‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 220 sur 388 · I.E CKfiÉRAL LAMARCHE AU MIMSTIIE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

I.E CKfiÉRAL LAMARCHE AU MIMSTIIE DE LA GUERRE

Au t|uartier général de Bonchain, le a5 mai 1798, l'an 11 delà Républiqur. LE GÉnÉBAL E.V chef DK L'AmiéE DU «OBD AU illMSTnf: DE LA GVEimK.

J'ai eu l'honneur de vous rendre compte hier du mouvement que j'avais été obligé de faire vers Bouchain et des motifs qui m'y avaient déterminé.

J'ai pris la position appelée Camp de César, située entre les deux rivières. de la Sensée et de l'Escaut. Cette position m'a paru la seule à prendre , vu la nécessité

'•' C'est pendant l'absence de Camot, qui se trouvait à rassemblée des commissaires à Douai, que Duquesnoy dénonrait O'Moran. Il ne pardonna jamais à ce (jénéral et c'est lui qui le fit arrélerie 6 août 179.3. Lors (lu procès d'O'.Moran, Duquesnoy fil une déposition accablante, où il insista encore sur les mauvaises dispositions prises parle général loi-s de l'expédition de Fumes (Arcli. nal., \V .335, n" 585.) En voici le telle :

<r L'an second de la Hépublique française , le sixième jour du mois de ventôse, heure de onze du malin dudit jour

rEsl comparu le citoyen Ernest Du- ((uesnoy, député par le département du Pas-de-Calais à la Convention nationale, âgé de quarante-cinq ans, ne à Bouvinies Boiellle , district de Bélhuue, demeurant à l'arLs, rue des Moineaux, maison de la Réunion, qui a déclaré que O'Moran s'est constamment refusé de faire une expédition sur Fumes et Oslende, quoiqu'ayant 1 8,000 hommes à sa disposition et n'ayant

en tète que 1,900 à i,5oo hommes au plus. Après avoir poussé ce général pendant deux mois, l'épée dans les reins, à faire cette expédition , le menaçant de destitution s'il ne la faisait, enfin un plan d'attaque fut résolu, mais, au lieu d'avoir pris tous les moyens pour la réussite de son exécution , il fit tout manquer. Furnes fut cependant pris de vive force par la moitié des troupes de la République dispos<îes pour cette attaque; l'autre division, qui n'avait que deux lieues à faire, n'est arrivée qu'une heure après la prise de la ville, ce qui a cmpéihé l'exéculion d'un autre projet et la prise des 1,300 hommes qui étaient dans cette place, observant qu'O'Moran ne s'est pas trouvé à cette expédition. Et plus a dit ne savoir.

r Lecture faite, U a dit que sa déclaration contient vérité, qu'il y persiste et a signé avec noas et le grellier.

tDobsent, Duques.noï, \)ilkb!.z , greffier.})

<-' On ht en léle de la lettre : trRecu

le no mol, reg. n 702. n

274 CORRESPONDANCE GENERALE DE G A RNOT. [-25 mai 1798.]

où je suis (l'ëviler de nio nicUre en prise à la cavalerie des ennemis, la mienne se trouvant exti-êraement affaiblie et très inférieure en nombre à celle de l'ennemi. J'en prendrai occasion pour vous renouveler la demande qui vous a été faite plusieurs fois d'envoyer à cotte anm'e des troupes h cheval dont elle est pi-estpie dépourvue. C'est le seul moyen d'éviter la dévastation des campagnes.

Je ne puis encore vous rendre compte de la perte que j'ai faite, mais je puis vous assurer qu'elle n'a pas été considérable. Il n'en a pas été de même de l'ennemi , qui a perdu beaucoup de monde dans l'altaque des bois, où il s'est opiniâtre, malgré la résistance qu'il a éprouvée de la part do nos troupes, au point de s'exposer à un feu très long de mitraille.

Je ne vous parlerai pas de l'expédition heureuse du général La Marlière , parce que ce général me mande vous en avoir rendu compte sur-le-champ par un courrier'''.

Lam

Page 1