JUIN 1793. LE GÉNÉRAL O'MORAN À CARNOT ET À DLQUESNOY
Le ù juin. AUI CITOÎEyS CABSOT ET DVQVBSNOT, REPRÉSENTAIS DE LA SATION.
Ciloyens représentants, les ouvriers employés dans cette ville, ainsi qu'à Bergues, h la construction des affûts ont besoin d'une avance ou d'un acompte de 4,000 francs. J'avais cru devoir, j)our accélérer et encourager le travail de celui de Dunker([ue, lui donner un mandat de 4, 000 francs h précompter sur sa fourniture. Celui de Bergues m'a fait dejjuis la même demande, que je nc'liii ai point accordée, parce que je savais que le trésorier avait refusé à celui de Dunkerque de lui payer les 4,ooo francs. Sur mon ordre cependant ces citoyens ont déjà fait des livraisons et se trouvent peut-être en avance au delà de leui-s facultés. Veuillez bien, citoyens représentants, ordouuer aux trésoriers de Diiuker([ue et Bergues d'acquitter les acomptes que je ferai donner à ces ouvriers '''.
Je vous envoie ci-joint copie d'une lettre adressée au général Steltenlioffen par le conunandant des avant-postes aulricbicns. Je viens de faire passer l'original à Gassel et j'invite le général Slettenhoffcn à se concerter avec vous sur la réponse tpi'il couvioudrait de faire.
(Arch. liât., AF u 5G, reg. du générai O'Moran, n" 1.)
•i JUIN I7<)3. LE GÉNÉRAL O'MORAN AU GÉNÉRAL STETTE.MIOFKE.N.
A Casiid, le 9 juin.
AV gÉsÉRAL STElTtSnohtEy.
Je vous envoie, mon cher gi-néral, une lettre du commandant autrichien aux avanl-|i<)slos, relative aux deux magistrats de Fumes jiris conune otages. Gomme vous commandiez! en chef cette expédition et (pie les citoyens représentants de la nation y étaient [iré.seuls , je crois qu'il est nécessaire que vous vous coucertiez avec eux sur la réponse que vous devez y faire, parce que, malgré l'indiscipline que les troupes y ont montrée, il faut qu'elle soit digne de la grandeur de la Hépubii(pie fraui;;iise.
Lurstpie vous vous serez entendu avec eux, veuillez birn me domier copie de la réponse (jue vous enverrez au général Richardot pour la faire passer.
(Arcli. nat-, AF 11 56, ivg. du général O'Moran, n' 1.)
' (",t. l'arivli' pris pai' Caniul cl Duqucsnoy à ce sujet, p. 3i
cAssEL, 2 JUIN lygS.
LE GÉNÉnAL STETTENUOFFEN AU COLONEL AUTRICHIEN DE DIIACIISTADT '".
Au quartier gimoral de Cassel, ie 9 juin 1798 , l'an II de la République française.
Monsieur le colonel ,
J'ai reçu la lellre que vous m'avez fait l'honneur de ni'écrire hier. Je suis surpris à mon tour (pic vous ne sachiez point (juc dans tous les temps dejiuis qu'on l'ait la guerre, on a pris des otages pour satisfaire aux engagements contractés entre les puissances bellige'rantes , aussi bien qu'une ville prise d'assaut est ordinairement abandonnée au pillage. Ce n'est ])oint sans doule les menaces (jue vous niellez en avant qui m'engageront à rendre les olages que j'ai jiris à Furaes selon le droit de la guerre, mais comme les représentants du peuple ont jugé à propos, antérieurement à voire lettre , de les renvoyer dans leurs foyers , j'y consens volontiers; je fais plus, je vous renvoie les effets pillés contre mon intention.
J'ignore ce qui a j)u cuqtècher le retour d'un trompette que j'ai envoyé hier h Furnes avec des lettres adressées aux familles des otages. Je vous engage, Monsieur, d'en prendre connaissance.
Le général (le brigade commandant le camp sous Cassel, Stettenhoffen.
Voici la copie de la lettre que j'écris au commandant autrichien , mon cher général , que je vous prie de faire passer au général Richardot. A l'ég^ard de la revue, la chose est inqiossible, à moins d'être sorcier. Je vous souhaite le bonsoir.
Stettemioffen.
(Orij;., Arcli. nal. , AF 11 55, i85, n° 266.)
GHYVELDE, 3 JUIN lygS.