‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 444 sur 500 · En Seine-et-Oise · texte numérisé non relu

En Seine-et-Oise

celui qui présidera, ou vous, disiez la doctrine et que les autres rapportassent chacun ce que vous aurez dit ou, pour le moins, quelques-uns d’entre eux alternativement. Il est vrai que, pour bien faire ceci, il serait expédient que chacun, à l’assemblée, eût vos écrits ou pour le moins deux sur deux ; ce que n’étant pas, il faut leur laisser étudier sur les sujets que vous donnerez et rapporter comme ils pourront ce qu’ils auront retenu, si ce n’est que vous ayez quelque meilleure méthode.

En voilà bien pour une bonne fois. J’ai fait la présente à trois ou quatre diverses reprises.

Nos petites nouvelles sont : i° que M. Dufestel et sa famille de Troyes travaillent avec beaucoup de bénédiction, mais qu’il est tombé malade depuis peu ; que Messieurs Pavillon, Renar, Perrochel et six de la compagnie [travaillent] à Joigny depuis les avents et sont à présent aux villages, où ils en ont encore pour environ un mois ; que trois ou quatre s’en vont partir pour les cures dépendantes de Malte, dans le grand prieuré de France, pour lesquels M. le commandeur de Sillery a fondé trois mille livres de rente et mille pour Troyes ; que Messieurs du Coudray 4 et Boucher ont quarante pauvres, partie malades, partie d’autres sains, qui les servent dans leur maison, quoique petite, car ils n’ont point d’hôpital, et cent cinquante au dehors de la ville, tous lesquels ils nourrissent et assistent avec une charité qui tire la larme des yeux de ceux qui l’entendent ; mais il est bien à craindre qu’ils ne succombent. Le premier me mande, sur ce que je lui ai écrit qu’il ménageât son corps et le peu d’argent que nous lui envoyons, ou que je l’assiste, ou que je le rappelle, ou que je le laisse mourir avec ces pauvres gens. Si je le puis, je vous

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