‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 2 sur 191 · DE CARNOT · texte numérisé non relu

DE CARNOT

COMITE DE SALUT PUBLIC

[Le 1 a août 1 798 le représentant Gossuin s'exprima en ces termes au début de la séance de la Convention :

ffDéjà six puissances coalisées ont envahi une partie des départements du nord; déjà Gondé et Valenciennes sont en leur pouvoir; Cambrai est cerné et elles marchent en ce moment sur Péronne. Nos forces sont encore supérieures à celles de l'ennemi, mais elles ne sont pas commandées; nous n'avons pas de généraux. Le ministre de la guerre n'est qu'un mannequin, qui ne fait rien par lui-même. Il ne |)rend conseil que des clubs; il s'adresse anx Jacobins, il les trompe et leiudit : Je suis patriote. Pendant ce temps l'ennemi s'avance et le ministre ne fait rien pour l'arrêter.

irJe demande que les membres du Comité de sjdut public, le ministre de la guerre et tous les ministres se rendent dans l'assemblée; que le Comité déclare s'il croit le ministère capable de sauver la France. S'il en est autrement , il faut s'occuj)er de choisir un ministre capable: les circonstances l'exigent impérieusement; enfin il faut prendre des mesures pour que l'ennemi ne passe pas Péronne. Je demande aussi cjue les membres absents du Comité de salut public soient remplacés. Prieur et Saint-André sont en commission , Hérault est au fauteuil et les autres sont obligés de se rendre à rassenil)lée. 11 faut, au reste, que le ministre rende compte, séance tenante, de ce qu'il a fait et de ce qu'il peut faire pour sauver la patrie. »

Delacroix (d'Eure-et-Loir) appuya la proposition de Gossuin, mais demanda que le Comité de salut public fit un tableau de la situation actuelle de la République et donnât son opinion siu- le ministre de la guerre Bouchotte. frQuant aux autres ministres , je ne crois pas leur présence nécessaire ; il doivent rester à leur poste.» Malgré l'insistance de Gossuin sur la nécessité de la présence de tous les ministres, la Convention adopta la proposition de Delacroix.

UCTMIUMB ■ATIOHAU.

2 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [16 août 1793.]

Dans la journée , Barèie lit, au nom du Gomitëde salut public, le rapport exigé par le décret du matin. Il paria de Bouchotteen termes élogienx. nSi vous voulez, dit-il, savoir l'opinion particulière du Comité sur Bouchotte, il vous dira tpi'il reconnaît en lui un républicanisme assm-é, une exacte ])robité, un homme considéi-ablement laborieux; mais il vous dira aussi <pie jamais l'administration de la pueire n'a présenté des travaux si immenses. 1 Puis il donna connaissance des lettres reçues sur l'état des armées et dit : «J'ajouterai que le Comité a arrêté un plan de campagne et que le mililaii-e qui l'a rédigé est cliai-gé de le porter au général Houchard. n

Ce militaire était Carnol, récemment rentré de sa mission dans le Nord''', et ([ui venait en eirct de repartir ])our exposer au général Houchard le plan de campagne qui avait ])oui' objectif de délivrer Dunkerque et de reprendre les autres villes occupées jiar l'ennemi '^'.

Le i3 août, Hérault-Séchelles , cpii |)résidait alors la Convention, rappela que le Comité de salut public devait tUre renouvelé en entier; mais Delacroix (d'Eureet-Loir) s'écria : fCe serait une calamité puljlique que de renouveler en entier, ou même en partie , un comité dont les membres tiennent dans ce moment le iil de tous les plans militaires. Je demande que les membres actuels du Comité soient prorogés à un mois.-» La Convention décréta aussitôt cette proposition.

Le 1 4 août, Barére lit adjoin(h-e au Comité de salut public Cai-nol et Prieur de la Côte-d'Or''', et les deux nouveaux membres, dont le premier venait de rentrer à Paris'*', assistèrent aussitôt à la séance du Comité'^'. Caraot fut spécialement chargé des opérations militaires et du personnel des armées , et Prieur, des armes, des munitions et des hôpitaux. Ils entrèrent aussitôt en fonctions et dès le 16 août Carnot rédigea la correspondance qui lui incombait.

Le Comité de salut [)ul)lic se composait donc, au il* août 1798, de onze mendjres : Barère, Carnol, Coulhon, Hérault de Séchelles, Jeanbon Saint- André, Bobert Lindet , Prieur de la Côte-d'Or, Prieur de la Marne , Robespierre , Saiul- JustetThm-iot''!.]

") Cf. l. Il, p. 4/17. '*> Cf. t. II, p. 453.

t^' Carnot était reparti le it août. (Cf. "> Cf. Auiard, V, 544.

l. II, p. 45 1.) '"> Le Conseil exécutif provisoire se

''' La minute du décret de la Convcn- coniposait alors des six minislros suivants :

lion, écrite de la uiain de Barère, est ainsi Gohier, pour la justice; d'Albaradc, pour

conçue : ttLa Convention nationale, après la marine; Dcforgucs, pour les affaires

avoir entendu ic rapjiort du Comité de sa- élrauRcrcs; Garai , pour l'intérieur (reni-

iul public, lui adjoint les citoyens Carnol placé le ao août 1793 par Paré); Bou-

et Prieur de la Colc-d'Or.u (Urij;., Arcli. dioltc, pour la guerre; Desloumelles, pour

ual. , C 3 04.) les contributious publiques.

[i6 AOÛT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.

LE COMITÉ DE SALIT PUBLIC AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE

Paris, le i6 aoni 1798, l'an 11 de la Rq)uljli(|iie Iraiicaisc. tes BBPRBSENTAKTS DV PEiPI.E , ilElUBRES DV COMITE DE SALVI PVtUC ,

àv r.iTOrE\ yiMSTRB de la guerre.

Citoyen ministre.

Le citoyen Vergnes ^'^\ (jénéral de brigade et chef de l'étal-major de l'armée des Côtes de Brest, nous a envoyé copie de la lettre qu'il nous a adressée en date du /i de ce mois, relative aux officiers du régiment du Cap, dernièrement débanjués à Auray, (pii s'obstinent à entrer dans le •!' bataillon du 106' régiment, malgré l'arrêté des représentants du peuple délégués près celle armée, (pii les place dans le 1" bataillon. Par cette lettre, il paraît encore que les soldats de ce corps regardent CCS officiers comme des contre-révolutionnaires, puisqu'ils ont fait contre eux une dénonciation qui contient une foule de faits très graves. Nous vous prions inslanimenl de prendre celle affaire en considération : elle nous paraît très urgente, vu les circonstances actuelles oii les ennemis de la liberté emploient tous les moyens de lui nuire. Vous voudrez bien nous informer sans délai des mesures que vous aurez prises pour maintenir l'exécution de l'arrôté des représentants du peuple et ramener à la loi des hommes (jui veulent s'y soustraire. Par

"' Camot asîiislp à la st-aiirc du Coniilc de salut |iul)Ui' (Aiilard, VI, 1). Lo iiuW' jour. II' Cnniilv de la [riierre rliarffe (juilli'iiiardi't et Cliàleauneur-nandoii d'cxaniiiicr une niarliiiie «le (juen-e (iréwnté' par le citojen (iuirard, de Nanry, et de »<■ roncerter à ro sujet avee Carnot et Prieur de la Côle-d'Or. (Arch. nal., AFii lâ.)

'*' Jarques-Paul Vergnes, né i ïonncinï (Lot-et-(iaronne) le 19 avril 1755, élève à l'éfole du (jénie de Mézières le 3i janvier 1773, lieutenant le 18 jan-

vier I77.'),ra|)ilaiiie le uj mars 17H6, adjudant |;(''néral lieiilenanl-rolonel le 1 h novembre 179a, et colonel le •! février 1798, général de l)ri(jade le 5 mai )7g3, rlief d'élal-major de l'année des (lotes de Brest , suspendu de ses l'ourlions le !i3 vcndéniiain' an 11 ( i '1 oclulire 1793), admis au traitement de réforme le i3 novembre 180U, préfet de la Haute-Saonc en mai iHo'j, reiraité le 11 juin 1811, mort à Marmaude (Lot-et-tjaronne) le la février iHii.

h CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [16x0011793.]

cela seul , ils se rendent très suspects et donnent beaucoup de poids aux griefs dont ils sont accusés '".

Les membres du Comité de salut public, L. Carnot, Saint-Just, Thubiot.

( Orig. , Arch. de la guerre , armée des CAtes de Brest.)

LE MINISTRE DE LA GUKRRE BOUGHOTTE AU COMITÉ DE SALIT PUBLIC

Analyse. — Prière de lui envoyer sui' le champ l'expédition de l'arrêté pris pai' le Comité poui- la répartition des trois mille hommes tirés des armées du Rhin et de la Moselle et destinés à l'armée du Nord.

(Orig., Arcli. de la guerre, armée du Nord.)

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE ALEXANDRE BERTHIER '-' AU COMITE DE SALUT PUBLIC.

Analyse. — Envoyé pai- les commissaires de la Convention près l'armée des

'') On lit en marge cette note autographe de Bouchotte : n Ecrivez à Canclaux de prendre les moyens nécessaires pour que l'arrêté des représentants ait son plein et entier effet. Ecrivez-moi ce qui se sera passé, n

'*> Louis-Alexandre Berihier, né à Versailles (Seine-el-Oise) le ao novembre 1753, ingénieur géographe le i" janvier 1766, lieutenant dans la légion de Flandre le aA mars 1779, capitaine le 2 juin 1777, sous-aide maréchal général des logis surnuméraire de l'armée de Bochamheau aux Etats-Unis le i" janvier 1781, aide-maréclial général des logis le 3 décembre 1787, rang de lieutenant -colonel le 11 juillet 1 789 , commandant à Versailles par intérim le 37 décembre 1 789, adjudant général colonel le 1" avril 1791, maréchal de camp le aa mai 1799 et chef d'élat-major

de l'armée du Nord le 96 du même mois, suspendu le ao septembre 1792, volontaire à l'armée des Côtes de l'Ouest le 1 1 mai 1798, requis par les rcprésentanls de remplir les fondions de chef d'élal-major de l'armée des Côtes de la Rochelle le 13 juin 1 793 , envoyé en mission à Paris le 1" juillet 1793, réintégré comme général de brigade et chef d'élal-major de l'armée des Alpes et d'Italie le 5 mars 1793, général de division le i3 juin 1795, chef d'état-major de l'armée des Alpes le 8 octobre 1795 et de l'armée d'Italie le 2 mars 1796, général en chef de l'armée d'Italie le 9 décembre 1797, chef d'état-major de l'année d'Angleterre le 8 mars 1 798 et de celle d'Orient le 10 mai suivant, ministre de la guerre le 10 novembre 1799, général en chef de l'armée de réserve le 9 mars 1800, ministre de la guerre du 8 octobre

[i6 AOÛT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 5

Côtes de la Rochelle '"' au Comilé de salut public avec le général Dutruy <'' à l'effet de demander les inoyons nécessaires pour frapper un coup décisif sur les rebelles de la Vendée, il reste dans l'inaction, quand il devrait combattre. Il expose ses services. trJe suis loyal; mon cœur est pur et je n'ai jamais connu l'intrigtie ; j'ai constamment suivi la ligne de jnes devoirs et mes principes de liberté, d'égalité et de respect pour la souveraineté nationale. i

(Impr. de 8 p. in-4°, coll. de M. Etienne Charavay.)

l6 AOÛT 1798.

LES GÉNÉRAUX BEAUREGARD ET SABOUnEUX ET LES ADJUDANTS GÉNe'rAUX LUCE, DIVERGER ET THÛRING DE RHYS AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC. .

Analyses. — 1° Le général Beauregard ^'^ écrit de Paris pour solliciter une audience qui lui permette de s'explicpier sur la querelle que lui a suscitée l'intrigue

1*^00 au 9 août 1807, maréchal de l'Empire le 19 mai iHoà, prince de Neuchâtel et de Valangin le 3o mars 180C, viceconnétable de l'Empire le 9 août 1807, prince de Waçram le i5 août 1809, pair de France le -'1 juin 181/1, mort à Bamberjj { Bavière ) le 1 " juin 1 8 1 5.

C Par une lettre de Courbolle et de Turreau, en date du 1" juillet 1798.

'" Jacques d'Ltruj , né à Genève (Suisse) le ao novembre 176a, entré au régiment suisse de Sonnenberg le 3 novembre 1783, congédié le 3i mars 1788, engagé dans le régiment suisse de Vigier le 18 septembre 1788, capitaine de la i" compagnie des chasseurs nationaux en 179a, chef du 19" bataillon d'infanterie légère le 47 février 1798, général de brigadcle 18 juin 1798, suspendu le 19 thermidor an II (6 août 179/1), remis en activité à l'armée de l'Ouest le a 4 brumaire au IV (i5 novembre 1795), réformé le 1" vendémiaire an 5(32 septembre 1796), remis en activité à l'armée d'.4nglelerre le 9 nivûse an vui (3o décembre 1799), envoyé à Saint-Domingue le a frimaire an i (38 novembre 1801), rentré en France, en non-activité le 3 nivosc an xi (a'i décembre 1803), commandant de la Légion d'honneur le a5 prairial an xii (i.'i jidn

i8o4), employé dans la 7* division militaire le 9 brumaire an xiii (3i octobre 180A), baron del'Einpirele iSaoùt 1809, commandant du département de Jemmapcs le 5 mai i8i3, mis en non-activité en juin 181 4, commandant les gardes nationales du Finistère en juin 181 5, retraité le ai juillet 181 G, mort à Choisy-le-Roi (Seine) le 37 avril 1886.

'^' Pierre-Raphaël Paillot de Beauregard, né à Saint-Palais (Charente-lnférieure)le 1/1 février 1784, fils d'un avocat, cadet dans le régiment de Noailles-Cavalerie en 1765, lieutenant de dragons di'. Clermont le 16 mai 1708, aide-major le i5 décembre suivant, réformé le 1" janvier 1760 et redevenu heutenant de dragons, capitaine d'infanterie le 31 mai 1760 et de dragons le 39 février 1768, capitaine en second au régiment de Pentliièvre le 9 décembre 1776, lieutenant-colonel de chasseurs et chevalier de Saint-Louis le 8 avril 1779, maréchal de camp le 1" mars 1791, général de division à l'armée des Ardennes le i5 mai 1798, suspendu le 17 octobre 1798, arrêté et emprisonné à Arras le a 0 du même mois, rais en liberté le 1 3 fructidor (39 août 1794), retraité le a3 brumaire an m (i3 novembre 1794), employé à l'armée de l'Ouest le

6 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [.Gaoèt lyoS.]

(lu pén<?ral Kilmaine et au sujet de laquelle il a été mandé par le ministre de la {jiierre '*'. (Analyse, Arcli. de la {jucrre, reg. du Comité de salut public, G, p. 389.) — 9° Le général Saboureax ''', commandant à Calais, rend compte des ressources que celte place devrait renfermer pour soutenir un siège de six mois , et en réclame l'envoi. (Analyse, Arcb. de la guerre, corr. gén.) — 3° Le conmiandant temporaire de Maubcuge ''* envoie un état de l'arsenal de cette place et demande trente pièces de canon. (Analyse, id.) — li° L'adjudant général cbef de bataillon Duverger ''', faisant fonctions de chef d'état-major, écrit du quartier général du camp de la Madeleine pour se plaindre du grand nombre d'officiers généraux employés aux armées et de la manière dont on les choisit. 11 dénonce plusieurs abus de la division de Lille et sollicite le grade de chef de brigade '''. (Analyse, id.) — 5° Thûring de Rhys '"', ex-adjudant général à l'armée du Nord , écrit de Paris qu'il a été déchargé par le tribunal révolutionnaire des griefs qu'on lui reprochait. Il donne l'état de ses services et demande à être employé de nouveau. (Analyse, id.)

i4 friidiilor an m (3i août ivgS), autorisé à prendre sa reiraite fe 1 1 nivôse an tv(i" janvier 1796), relire à Saintes. Le général Pailiot de Beauregard avait l'ail les campagnes d'Allemagne de 1767 à 176a.

''' Le général Kilmaine avait écrit de ('arignan, le 10 juillet 1793, à Sauviac (Orig. aut. , Arcli. adm. de la guerre, dossier Beauregard) : tt Tâchez, au noui de Dieu, de me défaire de ce vieux général Beauregard; c'est un vrai procureur de l'ancien régime, un vil intrigant, qui me met toute la division en désordre. Je ne poux plus faire le bien de la République en servant avec lui. . . Qu'on l'ote d'ici ou qu'on m'en oie; je servirai parloul la pairie avec zèle, mais avec un intrigant qui , joint à cela, ra<lole, jeneréjjondsplusderien ... n — De son coté, le général Beauregard envoya, le ta août 1798, au ministre de la guerre un mémoire contre Kilmaine.

") Cf. t. Il, p. 18.

^' Edouard Luçe, âgé de C3 ans, commandant de la garde nationale de Maubcuge, avait été nonuué commandant temporaire de cette place le 6 août i 798. (Cf. lettre du ait août 1798, Arcli. delà guerre, armée du Nord. ) 11 était chevalier de Saint- Louis et remit sa croix à la municipalité le 18 septembre suivant. (Cf. Foucart et'

Finot, II, 21 4.) — La ville de Maubeuge était alors bloquée sur la rive gauche de la Sambre par les .Autrichiens, et la municipalité, d'accord avec le général Gudin, commandant de la place, prenait les mesures nécessaires pour la défense et renvoyait les bouches inutiles. (Cf Foucart et Finot, 11, 911.)

"1 Alexis-Jean-Henri Duverger, né à Etampes (Seine-et-Oise) le i?i décembre 17.55, gendarme à la compagnie des Anglais le 3 mars 1770, exempt des gardes de la connétablie le 98 avTil 1781, lieutenant en premier des grenadiers du bataillon de garnison de Flandre le 1 4 octobre 1 788 , capitaine dans Royal-Vaisseaux le i5 septembre 1791, adjudant général chef de bataillon le 8 mars 1 798 et chef de brigade le 8 germinal an 11 (98 mars ■.79'')' gcni^ral de hrigajle le 7 avril 1793 , commandant de la Légion d'honneur le i4 juin i8o4, chevalier de Saint-Louis le 3i) août 181 4, prévôt de la cour prévolale de Colmar le 10 janvier 1816. lieutenant général honoraire le 1 G septembre 1S18, mort à Paris le 1 3 janvier 1880.

" Cf. une lettre adressée le même jour au ministre de la guerre par Duverger.

(Arch. de la guerre, armée du Nord.)

(«1 Cf. t. II, p. 91.

f.7 AofiT 179.3.] CORRESPONDANCE MIIJTAIRE 1)1,' COMITE. 7

LE COMITK DR SAI.CT PCBLIC AL MINISTRE DE LA GUERRE BOUCIIOTTK

Paris, ic 17 aoi'it 1798, l'an 11 do la Ri'piiMiquo. LB COMITÉ DE SALIT PUBLIC AU MlMSIliB DE LA 6USRKE.

Nous VOUS faisons passer, citoyen ministre, copie de la lettre «ue nous a écrite le général de division commandant en chef l'armée du Haul-Rhin '^', par laquelle il se plaint de n'avoir reçu aucune réponse aux différentes missives qu'il vous a adressées pour vous demander des secours de tout genre pour celle partie des frontières oià il commande.

Il est bien étonnant que les ordres que vous avez sûrement donnés n'aient pas été exécutés dans vos bureaux. Celle négligent; prouve combien il est essentiel que vous surveilliez les individus qui les composent. Nous vous recommandons instamment cette vigilance pour ne garder que les sujets vraiment attachés à la cause de la Révolution et qui, par leurs actions et par leur civisme, feront connaître leur amour pour la liberté et l'égalité'^'.

Vous voudrez bien aussi nous informer sans délai des mesures que vous aurez prises pour faire parvenir très promplement tout ce qui est nécessaire pour la défense de la frontière du Rhin, nienacc'e par h's tyrans coalisés contre la République française *">.

I^s membres du Comité de salul public chargés de In correspondance,

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