‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 57 sur 191 · I.K GÉNÉRAI. O'MORAN AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

I.K GÉNÉRAI. O'MORAN AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC

Analyse. — Il réclame contre sa deslitulion et sa dc'Ieiition. (Analyse, Xrrli. de la guerre, correspondance générale. )

LE COMITÉ l)K SALUT PUBLIC AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE.

inalysp. — Envoi d'une lettre du commissaire ordonnateur Mahile rejalivf^ à des achats de couvertures pour les troupes '^'.

(Minute, Arrli. nal., A F il 338.)

StUMUR, l6 SKPTKMBRK 1793.

LE GÉNÉRAL ROSSIGNOL AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC

Aa quartier général à Saumur, le t6 septembre 1793. r<in II de la République française une et indivisible.

àvx citotess composant le comité de salut public.

IjCs vrais rt^piiblicains doivent se soutenir poui- déconcerter les projets dos rebelles. J"ai fait tout mon [jossibie pour (pie celte guerre soil Unie, mais les ambitienx ont fait tous leurs efforts pour que la fin en soit retardée; car, d'après l'intention de tous les généraux cpii ont fait la guerre tians le pays, il serait aisé de prouver qu'elle sérail finie demain 1 7 011 (ju'eil»' n'aurait pas passé le ao du mois, si on avait adopté nos plans '''. Le général Menoii ''' vous démontrera , la carte

'" Camot psI présent à la séance du Comité. ((;f. Aiilard, VI, 5ii.) Il écrit un arrêté ordonnant de surseoir à la vente de la lialteric de riiLaine du citoyen Ejjalilé.

" Le G si'ptemijre 1798, le représentant Royer, président du comité de surveillance des marchés, inait envoyé au Comité cette lettre dii citoyen Maliile et , le iT), le (Comité lui avait répondu que le ministre de la (juern' était rliarjjé de prendre les mesures nécessaires.

'" Le même jour il écrivit dans de»

termes analogues à Roiichotte. (Arcli. de la (juerre , armée des Cotes de la Roclielle.)

'*' Jacques-François, haron de Menou, né il Koussay (Indre-et-Loire) le .3 septembre 17.50, lils de René-François, marëclial de camp, volontaire au régiment des carabiniers du comte de Pn)vence le 1" jauïier I7(i6, rang de sous-lieutenant sans appointements le to avril 1768, souslieutenanl d'infanterie dans la légion de Flandn' le la novemlire 1770, sous-lieutenant de dragons le 17 mai i77-t, rang de capitaine au régiment de Lorraine-Dragons le ig mai 1774. employé le 1" mai I778,aide-maréclial des logis dans le corps d'état-major, avec rang de capitaine, le

sur la table , tout le mal qui pouvait en résulter et qui peut en résulter encore , sans l'intrépidité de tous nos soldats , qui se sont glorieusement battus , qui sont déterminés à le faire encore et qui les ont enq)êchés de faire une trouée jusqu'à présent dans l'intérieur. Le général Menou vous donnera d'autres détails. Je vous prie de lier une conversation avec lui. Personne mieux que lui ne peut vous donner des détails plus justes de la Vendée. J'aurais désiré , pour le bien de la République, que ce brave générai fût resté avec moi jusqu'à la fin de cette guerre, qui ne peut durer plus de huit à dix jours. Je ne connais à ce général d'autre tort que d'être né dans une classe privilégiée, mais je dois vous dire ([u'il s'est toujours tiionlré, depuis que je suis dans la Vendée, en vrai républicain '''.

Le général en chef,

Rossignol.

(Orig. , Aich. liai., DXLIl, carloii 3.)

1 3 juin 1783, rang de major le 1" janvier 1784 et de lieutenant-colonel le 2 déceuihrc 17H7, chevalier de Saint-Louis le 9 décembre 1 787, rang de colonel le i G novembre 1788, député de la noblesse du bailliage de Tourainc aux Etats généraux le 29 mars 1789, réformé avec le corps d'état-major le 29 octobre 1790, adjudant général colonel le 1" avril 1791, colonel du I 2' chasseurs à cheval le a i octobre 1791 , maréchal de camp le 8 mal 1792, employé à l'armée du Nord le 16 du même mois, commandant les volontaires nationaux rassemblés à Soissons le 17 juillet 1799, commandant la 17" division mililaire (Paris) du 19 août au 8 septembre 1799, employé à l'armée de réserve le 8 mars 1798, chef d'état-major général le 6 mai 1798, général de division le i.5 mai 1793, mandé à Paris le la septembre 1798, autorisé à prendre sa retraite le 19 septembre 179'i, employé à l'armée des Alpes le 5 mars 1795, commandant la force armée à Amiens le 5 avril 1795, commandant militaire à Lyon le 1 1 mai 1793, commandant la 17" division militaire (Paris) le 90 mai 1796, général en chef de l'armée de l'intérieur le 19 juillet 1796, destitué le 5 octobre i/gS, décrété d'accusation le 2 9 et acquitté le 97 octobre 179.^, réformé le 12 mai 1797, employé à l'année d'Orient le 6 mai 1798, com-

mandant des t''ois provinces d'Alexandrie , Rosette et Bakirch le 22 août 1799, général en chef provisoire de l'armée d'Orient le 1,^) juin 1800, conlirmé le 6 septembre 1 800 , rentré en France en 1 809 , meml)re du Tribunat le 17 mai 1809, administrateur général du Piémont le 1" décembre 1802, membre de la Légion d'honneur le 11 décembre i8o3 et grand ofTicier le i4 juin 1804, commandant général des départements au delà des Alpes le 1 '1 mai 180,5, chevalier de l'ordre de la Couronne de fer le a3 décembre 1807, gouverneur général de la Toscane du 17 mai 1808 au 7 avril 1809, gouverneur de Venise le 98 septembre 1809, autorisé à entrer en France le 93 juillet 1810, mort à la villa (j'orneso, près de Mestre (Italie), le i3 aôûl 1810. Le général Menou avait reçu trois coups de feu à la prise de Saumur le 10 juin 1793, et sept blessures au débarquement d'Alexandrie le 9 juillet 1799.

— Les biographies , notamment le Dictionnaire de» Parlementaire», renferment de nombreuses erreurs sur la carrière militaire de Menou.

!'' Le général Menou arriva eu effet à Paris le 9 1 septembre, à midi, et alla aussitôt présenter au Comité de salut public la lettre de Rossignol. (Cf., à la date du 21 septembre 1798, la lettre de Menou au Comité.)

[i6 SEPT. 1793.1 CORRESPONDANCE MIMTAIRE DU COMITÉ. 153

SARREUnUCK, iG SKPTEMBRK 1793.

LK CKNKRAI. BAI.THAZAR SCHAIIENBIRG AU COMITE DE SALCT PUBLIC.

Au <|uarlier générât ù Saai'bruck, le t6 septembre 1798, l'an i" de la République française une et indivisible.

Le GBIKRAI. DE DIVISION SCHAVeyBiRG, C01IUA\DAyT PROVISOIRE DB L'ARMKg DE LA MOSELLE, AiV CITOÏEUS REPRÉSEtTANTS DV PEUPLE COMPOSANT LE COMITE DE SALVT PUBLIC.

Citoyens représentants ,

J'ai à vous rendre compte que le 1 3 , à huit hewes du soir, j'ai reçu un courrier des représentants du peuple''', qui se trouvaient à Hornbach, quartier général du corps des Vosges, qui était |)orleur d'une deuiande des re|)résentanls (d'a|)rès l'avis du conseil de guerre tenu à cet effet) consislaul à envoyer sur-le-champ trois halaillous pour renforcer ce corps destiné à attaquer, le i 4 à la pointe du jour, le camp de Pirmasens. Celle même lettre portait invitation à ce que je fasse faire une diversion par les avant-|>ostes , depuis Hornbach jusqu'à une lieue audessous de Sarrelibre. Tous les ordres ont été expédiés sur-le-cbainp, n'ayant laissé ici au corps de bataille que trois bataillons et trois escadrons. Le i4, à la pointe du jour, l'avant-garde a attaqué , re|M)us8é les ennemis à plus d'une lieue et demie. Le combat a duré jusqu'à onze heiu-es et a coûté trois cents lionnnes tués aux ennemis. Nous y avons eu deux bonwnes tués et un cheval, et deux perdus dans un marais et dix-huit honuues blessés. Les troupes se sont conduites a\ec une valeur distinguée.

Le poste de Dudweiler s'est poilé à une lieue en avant, ]>ourchas8ant les ennemis. Ce cond>at nous coûte une |)ièce de h , lomljée dans un ravin très profond. Celle chute a été occasiiunu^e par une roue cassée et l'inhabileté des charretiers, (pii ne sont que des enfants. Nous y avons encoi-e perdu un ollicier et trois soldats lues et dix blessés; les ennemis ont perdu à ce cond>at |(assé deux cents hommes. Nos troupes s'y soûl égalemenl bien conduites.

Le poste de Kirhenbach a alUupié à la même heure, a repoussé les ennemis, leur a lue une trentaine d'houunes et n'a eu qu'un chasseur de tué et quelques cavaliers de blessés.

Les troupes aux ordres du général Villioune oui atlacpié conjoinleiuenl avec une sortie de la ville de Sarrelibre. (-es troupes oui tué quelques hussards, brûlé un |)etit luagasin de foin, pris des effets aux ennemis en fuite et ramené huit prisonniers.

l/avant-garde a fait quelques prisonniers et ramené six chevaux, Dudweiler l'-galement ; somme totale , chacun à cette journée a fait son devoir et les ennemis

''' \j^ repn'sontants Ehntiann, Rirliaiid et Soiibrany. (Cf. A. Chuquet, WitÊemhoiiri; , p. tGo.)

iU CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [16 sept. 1798.]

ont essuyé, dans les parcs du prince de Nassau et de la Leyen, une chasse républicaine.

Ce que je vais vous dire , citoyens représentants , du corps des Vosges , vous a(Higei-a autant que moi. Hier, à sej)l heures du soir, est arrivé un délégué des représentants du peuple ]nv.s celle armée, me du'e que la division des Vosges s'était portée , !e 1 4 , h la ])oinle du jour, sur trois colonnes et avec toute la bravoure possible snr le camp <lf Pirmasens, qu'elle avait essuyé pendant douze minutes le feu de quarante canons, qu'elle était au moment de mettre le pied dans les retranchements des ennemis , qu'elle s'était vu enlever une victoire , méritée |)ar la fermeté avec hupieile elle s'était approchée à une portée de fusil des retranchements; mais qu'un dévelopj)ement inattendu de la colonne de droite dans une gorge y avait entraîné les deux autres colonnes , d'où il avait été impossible de les tirer; que la cavaleiie, qui étiiit sur la gauche, se voyant abandonnée, avait suivi le même mouvement; que les troupes étaient renti-ées en déroute au camp de Hoi-nbach, qu'une grande partie des pièces de bataillon était au pouvoir des ennemis , ainsi que quatre pièces de position ; que la pei-le connue en hommes pouvait s'évaluer à 800 hommes, tant tués qu'égarés, que cependant il rentrait encore du monde à chaque instant '''.

J'ai reçu une lettre sonmiaire du général Moreaux; comme elle ne portail aucun détail de ses dispositions , ni de l'affaire , je lui ai i-épondu sm'-le-champ de me faire un rappoit fidèle et signé , afin que je puisse vous l'adi-esser.

Connue la partie d'Hornbach peut se trouver très compromise , je laisse les trois bataillons de suj)plément. J'ai ex])édié les ordres nécessaires pour prendre de la garnison de Thiouvilie une demi-lirigade, de celle de Longwy deux batadlons, et de Sarrelibre un , afin d'avoir six bataillons frais pour remplacer six de ceux qui auront le plus souffert à Hornbadi. Le chef de l'état-major a rangé le mouvement, de manière à ce qu'il ne se trouve aucinie lacune sur ces places frontières. J'ai prié les représentants du peu})le près cette année de requérir le district de Metz pour se porter à Hornbach , afin de pouvoir placer celui de Sarreguemines dans les gorges de Ritche pour lier la droite et la gauche des deux armées d'une manière plus solide encore. Toutes ces mesui'es, citoyens re])résentants, pourront devenir utiles , si les ennemis en donnent le lenq)s. Je me propose d'aller au camp d'Hornbach demain , si les circonstances me le pemiettent.

Ralthasar Schauenbdrg.

(Orig., Arch. de la guerre, armée de la Moselle.)

"' En effet, les Français, au nombre de masens; mais, par ses habiles dispositions,

1 '1,000, sous les ordres tlii (jénéral Mo- le dur de Brunswick les avail repoussés

reaux, avaient, dans la nuit du i3 au el mis en déroute, ((if. A. Chuquel , Wii-

i4 septembre, quitté le camp de Hoin- «eminurg', i6/i.) Les opérations de Srhauen-

bach. lis avaient attaqué, dans la matinée burg avaient empéclié Holienlobe de cou-

du i4, les Prussiens qui occupaient Pir- jm-p la retraite de Moreaux.

[lysBPT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 155

RÉUNION-SDR-OISE (gUISe), i6 SEPTEMBRE 1793. LE GÉNÉRAL BEAURGARD AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC.

Analyse. — II mande qu'il est entre au Cateau, mais qu'il n'a pas osé aller plus loin, n'ayant pas de troupe jKiur assurer sa retraite. Mesui'es prises ])our la levée en masse du département de lAisne. Il s'engage à ])i'éservei' ce dé|iiirtement des inrui-sinns de l'ennemi.

(Orif. , Arcli. de la guerre, armée du \ord.)

LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC AUX REPRESENTANTS ROVÈRE l"^' ET POULTIER '•*'.

Paris, le 17 soplcinbre i7()-'i. l'an n di' la Hi''|)ui)liqup.

IFS «KPnKsBSTiNT.i nv PEVPi.E , vevurkx ne comité de salvt pvBun, avt citoïe:\s

HOYKItK ET POVLTIER, HEPRÉsKyTA\T!i l)V PEiPLE DÀ\S LES DÉPAnTEMEXTS MKRI- DIOUAVT.

Citoyens collègues.

Il importe à la Répul)ii(|iie fie voir miiiliplier les manufactures (l'armes. Votre zèle doit tendre j\ favoriser cet établissement et vos pouvoirs sont sulFisants pour faire sous rautionnemeiit une avance de 90,000 livres.

Le Comité désire qu'il n'y ait pas en ce genre des régies auxquelles trop d'inconvénients sont attachés. Les simples entreprises, en donnant

'" Camol psi présent à la sôanr<> du dii-Rlione Ip i4jiiin 179.3. (Cf. Aulard,

Comilé. (Cf. Aulard, VI, 533.) V, 70).

'*' Stanislas-Joseph-François-Xavipr Ro- •') François-Martin Poullip^ d'Elmoltp,

ïère,né à ISoniiicux (Vauclu.se) Ip iGjuil- ne à Montrcuil-sur-Mer (Pas-de-Calais) le

jet 174s, capitaine rornmandanl des 3t décembre 1753, hénédiclin, député du

gardes-suisses à Avif/non, député de Vau- Nord à la Convention et au Conseil des An-

rluse à l'Assenddée législative ( a l> juillet cions, député du Pas-de-Calais au Conseil

1793) et (les Bourhes-du-Rliône à la Con- des (iinq-Cenls le t>5 (jemiinal au tu

veulion. niendire du f^ouiilé de si'irelé gé- (i4 avril 1799), colonel el coniuiandaiit

nérale, député de Vaurluse au Consi'il des d'armes à Monlreuil-sur-Mer sous l'Km-

Anriens le 9'î vendémiaire an iv (i4 oc- pire, député du Pas-de-Calais le i3 mai

tobre 1793), proscrit après le 18 frucli- 181.Î, proscrit en 1816, mort à Tournai

dor et déporté à la Guyane, mort à .Sin- (f{el(;l<(ue) le 16 février i8a6. Poullier

namary (Guyane) le ti septembre 1798. avait été envoyé dans les Rouches-du-Rliùne

Rovère avait été envoyé dans les Roucbes- le 07 juin 1793. (Cf. Aulard, V, loi.)

ir)G CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [.7 sept. 1798.]

le même résultat, sont plus avantageuses à la République. Vous calculerez toujours ses plus grands intérêts ; vos lumières nous répondent (lue vous choisirez les meilleurs moyens pour la servir utilement.

Les membres du Comité de salut public chargés de la coriiespoisdance,

Carnot.

(Minute si|;. par Carnot, Arcli. nat., AF ii 3C, dossier n° agS.)

LE COMITÉ l)K SVLUT l'UnLIC AUX MEMIiRES DU COMITE DE LA C.UERRE.

Atialpe. — Envoi de pièces relatives au commissaire des guerres Bourgongne, détenu à Forbach par ordre des représentants près l'année de la Moselle'".

(MiiuitP, Arcli. nat., AF II 238.)

5i. PARIS, 17 SEPTEMBRE 179-3.

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