‹ CorrespondanceChapitre 90 sur 224 · A MONSEIGNEUR · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR

4 août 183^.

Monseisrneur

J'ai appris avec douleur, mais aussi, je l'avoue, avec éton^ nement, à quels injurieux soupçons mes sentiments, comme catholique, étaient exposés dans votre diocèse. En cette circonstance, je n'ai, ce me semble, rien de mieux à faire que de vous envoyer la lettre que je crois de mon devoir d'adresser au Souverain Pontife, en vous priant de vouloir bien la lui faire parvenir vous-même. Cette nouvelle déclaration, spontanément faite dans toute la sincérité de mon cœur, imposera peut-être enfin silence à la calomnie.

Cependant, pour éviter toute espèce d'ambiguïté, non à Rome, où l'on ne confond point les choses de nature diverse, mais en France, où les passions confondent tout, il n'est peutêtre pas inutile d'ajouter ici que la soumission pleine, entière, et sans restriction aucune, que je dois à l'Église et à son chef^ dans l'ordre religieux, et que je conserverai au fond de mon âme jusqu'au dernier soupir, me laisse libre de ma conduite et de mes opinions, dans les choses exclusivement relatives à Tordre purement temporel.

J'ai l'honneur d'être avec respect, Monseigneur, etc.

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