‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 5)Chapitre 91 sur 314 · Alain de Solminihac · texte numérisé non relu

Alain de Solminihac

de l’assemblée de quelques prélats et autres ecclésiastiques, il n’y en avait point de moins affectionné et, je pense, plus contraire à M. Vincent que Monseigneur l’évêque d’Alet 4, sur cela il commença à me dire : « O Monsieur, c’est grand cas que ceux que l’on a servis... » Et voyant qu’il m’allait décharger son cœur, il s’arrêta tout d’un coup par cette mortification intérieure, me fit parler d’autre chose, disant : « Laissons cela là. »

7° Durant ce séjour-là de trois mois, ou plutôt avant que je vinsse à Cahors, qui. fut en quarante-sept, il se vint confesser à moi. Après laquelle [confession] j’appris de lui une grâce commune au bienheureux François de Sales, lequel, de son vivant, avait le don d’empêcher les maladies et les peines d’esprit, les unes et les autres bien violentes, par l’imposition de ses mains sur une personne de rare vertu, qui ne trouvait autre soulagement aux susdits maux. La cessation en était entière durant ladite imposition, et [la personnel soulagée par un espace de temps ensuite. La même chose s’opérait en ce temps-là par l’imposition des mains de notre feu très honoré Père (lequel, je crois, était directeur de cette âme depuis la mort de ce grand prélat). L’humilité donc de M. Vincent fut de me dire tout ce que dessus, à raison de quelque soulèvement de la partie intérieure, avec une entière soumission de cesser cet emploi si, je le lui conseillais ou ordonnais. Dieu ne me délaissa pas jusque-là, par sa grâce, que d’y apporter le moindre empêchement. Je lui dis absolument de continuer ce bon œuvre.

Suscription : A Monsieur Monsieur Dehorgny, prêtre de la Mission, à Saint-Lazare.

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