‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 285 sur 500 · Marie Joly · texte numérisé non relu

Marie Joly

Lettre 253. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original. 1. Voir note 2. Le mot relatif à Madame de Ligin montre que cette lettre est postérieure à la lettre 241, qu’elle a dû suivre de près.

Cette bonne petite Marie, de Péronne, témoigne qu’elle aime mieux être de la Charité que d’aller servir cette bonne dame. Elle me doit venir trouver demain au matin ou après. Si elle persévère et que vous espériez qu’elle y fasse bien, vous la retiendrez, si vous le trouvez bon. L’on ne donne que huit ou dix sols de la mouture d’un setier de blé. Quand vous me le ferez savoir, je vous enverrai le meunier qui tient les moulins de céans.

S’il n’en coûte point à M. votre fils pour soutenir les thèses de toute la philosophie, il n’y a point de danger de le laisser faire ; cela l’obligera à mieux étudier et à s’enhardir à la dispute2.

Le bon usage que vous devez faire à présent de votre santé, c’est de la conserver et de la fortifier pour faire autre chose dans quelque temps, puisque le médecin l’ordonne.

Il est expédient de faire manger des œufs à la bonne fille Isabelle 3. Mon Dieu, que cette bonne fille m’attendrit ! Je la salue de tout mon cœur et me propose de célébrer la sainte messe demain pour elle, Dieu aidant.

Mon Dieu, que je serais bien aise de vous voir, si quelque embarras me le permettait ! Le bruit court que c’est l’Hôtel-Dieu 4 5 qui a fait mourir Madame de Ligin. Il y a... 3.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

2. Michel Le Gras termina sa philosophie en 1636. Au mois de novembre de cette même année il se disposait à entrer en théologie. (Cf. lettre 248.)

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