C.-A. PniEcn, Bréard, Carnot, Lindet, Treilhard
J.-F.-B. Delmas, Fourcroy, P.-A. Laloy,
EscHASSÉRiACX, Meblin (de Douai), Charles Cochon, Thuriot.
(Minute aaU de Carnot, Arch. de la guerre, année d'Italie.)
Gènes eut peu de temps après maille à partir avec la France. Le 5 octobre 1798, trois vaisseaux anglais et deux frégates entrèrent dans le port de Gènes et attaquèrent à l'improviste une frégate française , la Modette, dont l'équipage fut en partie massacre. Tilly protesta, le même jour, par la note suivante adressée au secrétaire d'État (Arch. des affaires étrangères, L CLXVII, p. 377) : <rLe chargé d'affaires de la République française apprend qu'il vient de se commettre une atrocité contre ceux de sa nation. Il demande si la république de Gènes continue de vouloir la paix. On commence la guerre avec celle de France en souffrant <|ue les propriété» soient envahies et les Français
égorgés dans son port et sous ses yeux.n L'émotion fut très viie en France. Le 1 3 octobre , Rol)espierre jeune et Ricord adressèrent au sénat de Gènes une protestation contre cette violation du droit des gens et le sommèrent de (ttirer une juste et éclatante vengeance de l'assassinat commis, dans son port et sous ses canons, envers le genre humain, dans la personne des membres de la société française». (Cf. Moniteur, XVIII, 3a8.)
!" Il s'agit sans doute de la lettre des représentants du peuple Philippe Simond et Dumaz, écrite de Chambéry au Comité de salut public le i8 septembre cl lue le ti'i dans la séance de la Convention. ((>!'. Aulard, VI , 56a.)