‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 229 sur 500 · A JEAN DE FONTENEIL · texte numérisé non relu

A JEAN DE FONTENEIL

29 août 1635.

La grâce de N.-S. soit avec vous pour jamais !

je ne puis vous exprimer, Monsieur, les sentiments que N.-S. me donne du nombre infini d’obligations que je vous ai de tant d’affection que vous avez témoignée à Messieurs de la Salle et Brunet et de tant d’assistance que vous leur avez donnée dans tous les affaires que nous avons eus de delà.

Je suis encore confus de la charité que vous avez exercée et que vous exercez continuellement vers mon pauvre frère ï. Et pource que vous avez fait tout cela pour l’amour de Dieu et que la reconnaissance de tant de bienfaits est au-dessus de notre pouvoir, je prie N.-S., Monsieur, qu’il soit lui-même et votre remerciement et votre récompense, vous protestant qu’il ne sera jour de ma vie et que je n’en conserve le sentiment et que je ne recherche les occasions de vous honorer et de vous servir. Regardez-nous donc désormais, Monsieur, comme des personnes sur qui vous avez acquis un absolu et souverain pouvoir, et disposez de nous de la sorte et faitesnous la charité, au nom de Notre-Seigneur, de prendre notre maison lorsque vous viendrez, cet automne, en cette ville. Que si cependant vous désirez que nous vous renvoyions l’argent que vous avez fourni de delà pour nous, ou que nous le baillions de deçà, commandez, Monsieur, et nous vous obéirons en cela et en toutes choses. Et si tant est qu’il vous plaise aussi avancer ce que mon

Lettre 204. — Reg. 1, f° 5. Le copiste note que l’original était de l’écriture de saint Vincent.

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