Voir lettre
3. Nous rencontrerons souvent dans la suite le nom de François du Coudray. Né en 1586 dans la ville d’Amiens, ordonné prêtre en septembre 1618, reçu en mars 1626 dans la congrégation de la Mission, dont saint Vincent et Antoine Portail faisaient encore seuls partie, il était doué d’une intelligence peu commune et possédait assez bien l’hébreu pour être jugé capable de faire une nouvelle traduction de la Bible.
Ce fut lui que le saint choisit pour négocier à Rome l’approbation de la congrégation naissante. Il y resta de 1631 à 1635. Nous le retrouvons ensuite à Paris, d’où il rayonna en divers lieux pour secourir les pauvres, assister les soldats ou donner des missions. Le saint lui confia en 1638 la direction de la maison de Toul, qu’il garda jusqu’en 1641. Il fut rappelé à Saint-Lazare en 1641, passa une partie de l’année 1643 à Marseille, occupé à l’évangélisation des galériens et à la fondation d’un établissement dans cette ville, et alla prendre en
vant de quelques soulagements qu’ils donnent aux pauvres pour les corrompre, en quoi ils font un mal indicible. Vous nous enverrez de plus quatre chemises et présenterez nos très humbles recommandations à votre bonne demoiselle, s’il vous plaît, et vous ferez la faveur d’assurer votre coeur que, pourvu qu’il honore la sainte tranquillité de celui de Notre-Seigneur en son amour, il lui sera agréable, et que je suis, en ce même amour... 4
Suscrifttïon : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras, rue Saint-Victor, au logis où logeait M. Tiron Saint- Priest 5.