‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 490 sur 500 · Hubert Bécu · texte numérisé non relu

Hubert Bécu

Lettre 410. — L. a. — L’original se trouve à l’hôpital du Bon-Secours à Metz.

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est expédient de leur attribuer la correction des fautes que feront les missionnaires à l'égard des peuples, faisant les missions, comme aussi de leur attribuer la visite et correction des maisons qui se dérégleront scandaleusement, après qu’ils en auront averti le général deux ou trois fois et marqué le dérèglement scandaleux sur lequel ils se doivent corriger, et qu’ils auront fait une information du dérèglement. Et, pource que nous craignons que vous ayez peine d’obtenir la grâce dimittendi incorrigibiles , nous avons pensé qu’il sera expédient de demander qu’on ne fasse les vœux solennels et que ceux qui auront 1 fait leurs deux années du séminaire feront les quatre vœux simples, et que ceux qui auront fait leur première année du séminaire feront un bon propos de vivre et de mourir en la compagnie dans la pauvreté, la chasteté et l’obéissance aux évêques cire a missiones et au supérieur général cire a disciplinant et directionem societatis, que ces derniers ne pourront se retirer, ni être renvoyés qu’en suite des exercices spirituels, les seconds ne pourront pareillement se retirer, ni être renvoyés qu’après avoir usé de tous les moyens imaginables avant d’en venir là, ni qu’avec l’autorité du Pape ou du général, qu’aux cas que je marquerai, comme aussi tout ce qui est contenu en la présente, par un mémoire que j’espère vous envoyer dans trois jours. C’est pourquoi je vous prie de différer à présenter ladite supplique. Je répondrai par la prochaine à tout ce que vous me mandez par la vôtre, qui suis, en l’amour de Notre-Seigneur, votre très humble et obéissant serviteur.

Vincent Depaul.

Suscription : A Monsieur Monsieur Marchand, ban-

i. Première rédaction : les voeux solennels et d’obéissance aux évêques qu’après plusieurs années et que ceux qui auront,..

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quier expéditionnaire en cour de Rome, pour rendre, s’il lui plaît, à Monsieur Monsieur Lebreton, prêtre de la Mission, à Rome.

De Richelieu, ce 24 novembre 1639.

Mademoiselle,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Les dysenteries de ce quartier dégénèrent en contagion. Les magistrats de cette ville viennent d’envoyer quérir M. Lambert, leur curé, pour aviser à l’ordre qu’il faut tenir en cette ville pour la peste, qui y est en trois endroits. Cela me donne sujet de vous prier de différer votre voyage, quoique j’aie mandé à M. l’abbé de Vaux, grand vicaire d’Angers \ que vous y pourriez être vers

Lettre 412. — Manuscrit Saint-Paul, p. 56.

1. Guy Lasnier, mort le 20 avril 1681 à l’âge de soixante-dix-neuf ans, fut l’un des ecclésiastiques les plus remarquables de l’Anjou au xvire siècle. Il n’avait longtemps songé qu’à satisfaire sa vaine gloire et sa passion pour la chasse et autres amusements mondains. Pourvu le 29 février 1627 de l’abbave de Saint-Etienne de Vaux en Saintonge, nommé en 1628 vicaire général d’Angers, puis chanoine de Notre-Dame de Paris, il continua, malgré les obligations que lui imposaient ces dignités, de mener une vie fort peu ecclésiastique. En 1632, il eut, comme bien d’autres, la curiosité de voir les faits étonnants qui se passaient au couvent des Ursulines de Loudun, Mal lui en prit. Une des religieuses, dit-on, pénétrant dans sa vie intime, dévoila, à sa grande confusion, des fautes dont il n’avait jamais parlé à personne. Dès lors, ce fut un homme nouveau. En 1635, il vint faire une retraite à Saint-Lazare et y connut saint Vincent de Paul, avec qui il resta en relation. Il eut aussi des rapports avec sainte Chantal, Jean-Jacques Olier, le P. Surin et le baron de Renty. Il établit dans sa ville d’Angers un couvent de la Visitation, dota richement le séminaire et fonda dans son diocèse les conférences ecclésiastiques. Les Filles de la Charité de l’hôpital d’Angers n’eurent pas de protecteur plus dévoué et de conseiller plus éclairé. Il reçut dans sa maison saint Vincent, Louise de Marillac et Jean-Jacques Olier.

Il ne nous reste plus qu’une seule des lettres que saint Vincent lui

le commencement du mois prochain 2. Attendez notre retour, Mademoiselle, je vous en prie, et nous verrons.

Je suis en cette ville, il y a deux jours, et ai vu sœur Louise en passant dans l’église ; elle est ravie dans l’espérance de vous voir. Je n’ai point encore vu notre sœur Barbe 3. Les choses vont mieux, Dieu merci 4.

J’espère partir de cette ville dans trois ou quatre jours 5 et d’être à Paris vers le dix ou douze du mois prochain, et suis cependant, dans l’espérance de vous y trouver, en l’amour de Notre-Seigneur...

[ 30 novembre 1639 1* ]

Mademoiselle,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Je ne puis répondre à toute votre lettre ; je l’ai per-

écrivit. Celles de Louise de Marillac sont nombreuses ; on en compte une centaine. (Cf. Les vies des saints -personnages d’Anjou, par Dom Chamard, Paris, 1863, 3 vol. in- 12, pp. 279-303,)

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