‹ Correspondance et documents relatifs aux événements récemment survenus dans les Territoires du nord-ouestChapitre 25 sur 56 · LISTER SF ERA AA · texte numérisé non relu

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trahison dans le conseil explique aussi la détention des approvisionnements qui avaient été #5 commandés par l'agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson ici, pour notre usage et pour le sien, et dont les rebelles ne pouvaient avoir aucune connaissance, à moins que quelques F4

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employés de la Compagnie de la Baie d'Hudson n’en eussent divulgué la destination. Les rebelles n'avaient pas jusque-là mis d’entraves à la circulation des chariots de la

compagnie ou à ses opérations de commerce.

Je vous envoie un document i imprimé (A), publié par les rebelles an Fort Garry le 6 Fe

Ermpostion fut faite p par un Yankee np se trouvait dans leurs rangs, et l'énreuts a à été! ë -corrigée, me dit-on, par M. Ross, autrefois du bureau du Globe de Toronte. Cet “ appel” Ë 2 été adressé sous enveloppe au maître de poste de Pembina, qui me le remit après quelque À

hésitation, et en me disant qe ‘il ne me remettrait pas à l'avenir les lettres qui me seraient A

fort relâchée et est entièrement au service des insurgés et de leurs partisans. Beaucoup del lettres paraissent avoir été ouvertes, et l’opinion g générale est que cet accident est particulier & à Pembina. Il ne serait pas mauvais que M. Thornton demandät au maître-général desk postes des Etats-Unis d’ordonner à son subordonné ici de montrer plus de soin et plus dl courtoisie dans la direction de son bureau quil ne l'a fait j tes ici. ie

le commencement et qni on à saisir cette occasion de se prononcer. - tra Drnraxoue, 14 novembre. Ée

La lettre (8) qui m'est parvenue aujourd'hui estsans signature, mais d'après V'écriturk je sais qu'elle vient de M. Snow, le conducteur du chemin du gouvernement. El confirme simplement les renseignements qui m'étaient déjà parvenus de différentes sourcté depuis deux ou trois jours. La recommandation que l’on ms fait de lancer une proclami: : tion immédiatement n’est pas la première de ce genre, mais j'ai constamment répondu qu jusqu’à ce que le transfert du territoire ait eu lien, et que je sois notifié du fait, je mn

voulais prendre aucune des responsabilités du gouvernement. MM. Richards et Provencher partagent mon opinion à ce sujet.

É Les documents C et D sont des extraits de lettres reçues cette semaine. Celui marqué C est de M. Mair, qui était à St. Paul lorsque le soulèvement eut lieu, mais qui eutla permission de franchir la barricade, après quelque délai, à son retour au Fort Garry ; 4 et l'extrait D est tiré d’une lettre écrite par un jeune Angläis qui s’en allait au Fort Garry pour voir le pays dans le but de s’y établir, —lequel fit une partie du voyage avec M. Begg, eë à qui l’on permit de franchir la barricade en conduisant un des chariots de la compagnie de la Baie d'Hudson.

J'inclus aussi une communication (E) que je viens de recevoir des “amis du Canada” par la même voie que celle marquée (EH) dans mon rapport du 5 du courant, Elle m'apprend, comme on le verra, qu'il existe dans les rangs des rebelles un état de choses qui, si la rumeur est vraie, donne l'espoir d’une solution plus facile qu’elle ne le semblait il y à quelques jours.

J'ai chargé le colonel Dennis de répondre à cette lettre par le même messager, que je . suis encore ici et que je me propose d’y rester,— et de conseiller aux habitants loyaux de n'agir qu'après mûre délibération et avec le plus d’unanimité possible, leur promettant qu'ils auraient bientôt officiellement de mes nouvelles. Je leur faisais aussi demander de m'informer promptement du résultat de “l'appel” du 16 de ce mois. Un avis affiché au bas de l’un des ‘appels ” imprimés, indiquant un lieu de réunion dans la paroisse de Küldonan, est de l'écriture de l’un des conseillers du gouverneur McTavish. J'ai maintenant ce papier en ma possession.

La dernière malle du Canada ne m'a apporté aucune lettre officielle. J’espérais apprendre, cette fois, que le transfert” avait été agréé et que l’ordre impérial en conseil était passé. Sije ne reçois pas avis de cet “ordre ” dans quelques jours, je me trouverai dans une position fort embarrassante, et les chefs de l'insurrection en deviendront plus osés et plus forts. Ils comprennent parfaitement que tant que Ja proclamation de la reine ne sera pas lancée, je n'ai aucune autorité légale pour agir ou pour commander obéissance,

La température est encore douce pour cette latitude. La terre n'est pas gelée de plus de 4 pouces de profondeur sur la prairie. La neige couvre à peine la terre, et hier il a plu pendant deux ou trois heures.

Lo. J’ai l'honneur d'être, etc.,

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Wu. McDoucaLz.

(“4”) “Avis PuBLic AUX HABITANTS DE LA TERRE DE RuPERT.

: “Le Président et les Représentants de la partie française de la population de la ‘ Terre de Rupert, en Conseil (les envahisseurs de nos droits étant maintenant expulsés), ‘ connaissant déjà votre sympathie, tendent la main de l'amitié à vous, nos bienveil- ‘ lants compatriotes, et en le faisant vous invitent à envoyer douze représentants .des ‘endroits suivants, savoir :—

“ St. Jean, 1; Ste. Marguerite, 1 ; Headingley, 1 ; St. Jacques, 1 ; Ste. Marie, 1 ; Kildonan, 1; St. Paul, 1 ; St. André, 1 ; St. Clément, 1; St. Pierre, 1 ; ville de é Winnipig, 2,—afin de former un seul corps avec le conseil ci-dessus, composé de ésdouze membres, pour considérer l’état politique actuel de ce pays, et adopter les mesures qui pourront être jugées les plus avantageuses à son bien-être futur.

‘ Une assemblée de ce conseil aura lieu au Palais de Justice du Fort Garry, jeudi, le 16 novembre, à laquelle les représentants invités voudront bien assister.

Winnipig, 6 novembre 1869.

Par ordre du Président.

“Louis RreL, Secrétaire.”

(“B.”) . | Font Garry, 9 novembre.

ue ‘“ Le Conseil à délibéré aujourd’hui sur la vôtre ; reçue intacte. Ne connaïs pas la # décision. La selle retombera sur le cheval à qui elle appartient. Appel fait aux ‘{ différentes paroïsses par le manifeste de Riel, qui a saisi l’imprimerie du or” Wester qe ‘et s’est servi des presses de force. Les paroisses anglaises et écossaises ne répondront . ‘ pas. ; * ‘ Lancez une proclamation et vous pourrez ensuite venir sans crainte, La compagnis } # de la Baie d'Hudson est évidemment chancelante. : |

“ Ne partez de Pembina sous aucun prétexte.”

(“C.") | Winxirie, 8 novembre 1869. Ë + * “11 n’y à aucun doute que la compagnie est fortement compromise dans #

“ cette affaire, Les Métis déclarent eux-mêmes qu'ils en ont reçu de laide. Les insurgés &

“ sont en quasi-possession du Fort Garry et y reçoivent leurs approvisionnements. La

“vôtre a été reçue sans encombre. Le conseil est en délibération aujourd’hui. Ne partez

’ “ sous aucun prétexte. Les Anglais ne se sont pas soulevés parce qu'ils n’y ont pas été à

“invités par les autorités, autremont ds se seraient soulevés. Lancez votre proclamation et :£

500 hommes y répondront. ‘ ‘

“M. Riel a dit aujourd’hui à M. Snow que les travaux du chemin seraient suspendus. É

“ Hier soir, ils se sont emparés de l'imprimerie du #or’ Wester et ont imprimé un “ appel”

“ dont je vous envoie un exemplaire. La matière a été composée par un Pankee qu'ils 4

1. ‘ avaient amené avec eux, et l'épreuve a été revisée pur A. Ross. Tous les Yankees d'ici f* ‘sont ouvertement compromis dans le mouvement, y compris certains marchands. Je de

“vous écrirai au long aujourd'hui. {

# Lundi soir. ”—[ est rumeur que l’on à demandé l'aide des Féniens, par l’entremise à

‘ de Donaldson probablement, La compagnie ne sait que penser de votre détermination ##

“ &e rester à Pembina. Il y à eu réunion du conseil cette après-midi, et l’archidiacre nous + “ à dit ce soir qu'elle n'avait abouti à rien. e

“Les Métis de la Pointe-aux-Chênes s'opposent à la cessation des travaux sur k:#4

“ chemin, qui sont d'un grand avantage pour eux, mais ils se vantent qu'ils n'en ermettrontie

- . [ D”. N ? A g : pal

“ la confection que tant que les choses iront à leur goût. M. Snow pense que la cessation}

“ temporaire des travaux aurait un bon effet, eu ce sens que le besoin les forcerait di

“obéir. On peut dire qu'ils sont tous absents des travaux, et ce serait folie d’en engageiqt # la moitié pour nourrir l’autre. ss

. ‘Si la compagnie coupe les vivres aux insurgés, ce qu'elle peut faire d'un moment i ‘ Vautre, ils ne pourront subsister pendant longtemps sur leurs propres ressources. dif

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“crois avec beaucoup d’autres que ce que vous avez de mieux à faire est de rester à PeniTS

suis assez satisfait de l’endroit. Le gouvernement maintenant établi est une républiqui#®

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Fort par 140 hommes, et ils se sont emparés de l'artillerie et des autres armes quiff

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laisser entrer dans le fort, qui, avec l'aide des loyaux, aurait pu étre facilement gardé ; ? mais il est évident, entre nous, qu’elle à d’abord été bien aise de la manière dont les choses * tournaient eb dont elles ont marché depuis que je suis ici ; lorsque les Métis eurent appris que M. McDougall partait pour Ottawa, ils ont abandonné le Fort, mais ils y sont retournés le lendemain et s’en sont emparés de nouveau. Ma ferme conviction est que cette affaire Ene sera rézlée que lorsque l’on enverra des troupes du Canada. Il n’a pas encore été irépandu de sang, mais il eut impossible de dire s'il ne s’en répandra pas quelque jour. outes les propriétés sont respectées à présent, excepté celles de la compagnie de la Baïe "Hudson, dont on se sert pro bono publico. Nécessairement, nous sommes tous à ne rien aire. Envoyez-moi un mot de ce que vous faites, et de ce que l'on fait pour terminer ette misérable affaire.

Croyez-moi, etc.,

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Vice DE Winnipiée, Vendredi, 12 novembre 1869.

Caxr Moxsieur, — Les lettres aux “amis du gouvernement canadien de la ville de Winnipig,” eb au gouverneur McTavish, adressées à M. Grant, sont arrivées ce matin et ont été immédiatement remises à leurs destinataires par ce dernier. La malle de mardi à ntenait des lettres pour Son Excellence et pour vous-même, adressées sous enveloppe 5 Charles Cavalier et au colonel Stutzman respectivement, mais nous croyons qu'elles ont té enlevées, car le sac de la malle à été rapporté au bureau de poste et y a été examiné. d'avenir, tout ce qui passera par la malle sera examiné, La rivière Sale est maintenant Sigardée par une demi-douzaine d'individus, le Fort Garry étant devenu le quartier-général, 6 Jon prend un soin particulier d'empêcher qu'aucune communication ne parvienne au ôuverneur, que l'on dit (?) être encore bien malade. Les rumeurs d’hier parlent d'une sshgssion entre Riel et Bruce, et de Ja détermination du premier de supplanter l’autre. ds À part l'ifluence de la mission, Bruce a le plus grand nombre de partisans personnels, et “sibsen suivra nécessairement un bon résultat.

‘4%. Certaines indications font voir que l’on commence à chanceler dans le camp, surtout uis qu’ils ont entendu dire que les Métis anglais se sont emparés de toutes les muni-

p ‘ésipaient, il n’y à pas le moindre danger à craindre de leur part, maïs ils prêteront plutôt uissant appui, pourvu que le gouvernement y acquiesce et que les Métis anglais se ‘méttent à leur tête.

. PA Nous allons faire de suite une protestation énergique aux autorités d'ici, nous plaiêtg nt de leur inaction, et leur faire part des recommandations contenues dans la lettre en * tion. Nous pensons qu'avant peu, et si nous sommes secondés par l'intervention d'étdelle du gouverneur MeDougall, nous pourrons amener une solution de la difficulté; SeURUL est fait quelque chose dans le sens indiqué par la lettre, nous en garantissons le 211ré État.

ntfs ans la plupart des paroisses, aucune réponse ne sera faite à la proclamation de AVE ou si l'on s’en occupe, ce sera simplement pour envoyer une lettre protestant contre deres agtes passés eb actuels des insurgés. Ils cherchent à faire élire B. et McK. pour la Wiléämais je pense que je pourrai faire manquer ce projet, siles Américains ne s'en mêlent “trop fortement.

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Le moyen de communication employé est sûr et les frais en sont payés en enticr ici. À. S. est à la Pointe-aux-Chênes et discontinue d'employer les Métis de ce lien. Cela aura l'effet de les détacher de ceux qui ont forcé le gouvernement à garder l'argent qu'il dépensait libéralement jusqu'ici.

* Nous avons immédiatement besoin d'un plan de conduits; on peut se procurer les forces nécessaires ; mais nous pensons que la patience eb l'exercice d’unc judicieuse autorité obligeront le gouvernement actuel à agir: Les gens de la ville commencent à se fatiguer de nourrir eb supporter leurs gardes, et les gardes à leur tour ressentent ce manque d'attention. L'un des capitaines nous a dit qu'il avait été entraîné de force dans ce mouvement, et nous demanda d'employer nos bons offices à le disculper lorsque viendrait le temps d'examiner l'affaire.

La cause fait tranquillement et sûrement des progrès parmi l'élément anglais, et elle gagne du terrain inême parmi les Français, et nous sommes convaincus que

tout finira bien.

(No. 1042.) Extrait d'une lettre adressée au Secrétaire d'Etat pour les Provinces par un particulier de Saint Paul, Minnesota, en date:du 26 Novembre 1869.

J'ai envoyé votre lettre par la malle à M. McDougall, sous enveloppe adressée à un ami sûr qui demoure à Pembina, avec instruction de la remettre en mains propres à ce monsieur.

Je reçois souvent des lettres de Pcmbina — trois où quatre fois par semaine — par la malle où par occasion. Les malles sont sûres jusque à. Au-delà, toutes les malles arrivant ou partant sont fouillées, leur contenu est examiné, et ricn ne peut passer sans le contre-seing de quelque inspecteur insurgé. Les événements qui ont lieu à la Rivière-Rouge excitent naturellement beaucoup d'intérêt ici, et bien que l’on désire généralement que l'affaire se termine par l'annexion du territoire aux Etats-Unis, le plus grand désir est que l'un évite de répandre le sang, on de s’engager dans une guerre, car nos gens craignent beaucoup qu'un pareil conflit n’excite les Sauvages des deux côtés et n’attire sur nos frontières les horreurs d’une guerre indienne. Je n'ai, comme de raison, pas la moindre idée de ce que votre gouvernement se propose de faire, mais pour nous, il nous semble que ce serait le comble de l’imprudence d'essayer de mesures répressives. |

D'après ce que je puis apprendre, l’idée annexiorfiste est nulle, ou à peu près, dans le pays, mais la coercition aurait probablement l'effet de la développer. 11 y a une légère teinte de fénianisme chez les chefs. Un jeune prêtre Irlandais, du nom d'O'Donohue, de la mission de l’évêque Taché, est la tête forte du mouvement, dit-on.

DÉPARTEMENT DU SECRÉTAIRE D'ETAT POUR LES PROVINOES

| Orrawa, 7 décembre 1869.

À l'honorable William McDougall, C.B.

MoxsiEUR,—J’ai eu l'honneur de vous adresser des dépêches, les 19 et 29 de novembre, qui, vu le peu de sécurité des malles, furent adressées à un ami de St. Paul, pour qu'il vous les fit parvenir, s’il était possible, par courrier particulier. Craignant qu’elles n'aient été égarées, je vous en envoie des duplicala sous ce pli.

Votre dépêche du 13 du mois dernier, avec ses incluses, de À à E, m'est parvenue le 3 du courant et a été immédiatement soumise au conseil. Copie en sera envoyée au ministre des colonies cette semaine.

J'ai maintenant l'honneur de vous informer que le très-révérend M. Thibault, accompagné de Charles de Salaberry, Ecr., part demain, par la voie de St. Paul et Pembina, pour le Fort Garry, dans le but d'aider à réprimer le mouvement insurrectionnel de la Rivière- Rouge, et d'obtenir pour les autorités canadiennes l'accès au Nord-Ouest.

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M. Thibault à une grande expérience de ce pays, y ayant été 87 ans missionnaire, et n'en étant parti que l'année dernière.

M. de Salaberry a aussi acquis beancoup d'expérience dans ses rapports avec les Métis français.

Après s'être consultés avec vous, ils agiront avec ces gens de ‘la manière qu'ils croiront À la plus propre à atteindre notre but, et il serait peut-être bon qu’ils eussent ostensiblement

Je moins de communications possible avec vaus. Il est important, comme de raison, de ne pas éveiller les soupçons des insurgés, qui, très probablement, seraient portés à regarder avec défaveur toute personne qui paraîtfait Ë agir directement comme vos agents eb sous vos instructions; cependant, vous voudrez bien leur venir en aide autant que vous le pourrez.

Nous vous envoyons en mêmo temps, par eux, une proclamätion lancée par le gouver- .neur-général, sur l'ordre exprès de Sa Majesté. Cette proclamation devrait être répandue à à profusion, de telle manière et en tel temps que vous jugerez le plus opportuns. L'on a aussi # cru bien faire en imprimant une copie de votre lettre d'instructions, qui prouvera par ellemême combien est peu fondée l'accusation que le Nord-Ouest doit êbre gouverné sans l'in- Ÿ tervention ou l’aide des habitants du pays, mais seulement par des Canadiens. à MM. Thibault et de Salaberry seront suivis par Donald A. Smith, Ecr., l'agent de la compagnie de la Baie d'Hudson à Montréal, qui occupe maintenant la charge autrefois remplie par M. Hopkins. En sa qualité d'o ficier de la compagnie de la Baie d'Hudson, il pourra avoir facilement accès au pays et auprès du‘gouverneur McTavish ; et l'on espère qu'il pourra aussi seconder ce monsieur dans ses efforts pour rétablir Ja Toi et l’ordre au Fort Garry.

« Afin de donner à ses paroles plus de poids et d'importance, M. Smith a été prié d'agir ‘comme commissaire confidentiel du gouvernement canadien. En cette qualité, une fois rendu au Fort Garry, il pourra parler avec autorité des bienveillantes intentions du gou- K.vernement.

à Nous espérons que des conseils plus sages prévaudront bientôt, et que ces gens égarés se disperseront. Aussitôt qu'ils l’auront fait, vous vous rendrez, je suppose, au Fort Garry et y mettrez vos instructions à effet.

Vous feriez bien de prendre des mesures pour envoyer des dépêches à St. Cloud, afin que nous apprenions par le télégraphe que l’ordre est rétabli, En recevant cette nouvelle, #Son Excellence la communiquere, par le câble, au ministère des colonies, et la proclamation sera immédiatement lancée. lin a été retardée jusqu'ici afin que l'autorité de la compagnie de la Baie d'Hudson restât intacte jusqu'à ce qu’elle fût remplacée par le gouvernement canadien représenté par vous.

J'ai aussi l'honneur de vous envoyer un ordre en conseil, passé aujourd'hui, au sujet des droits de douane!

Vous serez maintenant en mesure d'assurer au habitants du Nord-Ouest, dans vos

1. Que toutes leurs Hbertés civiles et religieuses seront scrupuleusement respectées. 4 2. Que tontes leurs propriétés, droits et priviléges de toute nature, tels que ceux dont Hls jouissaient sous le gouvernement de la Baie d'Hudson, leur seront assurés. . £ 3. Qu'on adoptera la politique la plus libérale en accordant des titres de propriété à l'égard des terres maintenant occupées par les colons. 4. Que le présent tarif de droïts de douane sera continué durant deux ans depuis le remier de janvier prochain, sauf pour l’article des liqueurs spiritueuses, tel que sépcifié ans l’ordre en conseil ci-dessus mentionné. . . D. Que le gouverneur-gé énéral verra, en organisant votre conseil, à ce que non-seuleiment la compagnie de la Baie d'Hudson, mais encore toutes les autres classes de la popular ion résidente, soient pleinement et équitablement réprésentées. : 6. Que votre conseil aura le pouvoir d'établir immédiatement un gouvernement mucipal responsable, de la manière qu'il jugera la plus avantageuse au pays.

T. Que le pays sera gouverné comme dans le passé par la loi anglaise et suivant Lesprit de la justice anglaise,

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, / " 8. Que le gouvernement actuel doit être considéré comme n'étant que provisoire et î temporaire, et que le gouvernement du Can#da sera prêt à soumettre une mesure au par- , lement, accordant une ‘constitution libérale aussitôt que vous, comme gouverneur, et votre conseil aurez eu l'occasion de faire un rapport complet et détaillé sur les besoins du territoire.

Vous avez reçu des instructions avant votre départ d'Ottawa sur tous les points susmentionnés, sauf celui du tarif, mais on a cru opportun de vous les réitérer dans cette forme officielle.

Espérant que vous pourrez avant longtemps mettre’ en pratique ces'propositions libérales dans l'administration des affaires du Nord-Ouest,

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J'ai l'honneur d'être, ete.,

‘ JosePx Howe, Secrétaire d'Etat pour les Provinces.

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