‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 5)Chapitre 163 sur 314 · CHARITÉ DE FEMMES DE FOLLEVILLE, PAILLART · texte numérisé non relu

CHARITÉ DE FEMMES DE FOLLEVILLE, PAILLART

ET SÉRÉVILLERS

(Septembre et octobre 1620)

Reglement de V association de la Charité des femmes ,

instituée en faveur des pauvres malades 1 , et premièrement de la fin de V association .

L’association de la Charité est instituée pour nourrir tous les pauvres malades du lieu où elle sera établie, procurer que ceux qui tendront à la mort partent de ce monde en bon état et que ceux qui guériront fassent resolution de ne jamais plus offenser Dieu, et aussi pour honorer Notre-Seigneur Jésus en la personne des pauvres, finalement pour accomplir son commandement de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimes.

Du patron de V association

Elle a pour patron Notre-Seigneur Jésus, qui est la charité même.

Des personnes dont elle doit être composée

Elle sera composée d’un recteur, qui sera personne ecclésiastique, de suffisance et probité connues, de pieuses et vertueuses femmes, tant veuves, mariées que filles, qui se nommeront servantes des pauvres; et les mariées ne seront reçues qu’avec la permission de leurs maris; et les hiles, de leurs pères et mères ; et pour obvier à confusion, seront réduites à certain nombre proportionné

Document 131. — Doc. autog. — Arch. de la Mission, original, x. Ces huit derniers mots sont ajoutés en interligne.

au lieu de rétablissement, et de quelque séculier dévot et charitable, qui sera élu pour procureur.

De la réception des malades

Les malades seront reçus au soin de l’association par la prieure, de l’avis du recteur et assistantes, reblanchis et confessés le même jour qu’ils auront [été] admis au soin de l’association, et le lendemain communiés.

De la nourriture des malades

Chaque malade aura à dîner autant de pain qu’il en pourra manger; ceux qui boiront du vin en auront un demi-setier, un potage, quatre onces de veau ou mouton bouilli ; au souper, de même, excepté que la viande sera rôtie ou en hachis; et, aux jours d’abstinence, deux œufs, avec une tranche de beurre ou poisson frais. Ceux qui ne pourront manger de la viande solide auront des bouillons et des œufs frais, panades et orges mondés, selon que la prieure l’ordonnera.

De V ordre que tiendront les servantes des pauvres

pour servir les malades

Les servantes des pauvres apprêteront, chacune en leur jour, le manger des pauvres malades, le porteront en leur maison ou à l’hôpital, si les pauvres que l’on jugera devoir être assistés y sont, et les serviront par ordre du pain bénit, un jour entier, en façon que celle qui aura servi le jour avertira dès le soir celle qui la doit [suivre2], lui portera la taille du pain, vin et chair, lui dira le nom, le lieu, la quantité et l'état des malades, afin de préparer leurs nécessités pour les faire dîner à dix heures du matin et souper à quatre heures du soir.

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