‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 78 sur 500 · V oirement, vraiment · texte numérisé non relu

V oirement, vraiment

3. Les confréries de la Charité avaient à leur tête une supérieure, qu’assistaient une trésorière, une garde-meubles et un procureur.

de la Basse-Œuvre 4 pourra bien faire cela, ou de Saint- Sauveur. j’estime donc que cela est nécessaire, afin que la trésorière ait moyen de vaquer à la conduite de l’œuvre, à la réception et congédiement des malades ; car, pour la garde, il n’est nullement à propos qu’elle fasse cela, ni que l’on lui donne six sols par jour. Eh ! bon Dieu ! elle emporterait le plus liquide de la Charité.

Plût à Dieu que la bonne Madame de la Croix pût faire ce que vous lui conseillez ! Cela lui vaudrait bien une bonne religion. Pour les drogues, vous avez bien fait de les délivrer ; mais votre trésorière ne devait pas faire marché ; elle ne sait point où cela va. Il sera bon d’y remédier par le moyen de Monsieur le grand vicaire 5 et l’entremise de Monsieur du Rotoir. Quand Monsieur de Beauvais sera de retour, il sera bon de lui communiquer les choses principales, si vous voyez qu’il l’agrée. Il veut cela quelquefois. Mais, pour prendre la bénédiction de lui, il me semble qu’il n’est pas expédient, pource qu’il est fort éloigne de cérémonie et aime qu’on traite avec lui rondement, et respectueusement néanmoins.

Pour votre logement, si vous l’avez pris chez Monsieur Ricard 6, vous ne sauriez être mieux ; c’est le meilleur et un des plus honnêtes hommes que je connaisse ; et Madame sa femme, que je connais seulement de réputation, fort pieuse. Hélas ! que je pense qu’ils en seront contents l’un et l’autre ! Je souhaite fort que vous y soyez.

Quant au doute de M. du Rotoir, il a raison ; et je pense qu’il sera à propos de mettre dans le règlement que les sœurs du quartier de la Basse-Œuvre assisteront

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