‹ Correspondance et documents relatifs aux événements récemment survenus dans les Territoires du nord-ouestChapitre 36 sur 56 · LE · texte numérisé non relu

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Puis-je vous demander de vouloir bien donner à M. Grant et à M. Snow, ainsi qu'aux autres personnes qui ont la garde de cette propriété, toute l'assistance que vous pourrez commander pour la protéger contre les brigands en question. Si, à voire avis, le projet de la transporter au Fort de Pierre et de l’y protéger de la mauière proposée par les personnes qui s'adresseront à vous, est praticable et opportune dans ‘les circonstances, je vous serais très obligé si vous vouliez bien leur donner l'autorisation demandée.

Pour le moment, je laisse la chose à votre entière discrétion.

Wa. McDoucar.

J'ai l'honneur, etc.,

Ù . Toroxro, 15 décembre 1869.

L'honorable Sir J. A. Macdonall. ‘

St. Paul, Minn., 15.— Une lettre privée, venant d'être reçue de Pembina, donne les renseignements importants qui suivent :—

Les rebelles ont placé le gouverneur MeTavish sous la surveillance d’une garde vigilante, à cause de sa récente proclamation qui les invitait à mettre bas les armes et à se Ë soumettre au gouvernement. Æn même temps, ils continuent à donner des rations avec une

* régularité qui compromet sérieusement les provisions de la Baie d'Hudson au Fort Garry et dans les postes extérieurs.

Le capitaine Cameron, un des compagnons du gouverneur MeDougall, a tenté d'entrer s dans le Fort Garry, mais il fut arrêté à la porte par une sentinelle qui, avec l’aide d’un & sergent, l’a forcé de retourner sur le sol américain avec défense de rentrer dans le terri- . toire, sous peine de mort.

| (Télégramme. )

EH. P. Dwicuxr.

DÉPARTEMENT DU SECRÉTAIRE D'ETAT POUR LES PROVINCES

: OTTAWA, 17 Décembre 1869.

L'honoruble Wm. McDougall; C. B., Pembin«.

“Reçue par l’hono- MonsrEur,— Votre dépêche du 29 novembre, parvenue à ve département gabre VV. 25 le 15 de ce mois, a créé quelque crainte que vous n'eussiez lancé une prodécembre, Clamation annonçant le transfert formel du territoire, qui n’a pas encorc

-eù lien, et organisé et favorisé des mouvements qui, quelle qu'aurait été cur bonne intention, n'auraient pas eu la sanction de la loi. La réception des documents *A. B. C., qui sont arrivés le jour suivant, a fait cesser cette anxiété, et je dois vous faire épart de la satisfaction avec laquelle les paragraphes numérotés du document marqué “ B ” nt été lus par le gonverneur-général et le consoil. ”

Les dépêches qui vous ont été envoyées las 19 et 29 novembre, et les 7, 8, 10 et 11 lécembre, vous auront expliqué, avant que la présente ne vous parvienne, comment ce ouvernement envisage la situation des affaires dans le Nord-Ouest et la nature de la orrespondance échangée avec le gouvernement impérial, laquelle n’est pas encore terminée. L'on n’a pas encore reçu ici avis de l'émission de la proclamation de Ia reine annexant ce ays au Canada, ni du paiement du prix d'achat. Une minute du conseil très élaborée est envoyée en Angleterre par la malle d'aujourd'hui.

__ J'usqu’à avis ultérieur, vous vous abstiendrez d'adopter tonte mesure en dehors de otre autorité, eb vous ne ferez rieu qui puisse enlever au gouverneur ct aux ofticicers de la ompagnie de la Baie d'Hudson la responsabilité qui repose maintenant sur eux.

î Sil vous parvient un avis télégraphique que la proclamation de la reine est lancée, i iustruction de vous exprimer le désir que vous vous absteniez d'y donner suite jusqu’à é que vous receviez copie de cette proclamation par l'intermédiaire de ce département.

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- Je suis, etc.,

JosErH Howe, Secrétaire d'Etat pour les Provinces.

Furue Larose, PEMBINA, E.-U., | 2 décembre 18615 L'honorable Joseph ‘{ouwe, Secrétaire d'État, ete, Ottawa.

MoxstEUR,—Par la dernière malle, à la dute du 29 novembre, je vou Reçue par ce ni fait rapport que j'étais encore ici et que je n'avais reçu ni instruction erenire officielles pour me guider après avoir pris le gouvernement des territoiré les pro.mces, Uu Nord-Ouest, ni aucun avis de l'adoption “de l'ordre de Sa Majesté af 18 dée, 1869, conseil pour le transfert du territoire du Nord-Ouest à In Puissance. J'e voi relatais aussi, un peu longuement, les événements survenus depuis mon dernier rappa et vous indiquais quelques-unes des mesures que j'avais préparées et me proposais d’adonte le et après le ler décembre. De plus, je vous envoyais, dans une lettre séparée, copie la correspondance concernant les approvisionnements du gouvernement au Fort Garry, des démarches que j'avais recommandées pour les protéger. J'espère que ces lettres 502 parvenues à Ottawa, et supposant qu’elles le sont, je commence à relater ce qui esb su nu depuis. , A

Craignant, d'après des renseignementsque j'avaisreçus, quemon messagerchargé d'exer plaires de la proclamation fixant le ler jour de décembre comme lépoque du transfert és l'autorité de la compagnie de la Baie d'Hudson à la Puissance, eût pu être arrêté, je con d’autres exemplaires anglais ct français de la proclamation au colonel Dennis, lequel, ar un guide sûr, partit pour le Fort Garry dans la nuit du 29 dernier, la plus froide nuit Gé nous ayons eue jusqu'ici. Je lui donnaï aussi instruction d'agir comme mon “ lieutena et“ conservateur de la paix” en ralliant les hahitants loyaux à la défense de la loiaë l'ordre. Je lui donnai d'amples pouvoirs, et comme il connait pleinement mes vus! mes plans, ainsi que la nature de autorité en yertn de laquelle il doït agir, et comme, plus, il est en connaissance avec Îles principaux citoyens de Ia colonie par “lesquels il tenu en haute estime, et qu'il connaît bien le pays, j'ai la plus graude confiance exécutera ses ordres avec promptitude, discrétion et succès. Je ne crois pas prudent ÿà vous envoyer par cette malle copie.de la commission par‘ laquelle je l'ai nommé, parce} : y à danger qu’elle prenne une mauvaise direction.

On verra par le documeut ‘ A” ci-joint que les çolons anglais eb écossais, ainsi qu Métis, ont enfin découvert qu’ils doivent choisir entre Riel et ses alliés et const américains, eb l'autorité de Sa Majesté et le gouvernement canadien. Des assemblées: été tenues, plus ou moins secrètement, dans toutes les paroisses, excepté celles exdë vement françaises, e6 un “ comité de salut public” a été organisé. Le mouvement 15% beaucoup aidé par les Canadiens qui sont employés au chemin et à l'arpentage, les « personnes intelligentes et d’une autorité apparente auxquelles les colons pauvres, mais! disposés, peuvent demander des conseils. M. James Ross, Métis écossais, récen venu du Canada, eb mentionné dans un rapport précédent comme étant, d’après les: rences, dans la confiance des mécontents, s'est montré excessivement actif à réfu fausses rumeurs que certains négociants d'influence et autres traîtres ont fait circuler capitaine Boulton, qui était présent à l'assemblée des représentants de trois par quand fut adoptée la lettre ci-incluse qui m'a été envoyée, a également déployé du de la discrétion aussi bien que du courage dans les efforts qu'il a faits pour soul# peuple loyal de la colonie. Le colonel Dennis à été chargé de ma ‘réponse à ces persi sous la forme d'une commission qu'il pourra leur faire connaître le et après X décembre. La proclamation elle-même, qui est attendue avec tant d'anxiété par les ani Canada, fera, je l'espère, disparaître tous les doutes qui existent dans l'esprit des pe bien disposées, ainsi que les rumeurs fausses, absurdes et pourtant dangereuses qui mises tous les jours en circulation par les conspirateurs. Un point d’une grandei tance pour les colons anglais et écossais —et dont il est fait alugion dans le docunkÿ

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