Evangile de saint Marc XVI
Origène, quii vivait bien l’an 200, sous Sévère, pratiquait le cathéchisme, Saint Basile, qui vivait sous Julien l’Apostat, 350; saint Ambroise, sous Théodose, 320; saint Augustin, sous Arcade et Honoré, l’an 400; et saint Cyrille Alexandrin, l’an 430, sons Valentinien III; tous ceux-là ont enseigné le catéchisme, comme moi aujourd’hui, et ont fait des livres entiers, et cela pource’ qu’ayant considéré les chrétiens être les uns spirituels et les autres charnels, les charnels qui vaquaient beaucoup aux choses du corps et peu à celles de l’âme, et qu’il était aussi nécessaire pour les petits enfants. Mais que dis-je? Notre-Seigneur même, le Fils de Dieu, n’a-t-il pas insinué d’instruire les petits enfants et de les catéchiser en quelque façon quand, en saint Matthieu, 19, il prêche les juifs et les apôtres, voulant empêcher les petits enfants d’aller à lui? Il s’en prend garde et dit : Sinite parvulos venir e ad me et nolite prohibere eos ; talium est enim regnum caelorum 6 7. Et les embrassant, il les bénissait. Il leur donne des anges gardiens; Angeli eornm semper vident faciem Patrisbll les rend propres héritiers du ciel : Talium, etc.. Il donne une peine notable à ceux qui les scandaliseront. Ceux qui les reçoivent le reçoivent lui-même. Qui sont des prérogatives qu’il a données aux petits enfants, si nous croyons à l’Evangile. Amen , amen dico vobis , ni si couver si fueritis et efficiamini sicut parvuli isti, non intrabitis in regnum caelorum. Quicumque se humïliaverit sicut parvulus iste , major erit in regno caelorum. Qui autem susceperit unum parvulum in nomine meo me sîiscipit. Qui autem scandalizaverit unum de pusillis istis, expedit ei ut suspendatur mola asinaria in collo ejus 8.
Pour la nécessité, chacun la connaît ; je vous en ferai