‹ Correspondance et documents relatifs aux événements récemment survenus dans les Territoires du nord-ouestChapitre 21 sur 56 · TRE DRE ET · texte numérisé non relu

TRE DRE ET

Mo cusr M. Howe,—Je viens de recevoir votre bonne lettre du :6, à propos du . télérramme que je vous ai envoyé sous la conviction que les choses étaient dans un état plus ;: grave que vous où M. McDougall ne le supposiez. Immédiatement après votre départ, F l'insurrection a commencé à se développer. Des hommes armés s’emparèrent aussitôt des ; Chemins qui conduisent au Fort Garry. Une réunion du conseil fut de suite convoquée, H eb la plus grande excitation s'en est suivie. Le chef des insurgés, Riel, à assisté au i: conseil depuis 10 h. À. x. jusqu'à 7 P. M., et il à fini par démontrer qu’il avait raison et que le conseil avait tort. Nous.nous proposions de partir le vendredi qui a suivi votre départ, }, mais nous avons été retenus, par ordre du gouverneur MeTavish, pendant quatre jours, pour apprendre la décision du conseil, afin qu’il pât en envôyer verbalement la nouvelle, par Hmoi, au gouverneur McDougall. Le conseil se voyant impuissant, s’est séparé sans l prendre aucune décision, tandis que les insurgés recrutaient leurs forces d’heure en heure. & Le gouverneur MeTavish n’a pu assister au eonseil, et il baisse rapidement. Je ne serais “pas surpris d'apprendie sa moré d'un moment à l’autre. En quittant la rivière Sale, Énous rencontrâmes un campement de rebelles au nombre de trente. Ils avaient barricadé les chemins, et ils faisaient la patrouille des deux côtés de la barricade, tous armés de fcarabines. Ils saisirent nos chevaux par la bride, et il nous fallut descendre. L'on savait ‘très généralement qu’ils avaient envoyé un détachement chargé d'intercepter les approvi-

sionnements envoyés par le gouvernement à Denuis el Suow, aiusi que les carabine apportées par M. McDougall. Cependant, je lui envoyai des messagers, et j'appris en le rencontrant que les carrbines avaient été soigneusement cuchées, en sorte qu'elles sont en sûreté.

M. McDougall n'étant pas venu dans l'Établissement, ne peub avoir qu'une idée

- générale de la véritable position des affaires, et je vis qu elles prenaient un aspectsi grave

que je pensai que je devais me rendre au plus 166.3 Obtawra pour vous en rendre compte en détail, mais je crus ensuite qu'il valait mieux vous envoyer une dépêche télégraphique, eb que si vous le jugiez nécessaire, vous me demanderiez d'autres détails par la même voie. À mon arrivée à St. Paul, et en passant à St. Cloud ct dans d’autres villages, je rencontrai un grand nombre d'individus à mines rébarbatives qui: se” préparaient à traverser les prairies, précisément des gens de la classe dont on fait les flibustiers, et sachant qu'une semaine plus tard ils seraient partis, j’insérai dans les journaux le rapport de l’arrivée de M. McDougall au Fort Garry, que vous avez vu télégraphié de St. Paul, lequel, je dois Pavouer, ne contenait pas un mot de vérité. Les choses ne vont pas bien, et je pense qu’il en coûtera encore de l'argent et du sang. ‘

S'il y a autre chose que vous désiriez savoir, écrivez-moi, on bien, si vous le croyez nécessaire, j'irai à Ottawa.

J'ai, ete., W. E. SANDrFORD.

Ortawa, 19 novembre 1869.

Voir lettre à Mox cner Wugerock,—Hnvoyez l'incluse par un messager sûr aussitôt

l'Honorable . ; : LOU, , ue vous le nourrez, afin qu'elle ne soit pas interceptés en route, MeDougall, 19 i d q F Vercep

novembre 1869.

Votre dévoué,

. Joserx Howz.

Ne dites rien de ceci, les frais seront payés.

(Télégramme) 20 novembre 1869.

M. WE. Sandford, Hamilton.

Lettre reçue. Merci. Télégraphiez tous les faits nouveaux. Pas besoin de venir ici. /

Josrrx Howe.

( Télégranvme. ) Ortawa, 20 novembre 1869.

Josern WuseLocx, St. Paul, Minnesota.—Lettre pour vous par la malle d’aujourd'hui. Si le gouverneur À McDougall retournait à St. Paul, priezle d'y rester jusqu'à ce qu'il ait de mes nouvelles. Télégraphiez toute nouvelle ‘authentique ‘de la frontière ; les frais en seront payés par ce bureau.

‘ JostPx Howe.

Terrirorre DE Dacorau, E.-U., PEugixa, 5 novembre 1869.

Regçue par le Monsieur, —-J'ai l'honneur de faire rapport, pour l'information de Son KT res le, Excellence le gouverneurgénéral en conseil, des événements qui ont eu provinées, 96 lieu dans les environs depuis ma communication du 31 octobre. J'espérais novembre. pouvoir envoyer ce rapport par le courrier qui est parti de Pembina ce matin, mais en conséquence de la fermeture inattendue de la malle hier soir à six heures, que le maître de poste me dit être “l'heure réglementaire,” je n'ai pu écrire que quelques mots que,{par motif de prudence, j'ai adressés non officiellement à M. Meredith. Je vais maintenant vous relater les événements importants qui m'ont empêché de séjourner plus longtemps dans le Terrritoire du Nord-Ouest. -

Le ler jour de novembre, vers 11 heures du matin, pendant que je parlais à un chef tchippewey et à quelques membres de sa tribu auxquels j'avais Gonné rendez-vous, le * colonel Dennis et un Métis anglais, M. Hallett, arrivèrent du Fort Garry, d'où ils étaient à, partis la veille au matin à bonne heure. Ils avaient passé sur la prairie à quelques milles

à l’ouest de la rivière Rouge, et n'avaient pas été vus par les éclaireurs rebelles. Le colonel . Dennis m’apportait une dépêche du gouverneur McTavish, dont le document marqué A est une copie. Il me remit aussi les documents marqués B et C, contenant son propre récit jusqu'à la veille de son départ. Comme le gouverneur et son conseil partageaient l'avis du colonel Dennis qu'il serait imprudeht de ma part de me rendre au Fort Garry “ sous les circonstances actuelles, et comme il n’avait été pris aucune mesure pour organiser # une force capable de supporter les autorités, je n’avais d'autre alternative que de rester % au poste de la compagnie de la Baie d'Hudson. Les meubles, ete., destinés à l'hôtel du gouvernement, étant arrivés à Pembina de St. Cloud, l'individu qui s'était chargé de les % livrer au Fort Garry vint me trouver pour savoir s'il devait les transporter plus loin que # Pembina, en ajoutant qu'ils pouvaient être arrêtés sur la route et peut-être détruits. Je

: lui dis que comme il s'était engagé à les livrer au Fort Garry, il devait remplir son marché. J'avais raison de croire qu’il connaissait les desseins et les mouvements des insurgés, et qu’il était dans leur confidence, sinon dans leur complot. Je pris soin de lui démontrer que ce n'était pas un jeu ‘d'enfants qre ses amis avaient commencé, eb que toutes les conséquences d’une révolte contre les autorités impériales retomberaient infailliblement sur eux. Je lui dis que j'avais été envoyé comme gouverneur civil et que j'étais prêt à traiter toutes les classes et tous les individus de la manière la plus amicale et la plus mpartiale, mais que s'ils préféraient une régence militaire et la loi martiale, ils prenaient exactement le bon moyen de les avoir. Je savais qu'il répéterait mes observations en passant dans le camp des rebelles, eb je crus qu'il serait bon, puisqu'ils avaient été si loin, Side leur laisser voir ce que je pensais de leur conduite. Je n’ignorais pas que la mission de M. Provencher devait avoir un résultat favorable ou défavorable avant que mon interlo- “cuteur ne pût voir ses amis. Il me dit qu’un parti d’une vingtaine de cavaliers viendrait

me rendre visite dans un jour ou deux. Comme preuve de la détermination et de l’esprit atriotique des insurgés, il me montra une chanson française, en partie copiée de la Marseillaise, que l’on faisait circuler parmi les Métis du voisinage. Il me proposa d'acheter me partie des effets qui lui avaient été confiés, surtout les poêles, afin de les sauver de la

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es poêles que toute autre chose, mais que je le tiendrais responsable, en premier lieu, de . n ! û . . " “leur livraison en bon état au Fort Garry, et que je croyais que les terres et les bestiaux

5 des colons métis seraient plus que suffisants pour payer tous les dommages qui pourraient “être faits à la propriété publique ou particulière. Je lui dis qu'il pouvait faire ce qu'il oudrait des effets qu’il transportait, et que je n'avais aucun ordre à lui donner avant

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#qu'il ne fût arrivé au Fort Garry. Là-dessus, il partit du ‘poste, convaincu, dans tous les ds, qu'il n'avait pas réussi à m'effrayer assez pour me faire consentir à lui vendre les :

ets du gouvernement au prix qu'il en voudrait donner. Au bout de quelques minutes, ses ; 12—3 °

charriots étaient en route pour l'Etablissement, Jo n'ai pas pu, jusqu'à ce moment (4 heures P. M.), savoir s’il avait pu traverser la barricade en sûreté ou non.

L’entrevue que j'eus avec le chof tchippewey Kéwétaosh et sa tribu, et que je.disais dans mon dernier rapport avoir été fixée à ce jour, fut d’un grand intérêt pour nous ct parut beaucoup le satisfaire. Après avoir rempli son calumet de babae mélangé d’écorce de saule sèche, et y avoir posé un charbon ardent, celui qui le portait se leva tenant le calumet à la main et atteudit l’ordre du chef. Celui-ci, avec la dignité de sa race et de son rung, se leva lentement de son siége, et montrant une grande inédaille d'argent qu’il avait sur la poitrine, et qui avait été donnée à son grand-père dans le temps de George ITT, dit qu'il était heureux de me voir comme gouverneur anglais. Indiquant la fumée du calumet, il dit que cette fumée n'était pars do mauvais augure, —qu'elle signifiait paix et amitié entre nous. Il se rassit ensuite, ct celui qui portait le calumet me Île présonta : je fumai quelque peu et le lui remis. IL fut ensuite présenté à M. Richards et à mes autres compagnons, chacun à son tour. Les Sauvages fumèrent à tour de rôle jusqu'à ce que le calumet revint au chef, qui fuma le dernier. Cette cérémonie étant terminée, le chef se leva de nouveau pour faire son discours. C'est un Indien pur sang, âgé d'environ cinquante ans, d’une belle stature et d’une figure agréable et intelligente. Il renouvela ses protestations d'amitié et me dit qu’il avait attendu quelque temps pour me voir. Il était peiné d’ apprendre la conduite des Métis de l'Établissement, et me conseillait de n’y pas aller. Il n'avait pas grand’chose à dire, mais il voulait me poser une question : Avais-je acheté leur (sa) terre de la compagnie de la Baie d'Hudson ? Il commencé alors à réclamer la propriété du pays, de Pembina à l'Assiniboine, et des hautes terres à l’ouest * jusqu au lac des Bois. . Il dit que ses ancêtres n'avaient jamais vendu leur droit à aucune & partie de ce pays, qu “ls n’en avaient prêté à la compagnie qu’ une parcelle, autant qu'un À homme pouvait en voir sous le ventre d'un cheval, des deux côtés de la rivière, etil voulait j: maintenant savoir ce que j'allais faire de son territoire. Il réitéra son désir de rester en bons termes avec moi, et dit que ni lui ni sa tribu n ‘avaient rien de commun avecles f desseins ou les actes des Métis français.

Je répondis à son discours par l'entremise d’un interprète, un colon franco-canadien, qui parlait un peu le tchippewey et à peu près autant l'anglais. Je répondis à ses protestations d'amitié et exprimai mon regret de ce que, en conséquence de la longueur du trajet que j'avais fait et du temps que, j'avais mis à me préparer, je n'avais pu arriver à Pembina aussitôt que je l’aurais désiré. J'étais heureux de le voir, ainsi que sa tribu, et j’espérais que nous ne manquerions pas de nous entendre à amiable à l'égard de ses terres dont nous :° pourrions avoir besoin. Je lui expliquai la nature de l'arrangement fait avec la compagnie .

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de la Baie d'Hudson, qui laissait ses droits, quels qu'ils fussent, exactement dans la même position qu'auparavant. À l'égard de son observation que je ne devrais pas aller au Fort À Garry, je lui dis que s'il entendait par là me donner un conseil d'ami, je l’en remerciais, mais * je, devais obéir, non pas aux désirs des autres, mais aux exigences de mon devoir. À: J'étais envoyé pour gouverner le pays au nom de la reine, et je le ferais à moins que je £ n’en fusse empêché par la violence. Je produisis alors une carte du territoire, et lui demandai de m'indiquer les limites.des terres que lui et sa tribu prétendaient leur appartenir. Il ne s'attendait évidemment pas à cette proposition, et il y eut une assez longue consultation $% entre lui et ses compagnons. Je leur dis que je voulais simplement m'assurer de l'étendue 5 à du pays qu'ils réclamarent, que je n'étais pas prêt à admettre ou à rejeter leur prétention, a mais qu'avant de pouvoir négocier, il fallait que je connusse l'étendue de leur réclamation ; $à qu'il y avait d’autres tribus sauvages, particulièrement vers le lac des Bois, qui réclame: raient probablement quelque partie du territoire qu'ils disaient leur appartenir.

II me dit alors que leurs chefs, ‘ Pegwis, ?” près du lac Winnipig, “le Renard, ” du a ss Portage de la Prairie, et “la Grosse-Oreille, ” de la Pointe-aux-Chênes, vers le lac dei Bois, et lui-même, s'étaient entendus l’hiver dernier sur une division du pays entre eux, eti que sa réclamation se bornaït au pays compris entre la rivière aux Gratias et le chemin dus gouvernement au nord, la montagne du Pembina, à l’ouest, la rivière Bouche-Blanche à l'est Ë et la frontière américaine au sud. Je le questionnai à propos du marché fait avec lord’ Selkirk, sur quoi il en appela à un vieillard, qui dit qu’il était présent dans cette occasion

et qu'il se rappelait que “ Milord, ” comme on l'appeluit, n'avais qu'emprunté le térinïn le long de la rivitre Rouge, autant qu'il pouvait en découvrir sous lo vontre d’un cheval. J'e Jui demandai pour combien de temps ce terrain devait être prêté ? Une nouvelle consultation eut lieu entre les Sauvages, et ils répondirent : vingt ou vingt cinq ans. A ma question, si quelque convention écrite avait été faite, ils me dirent qu'ils n'en avaient jamais vue. T1 me dit que sa tribu comptait environ 600 âmes, et qu’il ne pouvait faire aucune cession de sés droits sans se consulter avec les autres chefs, T1 mentionna le mois de mai comme l'époque la plus favorable pour les rencontrer au Fort Garry, dans le but d'avoir une conférence avec moi. Ayant appris que sa tribu, à part les Métis, ne dépassait pas la . moitié du chiffre qu'il avait donné, jo lui dis qu'il lui faudrait, en venant au Fort Garry, ï m'apporter une liste contenant le nombre des familles et leurs noms, ainsi que l'endroit de #4 leur résidence, qui le reconnaissaient comme chef, en excluant les Sauvages américains et | les Métis. Il y consentit. Je chargeni l'agent de lx compagnie de la Baie d'Hudson de leur donner du tabac, de la farine et du thé, suivant l'habitude dans ces occasions. Nous nous donnâmes tous une poignée de main, et la conférence en finit là.

J'eus ensuite une entrevue particulière avec le colonel Dennis et M. Hallett, qui s'étaient reposés en attendant, et j'essayai de constater l'objet précis du mouvement insurrectionnel et ses chances de succès. J'avoue que les rapports venus du Fort Garry, l’indécision et la maladie du gouverneur, l’hésitation et l'indifférence des marchands et des Métis anglais, firent plus que confirmer l'impression qui m'était restée de la correspondance, qu'il ne serait pris aucune mesure pour arrêter le progrès de la révolte où résister à * tout gouvernement que les Métis français pourraient établir. Le colonel Dennis exprima à l'opinion que l’on pouvait compter sur les “ canadiens ” du pays, qu'ils s’impatientaient de l’inactivité des autorités, eb qu'ils se rallieraient immédiatement à un chef énergique qui : s'adresserait À eux au nom de la loi, de l’ordre et de lautorité de la couronne. Mais

malheureusement leur nombre est minime, comparativement aux insurgés, et ils sont dispersés sur une grande étendue de pays. Le gouvernement local n’avait pas même publié un * avertissement pour inforiner la partie mécontente de la population des conséquences qui SX résulteraient probablement de ce recours aux armes projeté. Aucun: exposé officiel de la sa nature de l’arrangement eoncln avec la compagnie de la Baïe d'Hudson, et de l'autorité en 4 vertu de laquelle il avait été fait, n'avait été publié pour dissiper les fausses impressions ‘créées dans l'esprit des Métis par certains meneurs de l'Etablissement. L'on savait très bien au Fort Garry que des citoyens américains étaient venus dans le pays ostensiblement pour y faire la traite, mais en réalité pour créer du mécontentement, et si c'était possible organiser un mouvement favorable à l'annexion duterritoire aux Etats-Unis. Ces individus et leurs partisans s'étaient employés activement à faire circuler des rumeurs aussi absurdes que fausses, destinées à éveiller les craintes des Métis et à exciter leur hostilité contre le gouvernement canadien, L'on savait que ces rumeurs avaient produit l'effet désiré, et cependant le gouvernement ne paraissait avoir rien fait pour les contredire, si ce n’est par des explications eb des remontrances verbales, eb seulement à quelques individus, dont quelquesjuns, croyait-on, avaient complétement dénaturé, auprès des ignorants Métis, la portée ide leur conversation avec le conseil. Le colonel Dennis et M. Hallett n'avaient rien de mieux à me conseiller que d'attendre pour agir que j'eus appris le résultat de la mission e M. Provencher. - |

Le lendemain (mardi), vers cinq heures de l'après-midi, l'on vit quatorze cavaliers enant de la direction du Fort Garry. Il fut bientôt évident qu'ils étaient armés et qu'ils rrivaient à fond de train. En arrivant, ils ralentivent le pas de leurs montures, descenirent à la barrière de la palissade qui entoure le poste, leurs fusils armés et en ordre mili- “aire. Au bout de quelques minutes, deux d’entre eux me firent demander une entrevue. “Ils laïssèrent leurs armes à la porte aux soins de leurs camarades, et furent immédiate- “ment admis. Je les invitai à s'asseoir, eb leur demandai ce qu'ils voulaient, Ils épondirent qu'ils avaient été envoyés pour me dire qu’il me fallait quitter le territoire du Vord-Ouest—que je devais m'en retourner avant neuf heures le lendemain matin. Je leur emandai ‘ qui les avait chargés de ce message? ” Ils répondirent : “ le comité—le gouver-

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