À ALPHONSE DE GALONNE
[Environ 20 décembre 1859.]
Mon cher ami,
Tout bien considéré, je renonce à la publication des trois poëmes perdus '2;
Mes épreuves, le plus tôt possible. Vous savez que j'aime à méditer quelques heures sur des épreuves.
Tout à vous. Q^^ Baudelaire.
[9, rue des Beaux-Arts.]
Vendredi, 23 décembre 1859.
Cher ami, je dîne ce soir avec M. Guys, qui est venu me trouver pour me dire (très gentiment, ma foi) que pour demain soir Noël, il
(') Un détail pittoresque montrera le cas que Carlos, alias Casimir Derode, faisait de Baudelaire et de ses légitimes réclamations. Au-dessous du texte que nous venons de reproduire, on lit, jetée sur le billet original comme sur un bloc-notes à l'intention de quelque tiers attendu, la question suivante :
«Est-ce ce matin que nous allons à l'hôpital cantonal? et à
quelle heure? r^.^, ,„
^ « Casimir. »
(Communication du D' E. Fatou.)
W Les trois poëmes que nous avons mentionnes au début de la note 2, page 383.
serait heureux de porter des babioles chez des amis.
Donc, je lui paierai sa NoëH^) avec une soixantaine de francs que je puiserai dans votre signature , et que je vous remettrai au Jour de l'An , ou bien que vous reprendrez en Janvier sur un billet Galonné. Je serai, demain 24, chez vous à neuf heures.
Bien à vous. q g
Je ferai en sorte de vous apporter en même temps le paquet de Notices.