‹ Correspondance et documents relatifs aux événements récemment survenus dans les Territoires du nord-ouestChapitre 46 sur 56 · J. À. N. PROVENCHER · texte numérisé non relu

J. À. N. PROVENCHER

Secrétaire.

[L. S.] © Par Son Excellence l'honorable William McDougall, membre du Conseil Privé de Majesté pour le Canada, et Compagnon du Très-honorable Ordre du Bi

| lieutenant-gouverneur des territoires du Nord-Ouest.

A Joux STOUGHTON Dexnis, écuier, lieutenant-colonel de l'état-major de la milis Canada, . !

. SALDT

Terrirotres pu NorD-Ouesr. à

Vu que de nombreux corps d'hommes armés se sont illégalement assemblés grand chemin, entre le Fort Garry et Pembina, dans la colonie ou district d’Assin et ont, par la force armée, arrêté eb détenu comme prisonniers un grand nomb particuliers et d'officiers publics, et les ont empêché de poursuivre leur route et dev à leurs affaires, et ont commis d’autres actes de violence, au mépris et au défi de to magistrats du lieu.

Vu que William MecTavish, écr. , gouverneur d’Assiniboia, a, le seizième jo

pouvait concerner, que les susdits actes illégaux particulièrement cités dans sa pl mation “ étaient contraires aux remontrances et protestations des autorités publigt

- J. À. N. ProvENcHER, Secrétaire.

et que dans la même proclamation il protestait lui-même contre tous et chacun dessusdits actes, et qu'il ordonnait et commandait aux dites personnes armées de se disperser et de retournér paisiblement dans leurs habitations ou de vaquer à leurs affaires légitimes, sous les peines et pénalités imposées par la loi ;

Vu de plus que depuis la publication de la dite proclamation, quelques-uns de ces hommes armés se sont emparés des registres ct papiers publics du Tort Garry, et ont arrêté et détenu comme prisonniers les officiers publics ou personnes qui en avaient la garde, et, comme je le tiens de bonne source, retiennent encore en leur possession les dits registres et actes publics, et qu’ils continuent par la force armée à entraver les officiers publics ‘et autres dans l’accomplissement de’leurs affaires, au grand effroi et détriment des sujets paisibles de Sa Majesté eb au mépris de sa royale autorité :

Vu de plus que Sa Majesté, par des lettres-patentés, sous le grand sceau de la Puissance du Canada, en date du vingt-neuf septembre de l'an de Notre-Seigneur 1869, a bien voulu me nommer, à compter du ler décembre courant, Lieutenant-Gouverneur des territoires du Nord-Ouest, et m'a autorisé et commandé de faire exécuter, d'une manière convenable, toutes les choses qui seraient du ressort de ma juridiction :

Sachez donc que, me reposant avec confiance sur votre courrage, loyauté, fidélité, ‘discrétion et habilité, et en vertu de l’autorité dont je suis revêtu, je vous ai nommé, .et par les présentes vous nomme, vous, le dit John Stoughton Dennis, comme mon lieutenant et conservateur de la paix dans les territoires du Nord-Ouest, et, à ce titre et comme tel, vous autorise à lever, organiser, armer, équiper et approvisionner une force suffisante dans les dits territoires, et avec la dite force à attaquer, arrêter, désarmer et disperser les susdits hommes armés, ainsi illégalement assemblés et troublant la paix publique ; et, à cet effet,” et avec la force à à votre disposition, à assaillir, faire feu, abattre, renverser ou enfoncer tout fort, maisôn, retranchement ou autre place où ces hommes armés pourront se trouver ;

Et en telle qualité de lieutenant et conservateur de la paix, je vous autorise à louer, acheter, saisir et prendre tous les vêtements, armes, munitions eb approvisionnements nécessaires, et tous bestiaux, chevaux, wagons, traîneaux et autres véhicules qui pourraient être requis pour le service des forces à lever comme ci-dessus mentionné ; Et je vous autorise de plus à nommer autant de sous-officiers qu'il sera nécessaire, et à leur donner de temps à autre les ordres et instructions nécessaires pour qu'ils puissent s'acquitter convenablement du service que je requiers ici de vous, me faisant connaitre, quand vous en aurez l’occasion, les nominations et ordres ci-dessus pour être ratifiés ou autrement ; ; et je vous donne, de plus, plein pouvoir et pleine autorité d'appeler à votre aide et appui tous les magistrats et'officiers de la paix, et d’ordonner à tous et à qui que ce soit des habitants des territoires du Nord-Ouest, au nom de Sa Majesté la Reine, de vous assister et aider à protéger la vie et les propriétés des sujets loyaux de Sa Majesté, et à maintenir la paix publique, et, à cet effet, d'arrêter, disperser ou vaincre, par la force, ‘les susdits hommes

-armés eb tous autres qui pourraient être reconnus comme les aidant ou comme complices de leurs actes illésaux ;

Et il est par le présent enjoint et c‘mmandé aux dites personnes ainsi appelées au nom de Sa Majesté d'obéir, à leur risque et péril, à vos ordres et instructions à cet égard ; et la présente sera une justification suffisante pour ce que vous ou ces personnes pourront faire en cette circonstance, aussi longtemps que cette commission restera en force. \

‘ Donné sous mon seing et le sceau de mes armes, à la Rivière-Rouge, dans les dits territoires, le ler jour de décembre de l'an de Notre-Seigneur 1869, et dans la trente-troisième année du règne de Sa Majesté.

Wiczram McDoucar.

Par ordre,

DÉPARTEMENT DU SECRÉTAIRE D'ÉTAT POUR LES PROVINCES

“ Ù Orrawa, 8 février 1870.

L'Honorable Wm. McDougall, C. B., Ottawa.

Moxsreur,—dJ’ai l'honneur d'accuser réception de vos lettres des 14, 20 et 29 du mois dernier, la première contenant copie d'une lettre adressée par vous à M. Joseph Monkman, À concernant les Sauvages dans le voisinage du Lac des Bois ; la seconde contenant un # rapport du colonel Dennis et autres documents : et la troisième contenant copie de la proclamation et de la commission dont il est question dans ma lettre du 24) janvier dernier,

J’ai l'honneur d'être, etc.

Joserx Howe.

Orrawa, 20 janvier 1870.

L'Honorable Secrétaire d'Etat pour les Provinces, etc., etc., etc.

Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre sous ce pli le rapport du colonel Dennis (A 8), relatant les incidents de son expédition dans l'Etablissement de la Rivière. Rouge, entre le ler et le 10 de décembre, suivant les instructions émanant de moi, et que je croyais avoir le droit de lui donner en vertude ma commission. Les copies des docur ments dont il est question dans ce rapport ne me sont parvenues qu'hier, en conséquence de la maladie du colonel Dennis, provenant d'une blessure qu'il s "est faite en revenant de Pembina.

J'ai aussi reçu, et je vous l'envoie sous ce pli (B 8), le rapport définitif du colonel Dennis à propos des arrangements qu’il à pris pour l’emmagasinage et l'emploi des provisions, etc., déposées au Fort de Pierre, et relatant sa visite aux Sioux, qui, disait-on, se préparaient à faire la guerre pour leur propre compte.

* J'ai l'honneur d’être, etc., ù Wu. Mc Doucazz.

(4. 8.) | Relation des incidents de l'expédition entreprise en vertu d'une commission du Lieutenant |

Gouverneur McDougall, en date du 1er décembre 1869. Mercredi, ler décembre.

Axrivé chez M. William Hallett, sur l’Assiniboine, à 5 heures du matin. Envoyt} chercher M. James McKay et M. Robert Tait, et discuté avec eux et M. Hallett l’éta actuel des affaires dans l'Etablissement. Je leur lus la proclamation du 1er décembre € ma commission, et leur expliquai que j'avais reçu ds M. McDougall l’ordre de constate l'état des esprits, actuellement,. parmi les gens loyaux, et que si je voyais qu'il était te que je pus croire qu'un appel fait dans le but d'organiser une force pour réduire les factieux serait reçu d’une manière qui laisserait entrevoir une issue favorable, je devais faire cet appel, organiser une force et réprimer la révolte : d’un autre côté, ‘s’il y avait quelqu doute à propos du-résultat, je ne devais lancer aucun appel mais retourner à Pembins & faire un rapport en conséquence. «

J'appris que les députés anglais devaient assister à une assemblée du conseil ds Français convoquée pour aujourd'hui pour faire connaître le résultat de la proposition des Français soumise aux différentes paroisses en vue de former un gouvernement provisoire L'on disait que ce résultat serait fatal au parti, contre lequel il; y aurait une majorité & , Plusieurs cents voix. M. Tait dit qu’il se proposait d'assister à l’assemblée, et je lui donni un exemplaire de la Proclamation, avec l'entente qu’il la ferait lire en cette occasion.

M. Hallett était décidément d'opinion que les habitants anglais se rallieraient mair

tenant avec 2e empressement pour réprimer l'émeute. Les deux autres messieurs $ ’accordaien! /

Page 1