‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 132 sur 191 · PROCLAMATION DE CARNOT ET UE BUQUESNOY À L'ARMEE DU NORD · texte numérisé non relu

PROCLAMATION DE CARNOT ET UE BUQUESNOY À L'ARMEE DU NORD

Au nom de la Répubiitjue française, une et indivisible. Les représentants du peuple à l'armée du Nord. Braves soldats,

Vous venez de rehausser la gloire des armes françaises: vous avez comblé le vœu des représentants du peuple et de la nation entière qui avait les regards fixés sur vous. Les despotes sont terrassés, la tyrannie est vaincue, la patrie est sauvée et vous avez bien mérité d'elle.

Dans les journées mémorables ([ue vous venez d'illustrer, vos chefs ont fait, comme vous, leur devoir; ils l'ont fait, comme vous, avec gaieté et en hommes libres. Quelques-uns se sont montrés indignes de vous commander : ils ont été destitués sur le champ de bataille et il vous en sera fait justice.

Les représentants du peuple s'honorent d'avoir partagé vos travaux et vos dangers: vous les verrez toujours à votre tête dans le chemin de l'honneur.

[i8ocT. 1793.] COllRKSPOiNDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 337

La Convention nationale va être instruite de ce que vous avez fait pour le salut de la République; comptez sur sa reconnaissance.

Au quartier général, le 7' jour de la 3° décade du 1" mois de l'an 11 de la Répul)li([ue une et indivisible.

CaRNOT, DlQUESNOY.

(Arch. (le la guerre, reg. d'ordres de l'ariiit'i; du Nord , xiii 6i'«, p. io3.)

ORDRE DU JOLR DU g1\ÉRAL JOCRDAV À L'ARMÉK DU NORD.

Soldais (le la Riipiibliqiie, la vicloirc ([ne vous vpiicz de reni|)oi'ter sur les esclaves des tyrans coalisés vous couvre de gloire. Les représentants de la nation , votre général en chef, sous les yeux desquels vous avez affronté tant de fois la mort el qui ont partagé les dangers que vous avez courus, insiniisent la Convention et la nation entière de voire généreux dévoueuienl. Li patrie reconnaissante a ses yeux fixés sur vous; elle n'attendait pas moins de votre zèle, de votre courage et de votre attachement pour elle. Achevez votre ouvrage; que la terre de la liberté soit entièrement jmrgée de ces monstres qui l'infectent, et que l'arbre de la liberté étende ses rameaux sur tout l'univers! C'est à vous, braves frères d'armes, h achever ce gi-and ouvrage. Votre valeur, votre intrépidité, votre amour pour la patrie assurent que vous le terminerez bientôt.

(Areb. de la guerre, reg. d'ordres de l'armée du Nord, xiii bù, p. iu3 v°. )

*VKSNKS, 18 OCTOBRE I7y3.

LE REPRÉSENTANT DOQl'ESNOY À SES COLLÈGUES DU BUREAU CENTRAL À ARRAS.

Avesnes, le |8 octobre I7>j3, l'an il de la République française, une et indivisible.

Citoyens collègues ,

Je vous envoie quatre jean- feutres à raccourcir. Le premier est le général de brigade Gratien; il a formellement désobéi à I ordre de son général de division qui lui avait ordonné d'allaipier et de charger l'ennemi dans le village de Watlignies. S'il eût exécuté cet ordre, la bataille aurait élé gagnée trois heures plus lot et nous aurions eu le temps de profiler complèlement de noire vidoii'e; et des douze à quinze mille hommes qui étaient sur les hauteurs de Wallignies, ils auraient été tous enveloppés el il ne s'en serait [)a8 sauvé un. Mais ce traître , ce

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