les Carmélites ont pour fin l’esprit d’oraison ; les filles de Saint- Thomas chantent les louanges de Dieu et assistent le prochain, quand elles peuvent; les filles de l’Hôtel-Dieu ont pour fin de travailler premièrement à leur propre perfection, et après cela assister les malades; ce qui est en quelque manière faire de même' que vous. Mais elles n’ont pas de règle qui les oblige d’assister généralement tout le monde, c’est-à-dire tous le's pauvres; et vous autres, vous devez, sans exception ni de personnes, ni de lieu, être toujours prêtes à exercer la charité. Dieu vous a choisies pour cela ; iil vous a choisies de plus pour être les mères de œs enfants que ces malheureuses, indignes de l’être, exposent et abandonnent.
O mon Dieu! ô mon Dieu! mes filles, quelle consolation! vous êtes vierges et mères tout ensemble. Oui,
vous êtes mères de ces pauvres enfants, puisque vous leur en rendez les devoirs les plus considérables, et vous êtes vierges, puisque c’est pour cela et pour conserver ce précieux trésor que vous avez quitté le monde. Ah ! mes sœurs, qu’on ,a grand sujet de' se confondre devant Dieu, se reconnaissant indigne dé tant de grâces, et de se donner à lui pour l’honorer par la pureté d’intention, que nous devons avoir en tout ce que nous faisons !
Voilà les filles de la place Royale; si elles ont 25 malades, c’est bien le tout, et elles sont pour le moins quarante religieuses. Les autres hospitalières en ont peut-être seize, et elles sont environ 26 filles pour les servir. Et voilà qu’une seule paroisse vous en fournit vmgt, trente, quarante et quelquefois soixante. Les filles de l’Hôtel- Dieu, comme je vous ai dit, ont des malades, mais elles n’ont pas les pauvres forçats. Des pauvres criminels délaissés d’un chacun, qui est-oe qui a pitié? Les pauvres Filles de la Charité. N’est-ce pas fane ce que nous avons dit : honorer la grande charité de Notre-Seigneur, qui assistait tons les plus misérables Pécheurs, sans avoir égard à leurs forf aits ?
Ah ! mes sœurs, je vous le dis encore, jamais il n’y a €u une Compagnie qui ait loué plus Dieu que vous. ^ en a-t-il quelqu’une qui .ait les pauvres fous? Vous n’en trouverez point, et cependant vous avez ce bonheur. Messieurs du Grand Bureau ont pensé que, pour bien conduire cette giande maison de pauvres insensés, il fallait venir aux pauvres Filles de la Charité. En effet, iL n ont cessé de nous presser jusqu’à ce que nous leur en a\ ons envoyé. Ah! mes filles, que vous êtes obligées
Dieu! Que vous seriez ingrates si vous ne le recon¬
naissiez et si vous ne gardiez les règles d’une telle voea- ( agréable aux yeux de Notre-Seigneur ^ S1 .Profltahle au prochain. En vérité, il faudrait bien etre insensible pour n’être pas porté à cette pratique.
Quoi ! après tout ce que' nous savons, ne pas observer les règles d’une telle Compagnie, qui regardent Dieu, puisqu’elles sont de lui! Je ne pense pas qu’il y ait purgatoire ni enfer suffisant pour punir l’ingratitude d’une fille qui y manquerait.
Il faut donc, pour profiter de ceci, vous encourager les unes les autres et dire : « Quoi ! ma sœur, ne sommes-nous pas bienheureuses d’être dans une telle Compagnie ! Avions-nous j amais pensé à ce que cet homme vient de dire? » Les anciennes, qui, depuis le commencement, ont travaillé jusqu’à présent, doivent continuer avec plus de ferveur, de crainte qu’en se relâchant à cause de leur ancienneté, elles ne perdent le mérite qu’elles se sont acquis. Les nouvelles doivent dire : « Quoi ! nos sœurs anciennes ont tant travaillé pour acquérir ces grâces à la Compagnie, et nous ne serions pas soigneuses de les conserver par la fidélité à la pratique de nos règles ! Oh ! nous voulons non seulement conserver celles que Dieu a répandues sur la Compagnie, mais, de plus, en acquérir de nouvelles. »
O mon Dieu ! dit M. Vincent comme ravi hors de soi, b mon Dieu ! ô mon Dieu ! Pauvre madame Goussault ! la nuit qu’elle mourut, elle me dit : « Monsieur, j’ai vu devant Dieu les Filles de la Charité; ah! que ses desseins sont grands sur elles ! » Mes sœurs, ayez-lui grande dévotion, car je crois que c’est une grande sainte.
Voyez combien la fin de cette Compagnie est noble : ■vous devez assister les pauvres malades spirituellement et corporellement pour honorer la grande charité de Jésus-Christ; et pour cela il faut que vous fassiez l’office de pasteurs et de mères. Les pasteurs ont soin des âmes; les princes et magistrats, des corps; mais vous devez servir aux pauvres malades de pasteurs, de pères et mères, leur procurant, pour l’âme et le corps, tout le bien que vous pouvez, parce que souvent ils n’ont per-
sonne qui ait soin deux, que vous. Combien en meurt-il entre vos mains, mes sœurs, qui s’en vont devant Dieu, après avoir reçu par votre soin tous leurs sacrements l O mon Dieu, que cette Compagnie vous honore! Dieu soit béni! bn homme me disait, me parlant d’une certaine communauté : « Je ne dis pas comment sont morts ceux qui en sont sortis, mais je sais comment sont morts ceux qui y sont demeurés. » J’en dis de même, mes soeurs : je sais bien comment sont mortes celles qui ont persévéré dans la Compagnie; mais je ne sais pas comment mourront celles qui en sont sorties. Nous avons vu mourir, ou plutôt commencer une vie étemelle, plusieurs de nos sœurs. Oh! quelles sont heureuses d’avoir été fidèles à Dieu dans leur vocation! Mais que nous
sommes aussi obligés de suivre l’exemple quelles nous ont laissé !
Je vous ai déjà lu cet article. Votre Compagnie « est composée de filles et de veuves ». La supérieure, étant (( comme 1 <cme qui anime le corps », fera observer lesdites règles, recevra et instruira en la pratique des \ertus chrétiennes lesdites filles et veuves, les appellera et enverra partout où il sera nécessaire qu’elles aillent, le tout de l avis du S'upérieur général.
( e qui regarde les trois autres officières a été dit dans
la petite conférence, lorsque Monsieur Vincent assembla
^ s ^ c^c ld Charité pour leur donner les avis nécessaires sur toutes choses.
A oilà, mes sœurs, ce' qui regarde la supérieure et qui a ete toujours bien observé, par la miséricorde de Dieu et la bonne conduite de Mademoiselle Le Gras. Remer-
. bonne conduite que vous avez gardée
jusqu’à présent. La supérieure sera comme l’âme de la Compagnie. Ah! mes filles, que vous avez sujet de prier Dieu et de lui demander qu’il donne à la Compagnie des personnes zélées, pour faire observer les
bonnes pratiques qui y ont été jusqu’à présent. Il faut souvent supplier Notre-Seigneur, puisqu’il est l’auteur de cette œuvre, qu’il remplisse les personnes qui entreront dans la Compagnie, de l’esprit qu’il veut que vous ayez toutes, pour continuer, par ce moyen, le bien qu’on a commencé. Je vous ai dit, mes filles, que vous êtes vierges et mères; mais il faut pour cela être dans la disposition d’aller servir ces pauvres enfants quand on vous l’ordonnera, et ainsi vous participerez au bonheur de celles qui y travaillent effectivement. Oh! qu’il est grand, et qu’elles doivent rendre grâces à Dieu de les avoir appelées à cet office !
Vous avez entendu qu’on enverra et rappellera quand on le jugera à propos. Vous devez être dans cette disposition d’aller partout, parce qu’on vous demande en plusieurs endroits. A Toulouse, on fait grande instance pour vous avoir. Mgr l’évêque de Cahors m’a écrit pour ce sujet, et nous n’aurons pas de repos qu’il n’en ait dans œ pays-là. A Madagascar, nos messieurs prient que nous leur envoyions des Filles de la Charité, pour aider à attirer les âmes. Messieurs Mousnier et Bourdaise me mandent qu’ils croient que ce sera le vrai moyen pour faire que ceux du pays reçoivent la foi; qu’on pourrait faire un hôpital pour les malades, et un séminaire pour instruire les hiles. On y demande aussi des enfants trouvés qui sachent travailler, pour en apprendre d’autres. C’est pourquoi disposez-vous pour cela. Il y a quatre mille cinq cents lieues, et il faut six mois pour les faire. Mes sœurs, je vous dis cela pour vous faire voir les desseins que Dieu a sur vous. Disposezvous donc, mes hiles, et donnez-vous à Notre-Seigneur pour aller où il lui plaira.
Etes-vous dans oette résolution d’aller partout sans •exception ?
— Oui, mon Père, dirent-elles.
— Mais vous sentez-vous bien tontes dans cette disposition? Si vous l’êtes, dites-le-moi.
Toutes les sœurs s’étant levées répondirent pour la. seconde fois que oui.
Oh ! que malheureuse serait celle' qui refroidirait les autres, qui serait cause de quelque découragement à l’endroit de celles qui ont bonne volonté ! Oh ! quelle serait digne d’une grande punition! De quel supplice pourrait-on châtier la hile qui serait si malheureuse que d’être cause de la perte de cette Compagnie, qui gloserait sur les ordres des supérieurs, qui murmurerait, qui y trouverait à redire, qui serait cause que ces âmes simples, qui se sont toujours laissé conduire, se défieraient et commenceraient à vouloir agir à leur tête, ne voulant plus se laisser conduire ! Oh ! la malheureuse-
que serait celle-là ! Elle devrait avoir grande crainte.
Ah ! mes hiles, continuez comme vous avez commencé.. Vous avez fait comme des enfants qui se conhent en leur pere; vous vous etes laissé conduire. Aussi n’avez - \ ous pas été trompées. Celles donc qui refroidiraient ces bonnes âmes, qui diraient : « Pourquoi ceci ? pourquoi cela? A quoi bon ces habits? Il faudrait en avoir a autre façon. Cela est bien fâcheux d’aller si loin; ne serait-on pas aussi bien dans ce pays-ci ? » ô Sauveur ! ô Sauveur! que font-elles quand elles tiennent de tels discours! \ a-t-il enfer assez rude pour punir de telles personnes, qui tuent ainsi toutes ces bonnes œuvres, qui sont meurtiières des âmes de celles qui les écoutent! Car cest être vei itablement meurtrier que de causer le relâchement de la Compagnie; c’est tuer toutes celles à qui l’on rend ce méchant ofhce. Mes sœurs, ce que je is est véritable, c est etre meurtrier. Ne voyez-vous pas. que je dis vrai? \ a-t-il peine assez grande pour une
te e hile, qui tâche d’empêcher les desseins de Notrebeigneur sur ces âmes !
Quand vous en verrez quelqu’une de la sorte, qui murmure et trouve à redire, regardez-la comme un Judas qui veut perdre votre Compagnie, et fuyez-la tant que vous pourrez. Si elle veut vous arrêter, faites semblant d’avoir à faire, et quittez-la. N’écoutez pas ce serpent; c’est un Judas. Car Judas faisait ainsi : il murmurait, il allait aux Juifs accuser Notre- Seigneur et leur disait : « Il fart ceci, il fait cela », chuchotant ainsi tantôt à l’un, tantôt à l’autre, parce qu’il en voulait au Fils de Dieu et à ce qu’il faisait. De même, la malheureuse fille qui trouve à redire à quoi que ce soit, fait l’office d’un Judas; elle va chuchotant tantôt à l’une, tantôt à l’autre: « On dit telle chose », « pourquoi ceci? »
<( pourquoi cela? » Ah! mes sœurs, si, par malheur, il s’en trouvait une, faites le signe de la croix, quand vous la verrez; c’est un Judas; il ne la faut pas écouter; elle' veut perdre la Compagnie et la ruiner tout à fait. Judas n’en voulait pas seulement à Notre- Seigneur, mais il avait envie contre les apôtres, la Madeleine et contre toute la religion catholique, qu’il voulait ruiner. Enfin vouloir changer l’ordre qui a été établi dans la Compagnie, c’est la vouloir ruiner. Voyez ce que mérite une telle personne !
Monsieur Vincent ayant lu ce qui regarde l’établissement de la Compagnie et les noms des officières, où il est fait mention de la soumission qu’on doit avoir aux ordres de la supérieure, dit qu’il fallait aller et revenir tout aussitôt que l’obéissance l’ordonne, sans choisir, ni dire qu’on ne veut pas aller en tel lieu.
Alors Mademoiselle Le Gras lui dit à voix basse qu’elle n’ avait pas encore vu nos sœurs contrevenir à cela et qu’elles avaient toujours été prêtes à aller et revenir, quand on le leur avait ordonné.
Dieu soit béni, mes filles! reprit Monsieur Vincent; je suis bien consolé. Mademoiselle vient de me dire que,
quand on vous a dit « allez », vous êtes allées; et quand on vous a dit « revenez », vous etes revenues. Courage, mes filles, courage! Continuez et remerciez Dieu du témoignage que vous avez aujourd’hui. Et vous, Mademoiselle, aussi, qui donnez cette louange à la Compagnie, remerciez-le. Oh! si Dieu n’avait vu cela, qu’aurait-il fait? Combien voyez-vous de maisons dans Paris qui ont péri manque de soumission! Aussi la vôtre ne subsistera que par ce moyen. Courage donc, mes filles, puisque vous avez aujourd’hui, fête de' saint Michel, un témoignage qui vous doit faire louer Dieu!
Et reprenant la lecture des règles sur l’article qui contient que les F îlles de la Charité « ne s’oublieront pas elles -memes, afin qu’en servant les autres, elles se rendent dignes de recevoir la récompense que Notre- Seigneur promet à ceux qui auront exercé la charité; et pour cela elles auront soin de se’ maintenir en état de grâce » ; c’est, dit-il, n’avoir aucun péché mortel qui remorde en la conscience, non pas même un véniel, s’il se peut. Voilà ce que c’e’st que de se maintenir en état de grâce . avoir une grande haine pour le péché mortel et le fuir comme le démon, même le véniel; et quand on en ^a fait quelqu un, s’en confesser au plus tôt, surtout s il est mortel. Il ne faut point se coucher sans le confesser.
M. le cardinal de la Rochefoucauld ne pouvait souffrir dans sa conscience aucune petite chose qui lui remordît, et même il faisait coucher son confesseur dans sa chambre, et dès qu il avait quelque' mauvaise pensée, tout aussitôt il disait : «Monsieur, j’ai pensé telle chose, je m en confesse à vous. » O mes sœurs, qui faisait faire
a a saint homme, sinon la haine du péché? Ne' vous étonnez donc pas si l’on vous demande de fuir le péché morte.; car nos bienheureuses sœurs qui sont .allées au Ünt Cramt non seulement le mortel, mais même le
véniel, comme la mort. La suite des règles porte que les Filles de la Charité tâcheront d acquérir et pratiquer les vertus, d’observer les règles communes. O mes hiles, c’est ce que Notre-Seigneur demande de vous, et vous lui devez souvent demander la grâce de les bien garder.
Voilà tout ce que nous dirons aujourd’hui. Je n’ai qu’à me recommander à vos prières. Tous les jours, dans mes oraisons et à la sainte messe, je’ demande à Notre-Seigneur qu’il fasse la grâce aux Fiilles de la Charité d’être si fidèles à leur vocation qu’elles lui soient agréables. Faites, Seigneur, que vos pauvres hiles que nous recevons dans notre Compagnie comme nous étant envoyées de votre part, tâchent de plus en plus de vous être agréables par la pratique des vertus que vous demandez d’elles. C’est, mes chères sœurs, ce que vous devez souvent demander à Dieu, et je le supplie de vous faire la grâce de vous l’ accorder.