‹ Correspondance et documents relatifs aux événements récemment survenus dans les Territoires du nord-ouestChapitre 24 sur 56 · G. SIMMONS · texte numérisé non relu

G. SIMMONS

“ Président Cic. Télégraphe du Nord-Ouest. ”

Ne sachant pas positivement si ce télégramme vous est parvenu, je vous en envoie Fcupie commo ci-dessus. J'ai présumé qu’il serait satisfaisant, et j'ai immédiatement ordonné ’achat des poteaux, ebje puis maintenant vous annoncer que des marchés ont été faits pour ous les poteaux nécessaires à l'établissement de la ligne jusqu'à Pembina. Pour le reste do la distance, nous tächerons de nous procurer du bois plus”près. J'espère que nous oramuniquerons avec vous au Fort Garry, par le télégraphe, dans l'automne de 1870, et,

i le chemin de fer était terminé au temps voulu, ce sera au commencement de l'automne. : Sur toutes le communications que vous désirerez transmettre par nos fils, nous ferons ine déduction de vingt-cinq pour cent, à commencer du premier de ce mois.

Je suis, ete., 2. G. SruxoNs, u Président Cie. Télégraphe du-Nord-Ouest,

Te

(1036.) | ‘ Frrue Larose, Peugina, 13 novembre 1869.

L'honorable Secrétaire d'Etat pour les Provinces, ‘ Ottawa, Canada.

Reçue par le Sécrétaire d'Etat MoxsiEur,—dJ'ai l'honneur de vous apprendre, poux l'information de

pour les pro- Son Excellence, que je suis encore sans autres nouvelles des autorités de 1a Y860 le 4déc. Compagnie de la Baie d'Hudson au Fort Garry. J'ai appris de sources

° particulières que mes lettres du 2 et du 4 de ce mois au gouverneur MeTavish lui avaient été remises lundi dernier au matin, et qu'une réunion du conseil avait été convoquée pour le même jour. Mais bien qu'il se soit écoulé près d'une semaine, et que des particuliers aient trouvé le moyen de m'envoyer des lettres ainsi qu'à d'autres personnes de ma suite, datées de Fort Garry, jeudi, le 11, le gouvernement ou n’a rien eu à me communiquer, ou n’a pas pu trouver les moyens de me rien faire tenir. J’apprends aussi qu’il n’a lancé aucune proclamation ou avertissement aux rebelles, ni à ceux qui, croyant les rumeurs qui circulent maintenant à l'effet que la Compagnie de la Baie d'Hudson est opposée au gouvernement canadien, seraient tentés de se joindre à eux. Je ne puis m'expliquer cette réticehce extraordinaire et cet abandon hâtif de l'autorité de la part du gouvernement, que par la faiblesse et l’imbécilité du gouverneur, et la complicité de quelques membres de son conseil avec les insurgés. J'ai la preuve que l’un de ses conseillers, à la résidence drquel quelques-unes des premières réunions des mécontents ont eu lieu, est en correspondance avec les machinateurs américains de Pembina, et cherche à découvrir par leur entremise quels sont mes mouvements et mes intentions. Cette

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