‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 333 sur 500 · Abord , affluence · texte numérisé non relu

Abord , affluence

nous envoyer des hommes pour les servir en notre vocation, que nous en ferons part, mais que cependant la nécessité absolue nous contraint d’en user de la sorte.

j’avais prié M. Grenu d’aller travailler à Aiguillon, qui est du voisinage de votre ville d’Agen 7 ; mais, depuis, je l’ai prié de venir à Troyes, pour quelque raison particulière.

M. de Sergis me mande que tout Aiguillon a fait son devoir et que les principaux ont commencé les premiers ; qu’il n’en restait qu’un fort petit nombre, qui le devait faire le lendemain ; que M. Hopille, grand vicaire, lui a envoyé quatre ou cinq curés du diocèse, qui ont travaillé avec lui dans Aiguillon trois semaines durant, excepté les dimanches qu’ils s’en allaient à leurs cures. Il me dit, de plus, qu’il y a eu quantité de peuple de la campagne qui y est allé faire ses dévotions, voire de dix lieues à la ronde. Voyez, Monsieur, si les épines piquantes de notre naturel ne portent pas de bonnes roses et qui épanouissent dès que le soleil de justice fait paraître les rayons de sa grâce sur elles. Encore a-t-il fallu que je vous aie dit ce mot pour votre consolation.

Revenons à votre voyage. Si vous êtes prêt à partir avec M. Grenu, vous pourriez aller ensemble jusqu’à Lyon. De là il tirera vers Châlons et vous vers Roanne, où vous pourrez vous embarquer jusqu’à Orléans, et de là aller au Saumur, où vous serez à une journée de Richelieu, et trouverez Messieurs Lambert et Perdu à Champigny, à une lieue de Richelieu.

O Monsieur, que de nécessités spirituelles en ce payslà, où il y a quantité d’hérétiques, faute de n’avoir ouï parler de Dieu, disent-ils, à l’église des catholiques ! C’est en ce pays-là où l’hérésie a été premièrement répandue, dilatée et plus obstinément défendue. C’est de

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