‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 79 sur 191 · L'ADJUDANT GENERAL CHEF DE BRIGADE LAROCHE AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

L'ADJUDANT GENERAL CHEF DE BRIGADE LAROCHE AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC

Analyse. — 11 mande que tria ville de Bayonne, qui était eu contre-révolution il y a quinze jours , est aujourd'hui une nouvelle Athènes. On s'y dispute l'honneui" de marcher à l'ennemi, on y soulage le pauvTe, on y honore la vieillesse, on y suit la loi , on y respecte les propriétés et on commence à y chérir la liberté. C'est à qui fera des dénonciations utiles, des actions importantes et civiques, enfin, à qui mieux mieux. On n'y trouve plus nu maire perfide, un maire accapareur, monopoleur, agioteur; on n'y trouve plus des sociétés giroucartcs(?), il n'y a plus des conciliabules nocturnes; on ne voit qu'une ville en état de siège et qui n'a besoin, pour se défendre, ([uc des sans-culottes qui y sont. On entend j)arlout ce cri de ralliement : La liberté ou la mort, vive la République, vive la monlafjne!.. Il faudra bien faire reluire ici les jours de l'antique Lacédémone et établir un ban- (juct où tous les sans-culotles se trouveront. . . b

(Orig. aut. , Ai'cli. de I.t guerre, armée des Pyrénées occidenlaies.)

la 13' division militaire ic lo juillet 1799 et de la 16' le 28 du même mois, retraité le 37 août 180.3, rappelé à raclivité le 1 9 mai 1 8 1 â , comiiiandeiir de ia Léj;ion d'iioimeur le 26 août 181 i, commandant le département de la Haute-Loire le 1 a octobre 181 Ji et la 19* division militaire le a 4 janvier 1816, baron le 18 juin 1817, chevalier de Saiut-Louis le ao octobre 189/i, retraité le 12 novembre i8a6, inspecteur extraordinaire dans le 1" arron-

dissement le 8 août i83o, retraité le 11 juin 1889, mort à Bourg-lès-Valence ([)rôme)le 90 avril 1886.

C Jean Oswald , d'origine anglaise , chef du 1" bataillon des piquiers à organisera Paris le i" septembre 1793, chef du l 'r bataillon de Paris, tué à l'affaire de Thouars le i4 septembre 1798.

'^' On trouve aux Archives nationales, DXLII , 3 , une copie de celte même lettre, avec la date du 1" octobre.

[aSsEPT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.

SACMUR, 26 SEPTEMBRE ly.Q'i.

LE GÉjiÉHAL EN CHEF ROSSIGNOL AU COMITE DE SALUT PUBLIC.

Aa quartier général à Saumar, le a5 septembre 1793, l'an II de la République française , une et Indivisible.

ROSSIGNOL, eÉXERAL B.V CHEF, ACX RBPRÉSEXTAfiTS DV PEUPLE COHPOSÀXT le comité de SALVT public de la COMEyTION HATlOyALE.

Citoyens représentants ,

Je vous fais part de mes inquiétudes sur la position de l'armée que je commande. Les rebelles forment un noyau dans le centre du pays, et ils se portent en masse sur la colonne qu'ils jugent h propos d'attaquer. Ils ont d'abord battu l'armée de Mayence '"', puis sont revenus battre celle de Mieszkowski '*'; ils sont pai-venus enfin à mettre tout h fait en déroute l'année d'Angers '■^', commandée par le général Duhoux '*'. Je suis forcé de vous dire avec peine que rien ne pourra

'"' Le jg sepiembre, à Torfou.

W Le iia soplembre, à Saint-Fulgcnl.

(Cf. Chassin, La Vendée patriote , III, 1 10.) — Jcan-Quirin Mipszkowski , ne à Karczcwo (l'olognc) le 3o mars 1744, cavalier dans les ullians de son pays le 1" janvier 1761, entré au service de la France comme volontaire dans la légion de Conflans le 1" janvier 17CC, sous-lieutenant le i"mars 1767, passé aux liussanL> de Conflans le 16 juillet 1776, capitaine de hussards dans les volontaires étrangers de la marine le 1" novembre 1778, chevalier de Saint-Louis le aS juin 1779, capitaine commandant de hussards au corps des volontaires étrangers de Lauzun le i"avril 1780, capitaine commandant aux hussards de Lauzun le 1 1 octobre 1783, chef d'escadron le aà mai 1788, major du régiment du Colonel-général-hussards le I a juillet 1 789 , lieutenant-colonel du 5' hussards le 1" janvier 1791, aide de ramp colonel du général Biron le ag juillet 1 71J2 , maréchal de camp à l'armée du Rhin le 30 sepleinhre 179a, employé à l'armée d'Italie le 27 avril 1798 et à celle des Cotes de la Rochelle le 17 juin suivant , suspendu le 10 octobre 1798, retraité le 7 mai 179.5, mort à Vassy (Haule- .Marne ) le a 7 février 1 8 1 9. Ce général avait

fait les campagnes du Sénégal en 177g et d'Amérique de 1780 à 1783. (Cf aux Arrh. adm. de la guerre un mémoire détaillé envoyé par le général Mieszkowski le 3i octobre 1798, de Vassy, oii il s'était retiré après sa suspension.)

''' Le 1 9 septembre , à Saint-Lambert.

(Cf. Chassin, La Fe(K/*'e pn/i-io/c , III , 89.)

'•' Charles-François Duhoux , né à Nancy le i3 août 1736, fils d'un lieutenant aux gardes du duc de Lorraine, lieutenant aux milices de Lorraine le 1" février 17'iG, lieutenant en second au régiment de Harrois le 18 mars 1747, réformé en I7'i8, cadet du roi de Pologne le a 1 novembre 1749, entré aux volontaires royaux le ai novembre 1753, heutenant le i" décembre 1736, aide-major des volontaires du Dauphiné le 1" janvier 1760, rang de capitaine le 7 mars 1761, chevalier de Saint-Louis le i4 octobn; 1761, capitaine le a3 mars 1768, retiré en 1768, lieutenant-colonel attaché à la légion de Lorraine le i3juillet 1771, puis au corps des dragons le g décembre 1776, maréchal de camp le i"raar8 1791, lieutenant général le 7 septembre 179a , commandant de Lille pendant le siège de celle ville, suspendu le 10 octobre i7ga, acquitté le i5 mars

208 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [aS sept. 1798.]

les empêcher de faire une Irouée , et que , quand ils le voudront , ils se feront un passage. Ainsi, selon moi, je ne vois d'autres moyens, pour terminer celte g-uerre , que de réunir les colonnes les unes avec les autres et de marcher sur deux lignes formidables (sous le même commandement), qui de concert débusqueront les rebelles de leurs repaires, avec toutes les forces que nous pourrons réunir. Une fois dehors de leur territoire , ils perdront moitié de leurs forces. Je ne ci-ois pas pouvoir prendre sur moi d'adopter cette mesure sans y être autorisé par un arrêté de vous. La jalousie, l'ambition dans cette armée est à son comble. Les généraux bien prononcés y sont très rares. Il y en a peu de sans-culottes. Veuillez , je vous prie, nous en envoyer; autrement je ne poiu-rai résister aux intrigues dont je suis entouré.

Le général Ronsin vous fera connaître , pai- la correspondance qu'il emporte '*', tous les désagréments qu'il y a à être dans cette armée , et ii vous convaincra de la , nécessité d'apporter un prompt remède poiu* éviter la crise dont nous sommes menacés, et qu'il est m-gent d'employer tous les moyens pour empêcher que cette guerre ne s'éternise. Je vois avec peine que, de quelque côté que je me touj'ne, je ne suis entouré que d'ai'istocratie , surtout depuis Tours et sur toute la rive droite de la Loire.

Je ne puis vous dissimuler que nous devons regarder les rives de ce fleuve comme un des points les plus importants, en ce que les pays qui les envoisinent sont infectés de principes d'aristocratie et que , si nous devons contraindi-e l'ennemi à faire une trouée , il faut l'obliger de la faire dans les dépai'tements où il trouvera moins de ressom'ces. L'équinoxe doit faire cesser un peu nos inquiétudes sur les rives maritimes, qui sont inaliordables dans ce moment; et, en chassant les brigands du côté de la mer, nous aurons beaucoup moins de risques à couinr et eux moins de ressources dans leui* fuite.

Voilà, citoyens, quelles sont mes i-éilexions sur notre position. Prononcez promptement et mettez-moi à môme de prouver l'entier dévouement que j'ai pour la chose publique.

Le général en chef, Rossignol.

(Orig. , Arcb. de la guerre, armée des Côles de la Rochelle.)

1793 et réintégré le 18 du même mois, employé à l'armée de l'Ouest, démissionnaire le 3o sepleml)re 1798, arrivé à Nancy par ordre du Comité de salut public le a8 brumaire an 11 (18 novembre 1798), amené à Paris et emprisonné à l'Abbaye, autorisé à prendre sa retraite le aS nivôse an m (la janvier 1796), pensionne le )6 germinal (5 avril 1796). Le général Dulioux fut uu des chefs des sections royalistes dans l'insurrection du 1 3 vendémiaire an IV (5 octobre 1795). On perd sa trace à

partir de cette époque. Duboux avait fait les cam))agnesde Flandre en 17460! 1747, de Hanovre de 1 767 à 1 76:s , de Corse en 1 769 et de Pologne en 1771 et 177a. En Vendée il avait été blessé grièvement à l'affaire de Saint-Pierre-de-Cbemillé le 1 1 avril 1798. (') Le général Ronsin allait prendre à Paris le commandement de l'armée révolutionnaire. — Cf. dans Savary, II, 189, une lettre où le représentant Philippeaux dénonce au Comité les généraux Rossignol et Ronsin.

9 5 SEPTEMBRE fJ^S.

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