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Première rédaction : de faire le bien dont il s’agit

4. Il s’a git probablement de l’établissement de Toul et d’Antoine Colée, qui en fut supérieur de 1637 à 1638.

dit : quaecumque dixerint vobis facile, s’est obligé par là sans doute à suggérer la lumière suffisante à ceux qu’il oblige d’obéir ; et je pense n’avoir jamais vu, ni ouï dire que l’inférieur ait manqué en obéissant au supérieur en choses qui ne sont pas mauvaises ; mais si bien pour l’ordinaire de ceux qui leur désobéissent. Vous vous êtes proposé de prendre pour patron saint François Xavier. Au nom de Dieu, Monsieur, faites-le particulièrement à l’égard de l’obéissance et n’estimez pas que Notre-Seigneur ait moins agréable celle que vous rendrez à un pauvre misérable pécheur, que celle qu’il rendait à un saint, le faisant, comme lui, pour l’amour de Dieu, qui se plaît que les choses aillent ainsi et qui se déplaît du contraire. Nous en parlerons plus particulièrement lorsque j’aurai le bien de vous voir de delà, où j’espère m’en aller bientôt avec M. d’Alet, qui attend ses bulles et espère partir bientôt après. Cela fait que je vous prie de ne pas sortir de l’archevêché de Toulouse pour aller en Saintonge ni ailleurs, qui est le dernier point de votre lettre.

Je suis cependant, en l’amour de Notre-Seigneur, Monsieur, votre très humble serviteur.

Vincent Depaul.

De Paris, ce 13 mai 1639.

[Entre 1 63 5 et 1639 * 1.]

Je ne pus vous faire réponse hier, pource que je fus saigné, ni ce matin, pource que j’avais pris médecine.

Lettre 378. — Pémartin, of. cil., t. II, p. 3, lettre 522. Les dernières lignes, depuis « Je vous envoie la lettre » sont reproduites dans le manuscrit Saint-Paul, p. 69.

1. Cette lettre a été écrite du vivant de Mme Goussault, en un

Je vous dirai, en peu de mots, touchant le logement de Monsieur votre fils, que j’estime, toutes choses considérées, de le metttre avec M. Rebours, s’il demeure et ne change de logis ; mais, s’il le fait, je ne vois rien de mieux que M. Coqueret. La hantise d’autres ecclésiastiques lui serait à difficulté ou inutile. Je sais que vous avez beaucoup de choses contre ce dernier et que j’ai prévues ; néanmoins voilà ma pensée. M. Rebours 2 ne quittera pas si tôt son logis ; quand bien même il quitterait, jouissez de ce temps-là ; l’on verra puis après. Il sera bon cependant que vous le laissiez revenir à vous, si vous voulez que la correction que vous lui fîtes ces jours passés, lui profite.

Je vous envoie la lettre de Madame Goussault, que je viens de recevoir.

Mandez-moi vos pensées sur le fait de vos hiles, tant pour ce lieu-là que pour le pays en Auvergne.

Si vous étiez brave femme, vous vous feriez quitte de vos petits amusements et tendretés maternelles, et vous fortifieriez le corps et l’esprit en vue de tant d’occasions de bien faire. Faites-le, au nom de Dieu, Mademoiselle. Dieu sait ce que je vous suis et ce que vous m’êtes et que je suis...

Je vous prie de me faire réponse ce soir.

temps où Michel Le Gras semblait disposé à renoncer à la carrière sacerdotale.

2. Le Père Hilarion Rebours, chartreux, était cousin germain du mari de Louise de Marillac. (Cf. Gobillon, o'p. cit., p. 21.) Il s’agit ici d’un autre Rebours, peut-être d’Antoine Rebours, né en 1591, qui se retira à Port-Royal en 1640, reçut le sacerdoce en 1642, sur les conseils de Saint-Cyran, dirigea les religieuses du Port-Royal, et mourut le 16 août 1661, à l’âge de soixante-neuf ans.

[Entre 1 63 5 et 1639 EJ

Mademoiselle,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Béni soit Dieu de ce que vous voilà hors votre grand mal et de ce que vous vous êtes conservée aujourd’hui sans aller à la messe ! Je vous supplie, pour l’amour de Notre-Seigneur, d’avoir soin de votre santé et de n’y rien épargner.

Si vous avez besoin de l’argent, mandezle-moi ; peutêtre vous est-il même dû quelque chose. Je le saurai de M. Dehorgny et de vous, s’il vous plaît.

J’ai vu cette fille et ne sais que vous en dire, sinon qu’il me semble que votre expédient de la voir trois ou quatre jours avant qu’elle entre, est bon. Je lui ai baillé à cet effet demi-écu pour vivre.

M. votre double cousin de Rebours vint hier céans. Nous demeurâmes d’accord que le bien de M. votre fils est l’état ecclésiastique ; secondement, que ses complexions semblent plutôt y tendre qu’au monde ; 30 que ce peut être ce jeune homme qui a brouillé sa fantaisie sur cela et que cela lui a fait revenir les petites aversions de la communauté de Saint-Nicolas * 1 2 ; mais que, les choses lui étant bien représentées, la raison reprendra sa place ; qu’il y a danger de favoriser sa fantaisie que de lui donner un habit court, si ce n’est allant à la campagne ; encore faudra-t-il qu’il soit modeste. Que si après tout cela il persévère, in nomine Domini f il fau-

Lettre 379. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. Période des hésitations de Michel Le Gras sur sa vocation.

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