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Nom d’un quartier de la ville

5. Nicolas Lévesque, qui fut dans la suite premier supérieur du séminaire de Beauvais.

6. Raoul Ricard, procureur au présidial. Il resta pendant trente ans procureur de la Charité de Beauvais.

les pauvres qui mourront en la Basse-Œuvre et à Saint- Gilles ; mais, pour les autres quartiers, je pense qu’il suffit que ce soient les dames d’une paroisse qui assistent à l’enterrement des pauvres de leur paroisse seulement, pource que les sœurs du quartier de Saint-Sauveur, de Saint-Etienne et de Saint-Martin ont trop de malades et trop de mourants, pour qu’elles y assistent à tous leurs enterrements, et que les autres paroisses sont des fauxbourgs, qui font chacun un quartier.

Et pour les quêtes, l’on dit, avant de partir, qu’elles mettront autant de jours qu’il faudra pour les faire 7. Je voudrais bien savoir ce qu’elles ont trouvé à chaque quête qui a été faite. Mais il faut noter, touchant ce que j’ai dit de l’enterrement, qu’il faut que Monseigneur prononce là-dessus sa volonté.

Et moi, je vous promets d’écrire à Villepreux pour l’élection de l’officière et de parler au R. P. de Gondy pour avoir du bois pour Montmirail. Je vous promets, de plus, de vous mander la disposition de Monsieur votre fils au prochain voyage, ne l’ayant pu par celui-ci, faute de l’avoir prévu.

Soyez-en cependant en repos et unissez votre esprit aux moqueries, aux mépris et au mauvais traitement que le Fils de Dieu a soufferts, lorsque vous serez honorée et estimée. Certes, Mademoiselle, un esprit vraiment humble s’humilie autant dans les honneurs que dans les mépris et fait comme la mouche à miel qui fait son miel aussi bien de la rosée qui tombe sur l’absinthe que de celle qui tombe sur la rose. J’espère que vous en userez ainsi et que vous m’obtiendrez pardon de notre bonne Mère la supérieure des Ursulines de ce que je m’en vins sans recevoir ses commandements, et que vous assu-

7. Les sœurs quêtaient dans l’église et à domicile. L’argent recueilli était déposé dans un coffre à deux serrures, dont la supérieure avait une clef et la trésorière l’autre.

rerez Mesdames les ofücières et Monsieur du Rotoir que je suis à eux et à vous, en l’amour de Notre-Seigneur et de sa sainte Mère, Mademoiselle, votre très humble serviteur.

Vincent Depaul.

Je ne suis pas prêt à partir pour notre grand voyage ; quelques affaires d’importance nous arrêtent ici ; et Monsieur Lucas, qui a été grièvement malade à la mission de Berry 8, s’en revient ici 9.

De Paris, ce 7 décembre 1630.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras, au logis de Monsieur du Rotoir, à Beauvais.

[i63o ou i63i h]

Je viens de recevoir présentement l’incluse de la bonne Germaine * 1 2. Je vous supplie, Mademoiselle, de lui faire réponse pour nous deux. Mais je vous supplie encore plus humblement que vous m’excusiez de ce que je ne vous

8. Berry-au-Bac, petit village de l’Aisne, arrondissement de Laon.

9. La visite de Louise de Marillac à Beauvais porta des fruits abondants. Les dames vinrent nombreuses à ses entretiens ; les hommes réussirent à l’entendre en se cachant. Quand elle repartit pour Paris, le peuple l’accompagna bien loin sur le chemin, louant et bénissant Dieu de l’avoir envoyée. Gobillon raconte [op. cit., p. 43) qu’un enfant tombé sous les roues de la charrette qui la portait se releva sans mal, grâce à ses prières.

Lettre 59. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. Nous lisons dans Abelly [op. cit., t. I, chap. XXIII, p. 109) :

« La même année et la suivante 1631, cette confrérie (la confrérie de la Charité) fut établie par M. Vincent, avec la permission de M. l’archevêque de Paris et l’agrément de MM. les curés dans les paroisses de Saint-Médéric ( Saint-Merry ) , Saint-Benoît et Saint-Sulpice. »

2. Une des filles que Louise de Marillac employait aux écoles. Elle fut longtemps maîtresse à Villepreux, où nous la trouvons encore en 1637.

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suis allé voir, ni prié de venir ici. Le continuel embarras que j’ai m’en empêche.

Nous sommes après à mettre la Charité à Saint- Benoît ; mais je ne sais par quel esprit cela se fait que chaque paroisse de Paris veut avoir quelque chose de particulier et ne veulent point avoir rapports avec les autres. C'est quasi leur faire peine que de dire : l’on fait ailleurs comme cela. Ou bien elles veulent faire un salmigondis 3, en prenant quelque chose de Saint-Sauveur 4, quelqu’autre de Saint-Nicolas, notre paroisse, et quelqu’autre chose de Saint-Eustache 5.

Il sera parlé de vous en l’assemblée de Saint-Benoît. Mademoiselle Tranchot en dit des merveilles. Pensez s’il serait à propos que vous preniez la peine de voir cette bonne demoiselle pour stabiliser] 6 son esprit, afin qu’elle fortifie les autres. Si vous l’avez vue d’autres fois, cela se pourrait facilement par quelque prétexte que vous pourrez prendre ; car elle ne faudra pas de vous en parler, ni moi d’être, en l’amour de Notre-Seigneur et de sa sainte Mère, votre très humble serviteur.

Vincent Depaul.

Je m’en vas demain à Montreuil 7 et reviendrai le même jour, comme j’espère. Ressouvenez-vous de nous en vos prières. Je vous souhaite le bonsoir.

Suscrifttion : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

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