‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 5)Chapitre 28 sur 314 · ARTICLE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ARTICLE DEUXIÈME

Comment Monsieur Vincent se comporta envers Dieu* soi-même y les ecclésiastiques y l eglise} etc.

Les déposants disent qu’ils ont toujours vu Monsieur Vincent avec les cheveux et rabat fort courts, la soutane talaire, fort modeste et recueilli, dans 1 église et ailleurs, grandement libéral envers les pauvres, ne contestant point ses droits, et ont reconnu une humilité profonde et une prudence et charité extraordinaires.

Les ecclésiastiques de ce temps-là étaient à la vérité très éloignés des façons de faire de ceux d’à présent : les uns tenaient des filles suspectes, fréquentaient les cabarets et les jeux et faisaient plusieurs autres choses auxquelles Monsieur Vincent apporta un notable changement, tant en leurs actions qu’en leurs mœurs; et ce fut par une façon de faire bien singulière. Ils chassèrent ces filles par les soins de M. Vincent, qui empêcha les confessions communes à haute voix, le payement qu’on exigeait pour les confessions, et une débauche qu’on appelait le Royaume y qui se faisait au clocher, et plusieurs autres abus et scandales. Il les porta à vivre en commun et empêcha que les biens d’ Eglise ne se dissipassent.

Quant aux églises de Châtillon, il n’y en avait pour lors que deux, qui étaient en mauvais état,. tant pour les bâtiments qu’ornements. Elles ont été depuis réparées par les soins et conseils que donna Monsieur Vincent à quelques-uns de ce faire. Il établit qu'on prendrait le dais lorsqu’on porterait le Saint Sacrement aux malades ; ce qui ne se pratiquait pas. Il empêcha les vogues 1 et danses, le jour de l’Ascension et autres, et qu’on ne fît les baptêmes de nuit, que les femmes n’entrassent dans le

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