BERGIES, 10 AVniL lyy
AnnÉTE DE CAHNOT ET DE DUQUESNOV.
Nous, représentants de la nation, députés de la Convention nationale aux armées du Nord et des Ardennes, vu les plaintes qui nous
mock , commandanl en second du deuxième bataillon du district de Cambrai, cantonné à Oost-Cappel, s'est présenté et a dit que le poste qu'il occupe ne peut être bien défendu qu'avec du canon; que Rousbrupgc est actuellement occupé par les Aulricbiens et que les vedettes respectives se voient, se parlent et boivent ensemble; qu'hier luimême causant avec le major aulricbien, celui-ci dit que l'Autriche ne faisait la guerre qu'à regret, qu'elle était à la veille, ainsi que la l'russe, de se retirer pour ne plus se mêler des affaires de France et qu'elle ne recommencerait les combats qu'en prévenant la France douze heures d'avance ; et sur l'observation qu'elle ne la faisait que pour protéger les insurgents et les émigrés contre leur patrie, il a répondu que non et qu'il espérait que cette guerre fmirail à leur entier détriment en rassem-
blant au milieu des deux armées tous les émigrés des nations respectives pour en recevoir les coups. Le commandant en second du a' bataillon ayant ajouté qu'il venait déférer ce raisonnement à l'administration pour en faire tel usage qu'elle trouvera convenir, le président l'a remercié de cette attention et l'a invité à la continuer, ti
'" Les administratcui-s du département du Pas-de-Calais répondirent d'Arras à Cnrnot, le t8 avril 1793. qu'ils avaient écrit aiLssitot à tous les districts de s'approvisionner de bas, de souliers, de chemises, etc., et de faire travailler sans relâche à ces effets. Ils déclaraient aussi avoir écrit aux districts d'Arras, de Béthune et de Saint-Omer pour la confection des affûts. (Arch. dép. du Pas-de-Calais, L, reg. des lettres écrites par le département, pièce n" i3'ioi.)
114 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [i 5 avril j 798.]
ont été portées contre les citoyens Boucliette "*, maire, et Carpentier, procureur de la commune de Bcrgues-Saint-Vinox, arrêtons que iesdits citoyens demeurent provisoirement suspendus de leurs fonctions, et nommons pour en remplir les fonctions, savoir pour maire le citoyen Lauwereyns '"^' et pour procureur de la commune le citoyen Bailliaert, actuellement officier municipal; chargeons le Conseil général du district de Bergues de l'exécution du présent arrêté '^'.
Fait à Bergues le i5 avril 1793, l'an 11 de la Bépublique.