‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 124 sur 191 · LE GÉNÉRAL JOURDAN AU PRÉSIDENT DE LA CONVENTION NATIONALE · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL JOURDAN AU PRÉSIDENT DE LA CONVENTION NATIONALE

Au quartier général à Avesnes, le 5* jour de la 3' décadcde l'an ii de la République.

LE 6BSERÀL BiV CHEF DE L'iRMEE DD XORD àV président de Là COXVBXTWX yATlOyALE.

Citoyen ,

Les répiililicains français ont livré une bataille sanglante aux vils esclaves des despotes. Ils ont laissé sur le champ de bataille six mille morts. Coboiirg et son armée ont repassé précipitamment la Sandtre; nous les poiu-suivons. On fait à chaque instant des prisonnière. Notre perte se monte à deux cents morts et douze cents blessés. La valeur de nos soldats me présage d'autres succès pour les armes de la République, et bientôt la terre de la liberté ne sera plus infectée par ces brigands. La bataille a duré deux jours ; elle s'est donnée entre Avesnes et Maul)euge. Cette ville est libre; sa communication est entièrement rétablie. Tout retentit des cris de nos soldats : <fVive la République !ti Son triomphe est certain, malgré les traîtres et les lâches. La terreur s'est emparée de nos ennemis, et je crois qu'il sera impossible à ces esclaves de soutenii' les efforts courageux de nos braves répubUcains.

Salut et fraternité '"'.

(Orig. , Arch. de la guerre , année du Nord.)

'"' Le même jour, |6 octobre, le général D'Avaine écrivit de Casse! au ministre de la ijuerre Bouchotte. Il lui indiqua d'abord des abus dans les corps beljjcs et les moyens de les réprimer; puis il annonça qu'il avait a.ssend)lé, le i3 octobre, un ronseil de (Tuerre à Bergues et envoyé son plan d'atlaque aux reprcscntanls du peuple et à

JOORDAS.

Jourdan. <rJe n'attends plus, disait-il, que l'ordre d'exécution pour travailler de concert avec le général Jourdan. . . Soyei assuré, citoyen ministre, que nous ferons tous nos efforts pour nous rendre dignes cl mériter de la pairie le nom glorieux de destructeurs des tyrans, n ( Orig. , Arch. de la guerre, armée du Nord.)

312 CORRESPONDANCE GÉMÉRALK DE CARNOT. [if> oct. 1798.]

AVESNEs, 16 octobr:; 1793.

CELLIEZ, VARIN ET BERTON, AGENTS DU CONSEIL EXECUTIF, AU MINISTRE DE LA GUERRE BOLCIIOTTE.

Au quartier f^énérol d'Avpsnes, le 1 0 octobre, l'an il lic la République une et indivisible.

CELLIEZ , VA «IX ET BERTOy , AGEXTS DV COXSEIL EXÉCVTIF À L'ARMEE DV AOftO.

L'arinëe a donne aujourd'hui de toutes parts; l'ennemi a perdu du tcri-ain |)res(jue partout, quoiqu'il ait offert dans tous les points une vigoureuse résistance à nos braves républicains. La colonne gauche a cependant eu un succès moins marqué que les autres; mais celle de droite a gagné considérablement de terrain et s'est arrêtée ce soir à environ une lieue et demie ou deux lieues tout au plus de Maubeuge. La colonne du centre s'est emparée du village de Saint-Aubin et d'une partie de la hauteur, jusque près du bois; si cela continue demain comme aujourd'hui, l'ennemi sera obligé de se retirer, trop heureux encore s'il le peul, et nos braves guerriers porteront, nous l'espérons, leurs armes triomphantes jusqtie dans les murs de Maubeuge. C'est au moins notre cspoù-, c'est celui de tous ceux qui ont été témoins de la journée d'aujourd'hui. Aussitôt que nos vœux seront réalisés , nous nous empresserons de vous en instruire.

Les agents du Conseil exéculif à Vannée du Nord, P. Cei.likz, m. -T. Rkkton, Varin.

(Origf., Arch. de la guerre, armée du Nord.)

1 5 ET 16 OCTOBRE lygS.

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