I, 13, 14, 15.— III, 12, 18. -IV
5 Dan., XI, 6, 7, 8.-Zeph., 11, 13.
6 Job, XXXVII, 3.— XXXVIII, 13.-Isaïe, XI, 12.-Ezech., XXV, 4.— Judith, XVI, 5.
du Niphate ne prouverait-elle point que réellement la Chaldée embrassait toute cette étendue de pays et qu'elle était le nom général de régions désignées simultanément par un nom particulier? Cette question se résoudra d'ellemême par l'examen de celle qu'elle implique sur l'origine et l'état des Chaldéens anciens et modernes.
§. III. — De l'origine des Chaldéens et de leur première société.
Le nom primitif sous lequel les Chaldéens apparaissent dans l'Ecriture-Sainte est celui de Casedim '. Les commentateurs ont proposé des étymologies peu satisfaisantes de cette dénomination, qu'il convient mieux, suivant nous, de considérer comme un nom propre de tribu , distinction encore usitée parmi tous les anciens peuples de l'Orient , entre autres chez les descendants des Chaldéens, ainsi que nous le dirons subséquemment. Dans cette supposition , la branche première de la famille chaldéenne sortirait de la même souche que la famille du peuple juif; puisque a Césed, son chef probable , était fils de Nachor, frère d'Abraham 3, lequel quitta la ville d'Ur-Casedim, pour aller s'établir dans la terre de Chanaan 4.
Cette communauté d'origine prouve un fait important,
' On le rapporte à la racine arabe Cased, errer, signification qui exprimerait la vie nomade de ce peuple. — Eichhorn'sallgem. biblioth. der biblischen litter. Th. X. s. 425. — Mais ce sens ne peut convenir à toute la nation chaldéenne, dont une partie considérable était agricole et habitait des villes. Le nom ù'Ur- Casedim, cité chaldéenne , confirme cette observation pour les temps les plus reculés.
9 I, Moïse, XXII, 22.
3 I, Moïse, XI, 26.
4 I, Moïse, XI, 28.— Néhcm., IX, 7.
à savoir : que la langue des Chaldéens était dès le principe la même que celle du patriarche, père du peuple élu de Dieu. Le langage de ces deux nations, commun à tous les descendants de Sem ', a été pour ce motif appelé Sémitique : dénomination plus juste que celle d'Araméen, adoptée par quelques savants, puisqu'elle est plus générale. Cependant son acception n'est pas encore assez étendue pour comprendre plusieurs autres peuples parlant ses dialectes , tels que les Phéniciens et toutes ces tribus de la race de Cham répandues dans l'Ethiopie , l'Egypte et le pays de Chanaan a.
Les Livres Sacrés, qui sont ici notre unique guide, s'expriment assez clairement pour nous faire supposer que le peuple fixé primitivement dans la Babylonie avait avec les Chaldéens un langage commun , s'il ne descendait pas directement de la même souche. En effet , ou les fondateurs de Babel 3, d'Erek 4, d'Accad 5 et de Coleneh 6 , dans la terre de Sinéar, étaient de la même tribu que Nemrod , leur chef, et, dans ce cas, ils sortaient de Couch, père
' I, Moïse, X, 31.
* I, Moïse, X, 6, 21. — Journal des savants, novem. 1823, p 651.
* Babylone. Buxlorflexie. chald. Talrnud, p. 233. — Gesenius Lehrgebaude der hebr. Sprache S. 134.
4 On a longuement écrit sur la position de cette ville. (Ccllarius, not. orb. ant., t. I, p. 833). Entre toutes les opinions, celle de Bocbart nous semble la plus probable. — Arocca ou Arecha (Ptolem., lib. VI, cap. 3. — Ammicn Marcel., lib. XXIII, cap. G) serait la cité d'Ardcrika, mentionnée par Hérodote.
5 Bochart place Accad sur les bords de l'Argade, rivière mentionnée par Elien. Saint Jérôme et saint Ephrem pensaient que c'était Nisibe.
0 On s'accorde généralement à placer cette ville au lieu qu'occupa Ctésiphon, l'Al-madaïn des Arabes. Saint Jérôme nous dit, dans son commentaire sur la Genèse : « Cfialanne, quœ postea, verso nomine, a Seleucorege est dicta Seleucia,vel certe quae nunc Krvinpùv appellatur.»