A NICOLAS SANGUIN, ÉVÊQUE DE SENLIS
Paris, 13 septembre 1639.
Monseigneur,
La charité dont il vous plaît honorer notre petite congrégation de la Mission, me donne la confiance de vous supplier très humblement d’avoir agréable de donner un dimissoire ad omnes ordines à Michel Dupuis, acolyte de votre diocèse et qui est de notredite congréga-
Lettre 395. — Abelly, o'p. cii., t. lit, chap. xx, ire éd., p. 305.
1. Dates extrêmes du séjour de Louise de Marillac à La Chapelle.
Lettre 396. — Reg. 1, f° 63 v°. Le copiste note que l’original était de l’écriture de saint Vincent.
tion h Il fait son cours en philosophie et a étudié en théologie et est, par la grâce de Dieu, de bonnes mœurs et d’espérance pour servir Dieu utilement parmi les pauvres gens des champs. C’est, Monseigneur, ce qui me donne la confiance de vous faire cette très humble sup plication avec toute l’humilité et le respect qui m’est possible, et de renouveler ici les offres de mon obéissance, qui suis, en l’amour de N. -S., Monseigneur, votre...
Le jeune homme n’a qu’un titre de cent ou de 50 livres ; j’espère le faire recevoir à cela.
Bon soir, Mademoiselle. Je vous prie de penser aux points que je dois traiter demain 1 et de me le mander entre ci et huit heures et demie du soir, comme aussi l’état de votre santé.
Je vous remercie très humblement de votre présent et vous prie me mander lequel des deux chapelets est celui qui a servi à feu Madame la générale 2.
... Je vous souhaite le bon jour, ayant encore le cœur plein de consolation de la conférence de nos bonnes Filles de la Charité. Il me semble que jamais je n’ai plus
1. Michel Dupuis, né à Ver (Oise), reçu dans la congrégation de la Mission ie 29 mars 1639 à l’âge de vingt-trois ans. Bien qu’il ne fût encore que simple clerc en 1646, saint Vincent l’occupait alors au séminaire de Cahors.
Lettre 397. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.
1. Pour la conférence qui devait se faire chez les Filles de la Charité.
2. François-Marguerite de Silly, épouse de Philippe-Emmanuel de Gondi, ancien général des galères.
Lettre 398. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.
admiré la bonté de Dieu ni sa conduite, que j’ai fait et que je fais encore en cette occasion. O Mademoiselle, qui nous donnera assez d’humilité pour regarder notre place au fond des enfers, si nous ne sommes fidèles à ses desseins éternels pour le servir selon son désir, et ne nous abandonnons entièremeent à sa conduite si admirable et si aimable !
Si vous désirez que j’aie le bien de vous voir en votre maladie, mandez-le-moi. Je me suis imposé la loi de ne vous aller voir sans être mandé pour chose nécessaire ou fort utile.
Mademoiselle,
Ce vendredi matin.
La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !
Je n’ai jamais vu une mère si fort mère que vous ; vous n’êtes point quasi femme en autre chose. Au nom de Dieu, Mademoiselle, laissez votre fils au soin de son Père, qui l’aime plus que vous, ou, pour le moins, ôtez-en l’empressement. Je m’en vas envoyer aux Bons-Enfants, pour savoir, sans faire semblant de rien, l’état de cet affaire et le vous ferai dire.
Bon jour, Mademoiselle. Je suis v. s.
Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.
Lettre 399. — Abelly, o-p. cit., t. III, chap. xx, p. 306.
Lettre 400. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.