LAC ONÉIDA
Le 8 juillet 1831, au soleil levant, nous^Éittâmes Se petit village appelé Forl-Brewington , et nros com- 4iiençâmes à nous avancer vers le nord-est.
A environ un mille et demi de la maison de notre hôte, un sentier s'ouvre dans la forêt; nous nous hâtâmes de le prendre ; la chaleur commençait à devenir gênante. A une nuit agitée avait succédé une matinée .sans fraîcheur. Bientôt nous nous trouvâmes à l'abri des rayons du soleil, et au milieu d'une de ces profondes forêts du nouveau monde, dont la majesté ^sombre et sauvage saisit l'imagination et remplit l'âme d'une sorte de terreur religieuse.
Comment peindre un pareil spectacle? Sur un terrain marécageux, où mille ruisseaux que n'a point en-