FORMÉ EN COMITÉ DE SURETE
Séance du ag avril 1798, l'an 11 de la République française.
[Le district de Bergues envoie copie de la sommation faite au général Pascal- Kerenveyer à Dunkerque et de la réponse de celui-ci.]
Le district de Bergues pense ([ue la menace de l'Anglais n'est (pi'une jactance méprisable et qu'il est fort éloigné de tenter un bondiai-dement contre Dunkenjuc.
U résulte des autres [lièces que le même district, dès qu'il a été instruit de ces détails, a chargé un de ses mendtres d'aller avec le citoyen Loorins, administrateur <lu dé()arlement, en pn'venir le gc'néral O'Moran et conférer avec lui sur les moyens de défense (juil convient d'employer dans ces circonstances. Les députés eut trouvé le général dans les meilleures dispositions; il a fait marcher de suite un bataillon de gardes nationaux vers Dunkerque; il a donné ordre aux autres troupes de se tenir prèles au premier commandement.
Le ilistrict de Bergues a aussi envoyt; deux commissaires pour seconder le conseil général de la commune de Dunkerque. Ces conmiissaircs ont eu avec le citoyen Farconet, ingénieur, une conférence dans la<|uclle il s'est plaint de n'avoir pas assez d'ouvriers; il leur a aussi ti'moigné ([u'il ne pouvait suffire seul au service de la place; il désirerait qu'on y envoyât deux antres ingi.'nicurs , l'un d'un grade au-dessus de lui (le citoyen Carnot le cadet, s'il étîiit possible), et l'autre d'un grade infi'riour.
La uumicipalité de Dunkerque demande aussi nne somme de 10,000 livres pour subvenir aux besoins urgents de ses travaux. Les commissaires du district mandent aussi que l'on s'occupe des dispositions nécessaires pour inonder une partie du pays et mettre ainsi obstacle h l'approche de l'ennemi et au transport de son artillerie; ils observent qu'il est inti-ressant de garder le plus grand secret succès opérations, dont la jtublicité en ferait mampier l'objet.
La municipalité de Dunkerque avait pris d'alxu-d une délibération j)0ur obliger les familles anglaises qui y n'sident et autres étrangers non établis à se retirer dans l'intérieur do la République. Le procureur syndic du disirict a observé que cotte mesure excitait do vives réclamations, parce que ces personnes ne trouveraient que très difficilement des moyens d'y subsister avec leurs femmes et leurs enfants, et que d'ailleurs elles pouri-aient y occasionner du désordre; il a pensé qu'il était do la justice de laisser aux Anglais la liberté de se retirer tlans leur pays, et. à l'égard des autres, (ju'il convenait de les faire aussi conduire par un vaisseau |)arlomeutaire au port le plus voisin do la Grande-Bi'otagne.
Le tlistrict de liergues, d'après ces observations, a arrêté qu'il serait sursis à l'exécution de la délibération dont il s'agit et qu'il en serait référé aux commissaires de la IJonvcntion.
il'2 COUUESPONDANCE GÉ^MilULK DE CAllNOT. [-.uj wan 179.5.]
Le Conseil va s'occuper particiilièroneiil do loiis ces ol>jcls-, il a il.'jà pi-is des mesures par sou ai'rèlé du aC, ])our éioi;;ner des froiilières lous les étrauj^ers; il a aussi écrit au Comité de salut puMic, eu lui conmuiuirjuanl les deux lellrcs du Commodore anglais John Cléments et en lui observant comltien il est nécessaire d'interdire toute correspondance avc^ reniieini.
( Ai'ch. nat. , F" m 7, bullclin du conseil jjénér.il du dc'pai'lenient du Noi'd. )