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Du couvent de la Visitation de Troyes

Pour le regard de l’augmentation de la fondation de Genève 6, certes, ma chère Mère, je ne puis vous exprimer la reconnaissance que Notre-Seigneur m’en donne ; et pource que je suis si mal gracieux que je ne le sais pas bien témoigner dans les rencontres, je vous supplie très humblement, ma chère Mère, de m’aider à l’en remercier et à l’assurer de mon obéissance. Et pour vous, ma chère Mère, pource que je ne suis pas digne non plus de vous faire un remercîment digne de toutes les grâces que nous recevons incessamment de votre charité, je prie Notre-Seigneur, ma chère Mère, qu’il le vous fasse luimême et qu’il soit notre remercîment, et suis, en son amour et celui de sa sainte Mère, ma très chère Mère, votre très humble et obéissant serviteur.

Vincent Depaul.

Suscription : A ma Révérende Mère ma Révérende Mère de la Trinité, supérieure des carmélites du faubourg de Troyes, à Troyes.

Ce mercredi matin. [1639 * 1d

J’ai été consolé de voir la lettre d’Angers et pense qu’il ne faut pas différer à envoyer les hiles, quoique l’acte ne soit pas fait ; en tout cas, l’on sera toujours sur ses pieds. Mais j’ai de la peine de ce que vous me mandez du reste. O Jésus ! Mademoiselle, il n’est pas temps. Seigneur Dieu ! vous faites trop de besoin au monde !

6. D’Annecy, au diocèse de Genève. Le siège épiscopal d’Annecy fut établi en 1822.

Lettre 393. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. Les sœurs destinées à l’hôpital d’Angers quittèrent Paris en novembre. Cette lettre précède de peu leur départ.

Au nom de Dieu, faites votre possible pour vous b en porter et traitez-vous mieux. Si je le puis, j’aurai le bien de vous voir ce soir, sinon demain, Dieu aidant.

Monsieur votre fils me dit, hier au soir, qu’il s’en allait trouver Monsieur de Saint-Nicolas pour l’examen 2. Il paraît tout à fait déterminé. Il ne vous est point allé voir, à cause que son manteau long s’est déchiré en passant en quelque lieu ; il le fera raccommoder. Peut-être ne vous veut-il aller voir qu’étant lié à l’Eglise, ainsi qu’il vous a mandé. Soyez bien gaie, au nom de Dieu. Je suis, en son amour, v. s.

Je pense que vous avez bien choisi, touchant les Lorraines, et que l’autre grande, dont vous me parlez, fera bien.

Siiscrifition : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

[Entre 1636 et 1648 L]

Votre médecine, Mademoiselle, m’a fait faire neuf opérations. Les eaux ne m’ont jamais profité pendant la fièvre à Lorges ni ici. Nous en essayerons néanmoins ; car nous en avons céans à votre service, si vous en avez besoin. Ma petite hévrotte est, comme vous dites, doubletierce ; mais vous savez qu’en cette saison je l’ai pour l’ordinaire double-quarte et l’ai déjà eue telle cet automne.

2. Les règlements diocésains prescrivaient aux ordinands de passer l’examen devant Messieurs de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. (Cf. Schœnher, of. cii., t. II, p. 650.)

Lettre 394. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original. 1. Dates de l’entrée de Madame Turgis en communauté et de sa mort.

Vous ferez bien de faire venir Madame Turgis.

Je vous supplie me mander combien il reste encore de petites filles. Mais pour votre mal de tête, que faitesvous ? Je pense bien que peut-être vous avez besoin encore de vous purger un peu.

Je suis bien aise de ce que vous me dites de votre petite peine. Or sus, Notre-Seigneur sera votre consolation, comme je l’en prie de tout mon cœur, et vous de faire votre possible pour cela.

Je suis, en son amour, votre .très humble serviteur.

[Entre 1636 et 1642 * 1. ]

Je dois aller tantôt à La Chapelle. S’il est besoin que j'aille chez vous, vous me le manderez, s’il vous plaît. Je suis bien aise de n’y aller point autrement, selon la résolution que nous en avons prise dès le commencement.

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