‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 144 sur 388 · RÉQUISITION DE CARNOT ET DE DUQL'ESNOÏ · texte numérisé non relu

RÉQUISITION DE CARNOT ET DE DUQL'ESNOÏ

Nous, représentants de la Nation, députés par la Convention nationale aux armées du Nord et des Ardennes, sur ce qu'il nous a été représenté par les marins les plus expérimentés du port de Dunkerque, que les quatre batteries flottantes destinées à la défense du port pourraient être attaquées et incendiées pendant l'obsciu-ilé de la nuit, malgré la surveillance la plus exacte de la part des officiers et des équipages, et que le seul moyen d'éviter un semblable inconvénient était de joindre H cette flotte deux petits bâtiments, dont la destination spéciale sera de mouiller tous les soirs, l'un dans la passe de l'est, l'autre dans celle de l'ouest, pour y servir de vedette ou de poste avancé et transmettre par des signaux aux batteries flottantes tout ce qui pourrait approcher

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de la rade et parvenir à leur connaissance, ces pelils bâliments pouvant servir d'ailleurs à des reconnaissances pendant le jour et à la communication fréquente de la rade avec le port; considérant l'importance de ce nouveau moyen de sûreté, requérons le citoyen Toustain, ordonnateur civil de la marine, de faire l'acquisition de deux bâtiments reconnus propres à ce service, de les armer et équiper le plus promptement possible, et l'autorisons à faire tirer sur les caisses de la marine les sommes nécessaires, aprijs en avoir reconnu l'emploi'".

Dunkerque, 99 avril 1798, l'an 11 delà Rcpubli(|ue française.

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