Le bas de la lettre a été découpé et perdu
Je voudrais bien, Mademoiselle, que vous pussiez persuader à cette pauvre Nicole d’aller demeurer à Saint- Benoît ou ailleurs. Si elle y acquiesce, il faudrait en écrire à Mademoiselle Viole pour l’agréer. Je trouvai hier la fille de cette paroisse-là * 1 2 qui en demande une autre. Oh ! que vous feriez un bon œuvre, si vous pouviez faire cela ! Mais d’y procéder d’autorité, il n’est pas expédient, si me semble ; cela ferait de mauvais effets. De lui parler, je ne saurais. Je m’en vas commencer la visite à Sainte-Marie du faubourg, qu’il y a deux ans que je diffère.
Pour Saint- Jacques, l’on avisera. La fille dont je vous avais parlé, de Fréneville, ne viendra pas, comme je pense. Je ferai selon le désir de Madame Goussault à l’égard de Mademoiselle sa fille 3. Si l’on va commencer à l’Hôtel-Dieu et que vous y alliez, je prie Dieu qu’il vous y conserve en parfaite santé et qu’il y bénisse vos travaux 4.
Madame Bourdin, de Villepreux, m’a écrit deux ou trois fois et m’a fait dire par son frère le capucin qu’elle se sent portée à la proposition que je lui ai faite. Je ne lui ai point fait réponse par écrit ; mais j’ai dit à son frère qu’il faut qu’elle voie et que l’on la voie. Pensez un peu à cela, s’il vous plaît, et ayez soin de votre santé.
Je suis, Mademoiselle, votre serviteur.
Ce mardi matin.
Lettre 254. — L. a. — L’original a été donné au grand séminaire de Dijon, par Mgr Rivet, évêque du diocèse.
1. C’est la date que suggère la reprise des travaux des sœurs à l’ Hôtel-Dieu.