II. U
villes d'Haïq^o et de Kerman-Sliah > et qui prétendent s'être fixés en ces lieux dès le cominençement de la grande dispersion, parlent une langue très-voisine de Thébreu des Targums et des deux Talmads, qui ne diffère du chaldéen vulgaire que par quelques terminaisons et termes spéciaux ; au point que les gens de ces deux nations conversent entre eux avec facilité. Ils sont convaincus que la différence dç leurs dialectes ne réside que dans la prononciation.
La physiologie vient ici confirmer les témoignages de la philologie ; et le type chaldéen est le type juif , noble et beau , fortement caractérisé par ses grands yeux noirs , son nez aquilinet sa barbe épaisse et d'un brun luisant; en un mot , il est ce que devait être celi^i-ci , avant que Fanathème qui pèse sur lui ne l'eût dégradé.