‹ Correspondance généraleChapitre 114 sur 122 · À ALPHONSE DE GALONNE · texte numérisé non relu

À ALPHONSE DE GALONNE

15 décembre 1859.

La lettre que je vous transmets prouve que Malassis, très troublé par quelque affaire de famille '2), a oublié de me renvoyer le reçu-modèle signé de son nom , mais elle prouve aussi que je lui ai envoyé les billets et que nous avons fait de fargent l'usage convenu. Je viens de lui récrire.

Je viens d'écrire à mon copiste que s'il se sentait trop en retard, il fallait me rapporter au plus vite mon propre manuscrit ^^l J'irai donc vous voir ce soir ou demain.

Encore des vers pour être imprimés en même temps que le Cygne. J'ai encore trois petits poëmes sur le chantier; Dorothée, (beauté de la nature tropicale; idéal de la beauté noire). Une femme sauvage à la foire (sermon adressé à une petite maîtresse qui a des douleurs imaginaires), enfin le Rêve (^la. fortune , ïamour et \à gloire, s'olfrant, pen-

('' Le texte du poëme étant entièrement conforme au texte imprimé en 1860 et le poëme ne présentant d'ailleurs aucun rapport avec la lettre qu'il accompagnait ici, nous avons cru inutile de le reproduire. Le lecteur voudra bien se reporter à notre édition des F LEURS DU M AL, page 4.56.

(^' Voir la lettre précédente, note 9.

(^' Celui de L'Opium.

dant son sommeil, à un homme qui les repousse, et qui dit en se réveillant : si j'avais été éveillé, je n'aurais pas été si sage!)'^'.

Ch. Baudelaire.

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