Abelly, t. I, chap. xxiv, p. ii3, et lettre
45. Comparer en particulier Abelly, t. II, chap. 1, sect. VII, § 1, p. 96, et la lettre du 6 septembre 1646 au frère Jean Barreau; t. III, chap. viii, sect. I, p. 77, et la lettre 69 ; t. III, chap. vin, sect. II, p. 83, et la lettre 5o.
mêmes altérations46. Quand il a directement recours à l’original, ce n’est pas pour en donner le mot à mot. Peut-être toutefois prend-il avec le texte moins de liberté qu’Abelly.
En 1834, Gossin, avocat à la cour royale de Paris, publia sur les originaux, dans un livre intitulé Saint Vincent de Paul peint par ses écrits 47, soixante-seize lettres du saint, la plupart adressées à Louise de Marillac, et une supplique au Parlement. Il conserve l’orthographe primitive, place les lettres datées dans leur ordre chronologique et donne le nom des possesseurs des originaux qu’il a mis à profit. Quoique très incomplet, ce travail serait excellent si l’auteur avait su mieux lire l’écriture de saint Vincent. Les noms propres en particulier sont complètement dénaturés. Qui reconnaîtrait Goussault, Laurent, Souscarrières, de Herse, Mussot, Romilly, Fortia, de Brou, Pascal, Pillé, d’Authier dans Toustain, Lunveni, Souharries, Bierse, Mussut, Clomilly, Foren, Bron, Fasral, Filé et Autin ? Qui ne demeurerait surpris de lire dans la correspondance du saint des phrases du genre de celle-ci : « Faites... bien entendre... à votre tour que je suis en témoin de Notre* Seigneur 48P » Remplacez tour par cœur , témoin par V amour , et vous aurez ce qu’a écrit le saint. Quelque nombreuses que soient ces fautes de lecture, il est presque toujours facile à qui connaît bien
46. Comparer Abelly, t. III, chap. xxiv, sect. I, p. 348, Collet, op. cil., t. II, p. 3o8, et la lettre du 6 août 1657 à Honoré Bélart ; Abelly, t. III, chap. 11, vers la fin, p. 8, Collet, t. II, p. 107, et la lettre du 7 février 1641 à Louise de Marillac.